Avalanche
de réactions depuis mon article dans Le Monde daté 6 septembre 2011
(voir lemonde.fr) sur la nomination de Catherine Pégard à la direction
du château de Versailles. Soutiens enthousiastes concernant la manière
dont on traite les professionnels et aussi la place du savoir et de la
culture dans nos sociétés.
Il faut faire déboucher cela vers une vision positive
du savoir et de la culture, une vision où les professionnels ne sont
pas vus comme des mendiants perpétuels et l'Etat comme un guichet. Une
vision d'avenir pour une société où les citoyens deviennent des
consommateurs acteurs, des spectateurs-acteurs.
La culture
n'est ni honteuse, ni onéreuse, ni inutile. Nous basculons vers des
nécessités inédites et des fonctionnements innovants.
TRILOGIE DE NECESSITES. La culture se fonde sur une défense de la diversité. Elle soutient des industries. Elle fait image.
Sur cette base que je développais jadis dans Le Monde, il faut repartir
du local. Ce sont les activités locales --là où chacun peut intervenir,
dans son univers visible-- qui sont la racine de tous les savoirs et de
toutes les expressions, de toutes les libertés aussi. Alors, le
nouveau rôle de l'Etat est d'aider à faire passer les expressions, de
constituer des pôles d'excellence en réseau pour rationaliser et arrêter les
déperditions, enfin de propager dans le monde matériellement et
virtuellement. CONDUCTEUR D'ENERGIES DU LOCAL AU MONDIAL.
Hisser le local vers le mondial en aidant parallèlement au tri
rétro-futuro: s'ouvrir sur tous les faits culturels, anciens et
récents, les brasser tout en en faisant apprécier les spécificités.
Donner des repères : la culture fait vendre et la culture fait
comprendre aussi. Elle sert la boussole éducative.
Les deux grands impératifs dans notre ère de la relativité et de la guerre mondiale médiatique sont : défense de la diversité d'expressions et mise en valeur de repères. Il faudra peut-être organiser des "CULTURE PRIDE" pour l'affirmer.
N'ayons donc
plus peur. Soyons fiers du savoir et de la création. Dynamisons les
énergies. Sans argent ? En tout cas en pensant la répartition
intelligente d'un argent raréfié mais en faisant appel aux formidables
énergies autour de ces thèmes, dans ce qui peut permettre la conjugaison
des générations. ECHANGES DE GENEROSITES. Réveillons enfin des énergies
qui ne demandent qu'à s'exprimer et sont désespérées de la médiocrité,
du mépris.
Devenons visibles.