Visite à Vigo, images qui mentent, faux débats croupis

Je suis revenu à Jean Vigo par le dessinateur Raoul Cabrol, son ami. Revenons à Vigo (avec l'aide de sa fille passionnée, Luce). A Nice, je cherchais Vigo. Mais, comme partout, personne ne connait l'histoire de sa ville, même à la cinémathèque locale, alors que Vigo avait lancé un ciné-club. Revenir au local : propager la connaissance longue du local et l'inscrire dans un rapport local-global, voilà un combat que je mène depuis longtemps et qu'il faut faire déboucher (SEE).

J'ai peiné pour le suivre à la trace après Manuel de Oliveira (A propos de Vigo en 1983). Voilà son premier logement (repeint) quand il arrive en décembre 1928 près du port chez son amie communarde Janine Champol au 19 bis boulevard de l'Impératrice de Russie, devenu boulevard de Stalingrad (avec une partie boulevard Lech Walesa). Dans ce jeu de piste --prétexte en fait aux dérives, aux songes et à reparler de lui--, il va, s'étant marié avec Lydu Lozinska, avenue Padéri (villa des Deux Frères, quartier du Bas-Fabron) près des studios de la Victorine et sa correspondance indique ensuite : Villa La Muette (sic), Chemin de Fabron.

Tout en suivant ses traces, j'écrivais dès 6 heures du matin Les images mentent ? Manipuler les images ou manipuler le public, synthèse qui m'est réclamée sans cesse depuis 2000. Ce sera une exposition en 40 étapes de diffusion gratuite sur le site www.decryptimages.net. Ce sera un livre. Il est écrit.

Et puis, ça y est, la brochure SEE (socio-ecolo-evolutionists) est imprimée et va être diffusée pour ouvrir un peu les fenêtres mentales et interpeler. Merci aux ami(e)s du Brésil et du Canada qui m'ont poussé avec chaleur. Soutenez et imaginons autant que de l'autre côté de la Méditerranée, quelles que soient les difficultés. Arrêtons le piège des faux débats genre "islam" ou "laïcité". Notre urgence est la "justice" (ascenseur social à rétablir, droit équitable et appliqué pour tous, éthique de l'économie --qui est la base de son efficacité) et la "durabilité" (repenser nos comportements, devenir des consommateurs acteurs, agir sur notre univers visible direct en dialogue avec d'autres sur la planète). Cela fait des années que j'écris à ce sujet. Maintenant, les ficelles sont un peu grosses. Entrons enfin dans le XXIe siècle. Balayons les esprits croupis à droite comme à gauche, les baveux aigris. Parlons des enjeux réels. Une fois de plus ne nous faisons pas voler l'avenir (fauteuiltronik.com/BOOK) et bâtissons une planète juste et durable (SEE dans "lire plurofuturo" sur ce site). Bougeons.

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