Japon : admirons le fatalisme dynamique

Je publie cette image ancienne d'un paysage serein, rapportée du Japon, alors que le tsunami frappe. Le Japon résiste à la dévastation avec pragmatisme, dans un fatalisme dynamique. Voilà ce qui doit nous toucher. 

En tournant mon film La Fabrique des images hybrides, j'ai pu voir la sérénité au moment du passage d'un cyclone. Ce panorama des images au Japon, de Hiroshima à nos jours, va être projeté  à  nouveau, demandez-le par ce site. Il est urgent en effet de comprendre et de rendre hommage à une société très attachante, respectueuse de l'autre, amoureuse de la nature. Cela devrait donner honte à nos médias excités de spectaculaire, avides de larmes et de hurlements en direct, qui courent après une ou un franchouillard hurlant à 400 kilomètres du drame. Leçon de courage et de responsabilité. Cette société esthétique nous montre l'exemple.

Concevoir une planète relative, c'est avoir la modestie de grappiller partout des modèles différents. Voilà le sens de l'écologie culturelle, en diversifiant la diversité, en changeant de valeurs ("lire plurofuturo"/SEE sur ce site  et allez voir www.see-socioecolo.com qui s'ouvre).

Je pense intensément à mes amis japonais et incite à la dignité.

Et maintenant, les angoisses liées à cette peste invisible : le nucléaire (j'ai voulu émigrer en Australie dans les années 1970 où Giscard d'Estaing multipliait les centrales...).

Post Scriptum. Allez voir sur Facebook la page Laurent Gervereau où j'ai publié, en dernier des Mohicans d'une certaine morale du service public télévisé, un article condamnant les conflits d'intérêt quand les présentateurs s'invitent entre eux (il est urgent d'établir un code de déontologie à cet égard) et le n'importe quoi de bateleurs intronisés "historiens" pour des livres-marketing d'anecdotes de seconde main. Nous ne devons jamais nous habituer à l'inadmissible. Il est temps de faire un grand rapport sur les fonctionnements de France Télévisions, de manière à ce que les mots "service public" retrouvent un sens autre que l'appropriation de l'argent collectif par quelques intérêts privés.


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