cinema espresso en salle, c'est parti !

Ca y est ! L'Info est-elle comestible ? est sorti le 12 janvier 2011 au Reflet Médicis (rue Champollion, Paris 5e). Sous-titre : "de la société du spectacle aux sociétés des spectateurs-acteurs". C'est peu de dire qu'il vient en plein coeur de l'actualité brûlante pour décrire les crises et mutations profondes en cours.

Il inaugure le "cinéma espresso" (voir la rubrique "films"). Les 5 films longs-métrages vont pouvoir circuler et montrer des exemples extrêmement différents pour traiter de grands thèmes d'actualité. L'info... --même s'il refuse le formatage télévisuel à la M6 (thèse lourdement démontrée, voix d'accompagnement pour donner un seul sens à chaque séquence, musique...) et laisse le spectateur juger librement dans une forme un peu foutraque-- est plus journalistique et aux antipodes du film sur l'Inde par exemple, long et envoûtant poème en images et sons.

Alors merci aux médias qui ont défendu avec passion cette entreprise  nécessitant du courage et que nous commençons à observer ailleurs dans le monde (Inde, Mali, Brésil...). La haute définition numérique autorise en effet des micro-productions avec une exigence de qualité et d'indépendance sur la forme et le fond. C'est, dans certains cas (Inde), quasiment le seul moyen de s'exprimer en dehors des superproductions nationales, du canal télévisuel ou des financements internationaux pour festivals. Tout cela relève d'une volonté de défendre le cinéma, un cinéma avec des aspérités, un cinéma pas lisse, un cinéma vivant !

Merci tout particulièrement à Nicolas Beau de Bakchich Info qui a bien voulu venir débattre avec moi jeudi 13 janvier dans des circonstances très particulières : il avait déposé le bilan la veille. C'est un homme formidable et subtil, un bel esprit généreux.

Merci aussi à Télérama d'avoir assassiné les films en deux lignes : cela les met à l'égal des superproductions et constitue une sorte d'anoblissement !

Maintenant, ils vont pouvoir vivre, circuler. Comme les livres, c'est une petite partie de soi-même qui se promène et cela fait plaisir. Je travaille déjà sur une suite (un documentaire chez les Inuit et une fiction). J'espère aussi que tout cela contribuera à animer intellectuellement une campagne électorale  non répétitive : N'ayons pas peur du monde ! Prenons conscience de notre pouvoir considérable sur le local ! Ouvrons les yeux sur ce qui nous entoure directement ! Ne soyons plus des consommateurs passifs ! Demandons justice et durabilité ! Et faisons-le savoir en échangeant avec tous les villages de la planète (il est des villages partout, même dans les mégalopoles ou les déserts) !

A ceux qui disent "sécurité", répondons "justice". Aux agitateurs de la peur de la mondialisation, opposons le "retour au local", la  reprise en mains de son quotidien, les solidarités proches, la diversification de la diversité, et le "local-global", le dialogue en réseau.

Dans une campagne électorale où on risque de nous ressasser : "sécurité, crise, peur", nous répondrons résolument par un autre regard : "justice, proximité, durabilité" !

Contactez-moi pour toute demande. Allez voir Halte aux voleurs d'avenir ! dans "traces" sur ce site. Secouons l'actualité, faisons passer des idées différentes.




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