Du philo-grotesque par anticipation


 
 
 

Oui, je sais, un polar est un livre. Mais cela peut être aussi un film, une bande dessinée, du théâtre... Bon, le paquet de pages lui convient bien, comme la boyard-maïs le bourbon, l'oeil dilaté le bas résille. C'est un genre sur tous supports, parfois un support trans-genre.

Cela m'amuse de l'isoler des autres livres, comme les bouquins jaunis et cornés d'avoir été trop lus qui sentent la pisse de chatte et le hanneton écrasé. Surtout que j'ai voulu balancer dans le polar métaphysique et loufoque, tu vois le genre, à s'en coincer la mandibule et gicler l'embolie, bref pas dla tarte...

L'envie m'a pris, genre bouée de glouglou panique, alors que je gardais un sale gosse censé être mon fils dans une localité de bord de mer qui a oublié avoir été hantée par Manchette. J’y dévorais sur la plage --quand ce sucré et malin petit diablotin me laissait 4 secondes de liberté-- des passages de l’Anthologie de la subversion carabinée où l’entarteur patenté a la gentillesse de me citer. Pareille activité me permettait de regarder autrement les gros ventres et les veines filasses, tout en formant antipoison à ce sale « politically correct » qui nous chloroforme jour après jour.

Neuf parties composent l’ouvrage et une certaine déraison l’habite, si ce n’est une rage. L’image arrive à la fin.



LG
(2008)

 

Rien à voir