L'Islande : expérimentations boréales

Matthias Abhervé surpris par les Islandais en pleine opération "Knowledge is Beautiful". Les signes se répandent sur la planète avec toutes les météos. L'Islande a d'autant plus de sens que ce petit pays isolé s'est sorti avec vaillance et de façon originale de la cameuse crise financière, qui serait plutôt une crise de nos valeurs et, après la crise du communisme d'Etat, celle du capitalisme sans contrôle (dénoncé, par exemple, à travers les positions des "économistes atterrés" ou remis en cause par le "pouvoir latéral" de Jeremy Rifkin). Ils nous envoient ainsi un message local pour notre fonctionnement global.

Cette dimension --comme je l'ai écrit (Le local-global. Changer soi pour changer la planète)-- est devenue fondamentale partout. Elle introduit une nouvelle structure horizontale en réseau, sortant des seuls fonctionnements pyramidaux en place depuis les Néolithiques. Les Egyptiens de l'Antiquité, comme les Mésopotamiens ou les Aztèques, avaient symbolisé la société de leur temps par cette montée au ciel élitiste. Désormais, le symbole de nos réalités serait plutôt ces immensités planes, comme en Islande, qui nous intègrent ou --des artistes le traduiront-ils ?-- un immense filet au-dessus du sol dans lequel nous sommes et qui nous lie aux autres. La solidarité n'est plus une vertu ni un choix, elle est une nécessité. Merci pour ce regard boréal !

 Et merci à l'ami Erro !


← Tous les regards