Musée du Louvre

Pour les historiens, voilà le projet que j'avais déposé le 28 janvier 2013 de manière à proposer des pistes de concertation pour orienter l'avenir du musée du Louvre, en postulant à sa direction.

Propositions de pistes pour un projet d’établissement

Le Louvre,

un musée-monde

pour tous les publics !

Ce texte est une proposition de développement du Musée du Louvre. Il s’agit de pistes qui mériteront d’être confortées en deux temps : d’abord en prenant contact avec tous les intervenants liés à l’établissement, ensuite par une concertation avec la tutelle sur la base d’une liste concrète d’actions pour un plan d’évolution. Ces propositions sont donc indicatives et seront soumises à ce double dialogue, de manière à être réalisées dans l’assentiment collectif.

Le constat

Le Musée du Louvre a évolué de façon considérable depuis une dizaine d’années. Il faut saluer l’action de son directeur, Henri Loyrette, et des équipes en place. Beaucoup de pratiques nouvelles ont été initiées, jusqu’à l’ouverture récente du Louvre-Lens.

Fort de ces impulsions, il est temps d’imaginer, dans la concertation, des pistes pour un musée qui tient une place centrale en France et dans le cercle des grandes institutions internationales. Ce musée, comme l’a écrit J.M.G. Le Clézio, est un « musée-monde ». C’est la seule grande institution encyclopédique française avec son frère scientifique, le Museum national d’histoire naturelle. Voilà des atouts pour aller au-delà du succès touristique, en renforçant son rôle pilote et en l’ouvrant à des pratiques innovantes permettant d’y faire venir de nouveaux publics. Le but n’est pas de bouleverser une institution qui fonctionne bien mais de l’orienter dans la concertation vers des développements nécessaires dans un paysage culturel en profondes transformations.

Fédérer les professionnels et mieux valoriser les savoirs, renforcer l’éducation culturelle

Le Louvre est un trésor exceptionnel de collections, c’est aussi un trésor de savoirs et de compétences. Sa chance en est l’aspect encyclopédique. Il rassemble ainsi des collections précieuses tout en agrégeant des spécialistes divers. A l’époque où tout s’accumule sur écran sans aucun repère, quel lieu peut ainsi redonner de la profondeur de champ dans l’espace et dans le temps ? Ce musée est un vecteur de beauté et un vecteur de connaissances. Il faut fédérer l’équipe de conservation et valoriser leurs savoirs dans un projet culturel fondé sur des repères pour toutes et tous.

C’est au Louvre que toutes les générations et toutes les origines sociales peuvent se retrouver pour comprendre l’émergence des grandes civilisations et les systèmes d’influence. C’est au Louvre que l’on peut saisir la façon dont des conceptions du monde différentes, depuis l’animisme, ont produit des réalisations esthétiques tellement diverses et tellement complémentaires. C’est au Louvre que l’aventure singulière décrite par Edouard Pommier comme l’ « invention de l’art » (apparu dans l’Italie de la Renaissance) se comprend à la fois dans la fascination des œuvres et dans un regard éclairé par la connaissance de sa diffusion en Europe puis dans le monde. C’est au Louvre que nous pouvons croiser histoire des arts, histoire, histoire des religions et des philosophies avec la géographie.

Le Louvre peut ainsi devenir, davantage qu’aujourd’hui, un lieu de démocratisation et d’éducation culturelles. Basé sur le socle de son personnel scientifique, en liaison avec l’Ecole du Louvre et l’INHA, en liaison avec le ministère et d’autres musées ainsi valorisés sur le territoire (en incluant évidemment les DOMTOM), il peut développer des programmes pour tous publics (des scolaires au troisième âge) à la fois sur Internet, sur les chaînes de service public et in situ. Le musée aujourd’hui –je l’avais écrit dans un ouvrage paru aux éditions du CNRS—est un « musedia » un musée-média, dans et avec les médias. Son rôle change et sa fonction sociale va bien au-delà de la simple exposition.

Ainsi, ce musée sera conduit à impulser une visibilité nouvelle sur les expressions plastiques de toutes époques. Ce faisant, il poursuivra une politique active d’acquisitions et de donations complémentaires aux fonds existants, tout en jouant sur une ouverture à diverses formes de la création contemporaine. Lieu pour la recherche, il la valorise et la fédère en permettant la diffusion la plus large de ses résultats.

Mon expérience : Ayant conseillé des musées en France et dans le monde (château de Versailles, Musée d’histoire de France aux Archives nationales, Musée château des ducs de Bretagne à Nantes, camp du Struthof ou de Rivesaltes, musée de la mine de Lewarde, musées sud-africains, musées brésiliens, chinois…) et réfléchi aux évolutions profondes de ces institutions, je puis aider à donner une nouvelle impulsion au Louvre en fédérant les équipes. Ayant créé l’histoire générale de la production visuelle humaine (Histoire du visuel) et dirigé le Dictionnaire mondial des images avec 475 spécialistes du monde entier, je puis impulser un plan d’éducation et de diffusion culturelle. J’ai de plus contribué de longue date aux recherches sur l’art (et les différentes formes de création) de toutes périodes, aussi bien au Musée d’histoire contemporaine, comme au Centre Pompidou, à Neuchâtel et au Musée des Beaux-Arts de Münster ou pour l’année « Utopies et innovations » 2010 sur 16 villes entre France, Suisse et Allemagne, dont je fus commissaire général. Ayant travaillé avec de nombreux artistes contemporains ainsi que de multiples collectionneurs, je puis enfin poursuivre une politique active de complément des collections et de confrontations heuristiques des formes de création.

Un musée-monde et non le monde dans un musée, une passerelle avec toutes les civilisations


Les deux reproches majeurs apportés aux musées sont leur côté mortifère –un embaumement, le musée contre la vie—et le fait d’être des « bunkers de pillards ». Cela a repris une certaine actualité quand des institutions comme le Te Papa Museum en Nouvelle-Zélande ont été créées. Issue de l’ancien musée colonial de Wellington, cette institution s’est voulue encyclopédique mais à travers le regard croisé entre la conception européenne et maorie du monde. Sur beaucoup de continents en effet, la façon dont les musées occidentaux accumulent des pièces de toutes origines dans des présentations semblables au nom d’un « Beau universel » choque. C’est même vu comme une forme de néocolonialisme car –ainsi que le note l’anthropologue Jacques Maquet—tout ce qui est antérieur à la Renaissance ne relève pas de l’art (des pierres taillées aux cathédrales), ni non plus ce qui appartient aux civilisations extra-occidentales. Il s’agit en l’occurrence d’une « esthétisation de l’utile », alors que l’art suppose de créer dans le seul but de la délectation esthétique.

Comment alors parer à cette petite bombe politique à retardement ? En affirmant clairement le Louvre comme un musée-monde, c’est-à-dire un musée dont le but est d’établir des passerelles entre les civilisations. Il n’est pas l’accumulation et la mise sur le même plan de pièces d’époques et de lieux très différents. Il est un moyen de comprendre et de pénétrer des civilisations variées dans le respect de chacune en expliquant le rôle spécifique de chaque pièce. C’est un musée-monde pour la tolérance et la compréhension de l’histoire, pas le monde dans un musée.

Mon expérience : Ayant créé en 1991 l’Association internationale des musées d’histoire que j’ai dirigée pendant 13 ans, j’ai été confronté non seulement au management d’une organisation lourde avec des susceptibilités nationales vives, à la gestion de gros budgets (notamment travers des projets européens comme EUROCLIO), mais aussi à des types d’institutions très variés. Les musées d’histoire ont en effet des collections qui vont de l’art à la vie quotidienne. Ils touchent toutes les civilisations et toutes les époques, ce que nous avons affirmé lors du dernier congrès que j’ai présidé pour cette organisation avant de passer volontairement la main (en 2004 au Brésil) : « Comment organiser un monde multipolaire ? ».



« Traduire l’art » afin d’ouvrir le musée à des publics nouveaux, faire comprendre le rôle des femmes comme la diversité des modes de création


Disons-le, nous connaissons une mutation profonde de toutes les institutions patrimoniales (qui rapprochent d’ailleurs de fait les musées, bibliothèques, médiathèques…), dans une époque où les publics et leurs attentes changent profondément. La civilisation de l’écran est commencée. Les musées scientifiques et les musées d’histoire en ont pris la mesure quand ils se sont aperçu que leurs publics jeunes et moins jeunes n’avaient pas ou plus les repères de base pour appréhender les parcours muséographiques. Les musées d’art savent désormais qu’ils n’attirent pas toute une partie de la société se considérant comme « étrangère » à cette production artistique, parce que les formes sont trop éloignées des médias contemporains et les éléments pour en saisir le sens manquent.

Une peinture religieuse du XVIIe siècle nécessite d’être expliquée désormais, autant qu’un masque Dogon ou un objet égyptien. La rupture culturelle est profonde. C’est une chance pour les musées qui sont incités à inventer. J’avais ainsi monté une exposition au château de Versailles, à l’époque où Jean-Jacques Aillagon le dirigeait, dans la Galerie des Batailles, intitulée La Guerre sans dentelles. Née du constat que le public marchait dans cette galerie sans souvent regarder les grands tableaux, il s’agissait de confronter la photographie de guerre et la peinture de guerre. Le résultat fut très heureux, car le public, intrigué, s’est alors penché sur les deux (peinture et photo). Le film ou la vidéo auraient aussi bien pu atteindre le but assigné, en faisant comprendre, par un média familier, combien ces peintures étaient constituées comme une bande dessinée en une image où le regard individuel suit, dans ces compositions impossibles en photographie, les différentes étapes visuelles de la narration de l’événement.

Il faut ainsi « traduire » l’art, comme il faut expliquer le contexte de création des œuvres exposées. Ainsi les publics comprendront aussi que l’acte créatif, depuis les origines, ne fut pas seulement masculin mais que les femmes y prirent une grande part, et qu’il ne fut pas juste destiné aux couches puissantes mais répandu dans les vies quotidiennes de tous. L’ouverture de la notion d’art à toutes les civilisations et à différentes formes d’expression (« les arts »), déjà mise en œuvre dans les parcours du Louvre, permet de mettre en valeur ces nouveaux modes de compréhension. Il faut parallèlement l’expliquer en inventant des événements, ouvrir de micros-expos dossiers temporaires qui apportent des éclairages ponctuels et rompent les longs déroulés d’œuvres et d’objets, tout en permettant des animations en ligne.

A nouveaux regards, nouveaux publics. C’est en jouant sur la passion historique des Françaises et des Français, en même temps que des initiatives neuves et originales (à destination des banlieues, des handicapés, par des programmes en ligne, des initiatives en partenariat régional…), que le Louvre deviendra familier à de nouveaux publics. Il a des collections d’exception, désormais il importe de développer de nouveaux regards sur ces collections. De plus, en terme scolaire, cela peut en faire un lieu-repère de base fédérateur pour pénétrer tant l’histoire nationale que la diversité des civilisations.

Mon expérience : Je dirige avec la Ligue de l’Enseignement le plus important portail culturel francophone : www.decryptimages.net, dont le Louvre est un des partenaires. Ayant développé de 1978 à 2001 le Musée d’histoire contemporaine, j’ai pu constater la passion pour les grands sujets d’histoire (j’ai ainsi monté la première grande exposition sur la guerre d’Algérie en 1992, sur l’histoire de l’immigration, sur la propagande sous Vichy, Images et Colonies ensuite co-adaptée à Dakar avec mes collègues sénégalais…). Les musées d’histoire attirent ainsi des couches de la population qui ne vont jamais dans les musées d’art. Il est temps, comme je l’avais projeté quand j’ai pris la succession de mon ami Antoine de Baecque à la direction du Musée du Cinéma-Henri Langlois, de généraliser ces pratiques d’ouverture à des publics variés.

Développer l’aspect tête de réseau avec les collectivités locales, utiliser les nouvelles technologies comme outil de valorisation en temps de gestion rigoureuse, ne pas oublier l’impératif écologique


L’offre culturelle in situ et en ligne est considérable, comme jamais elle n’a été. La hausse qualitative patente partout. Mais la visibilité publique en pâtit. Tant d’initiatives n’atteignent pas leurs publics potentiels. C’est désolant et constitue une forme de déperdition d’un argent (généralement public) devenu rare.

La faute ne peut en être imputée aux médias qui ont du mal à vivre et dont les rubriques sont limitées (presse ou télévision). Il importe alors que les structures étatiques servent de relais médiatiques, permettent au public de se repérer, mettent en valeur les initiatives. Cela concerne les DRAC, le Service des musées de France, la RMN et les grands établissements. Le Louvre apparaît encore, même si les grands départements collaborent activement avec les musées de province, trop isolé, ne jouant pas assez son rôle de pilote.

Dans une concertation très large, notamment avec les élus locaux de l’hexagone et des DOM-TOM et avec les professionnels, un portail Internet pourrait aider à donner plus de visibilité aux initiatives, même de très petites institutions, aux collections, à toutes les ressources en ligne. Des partenariats « Label-Louvre » pourraient se multiplier, et pas seulement avec des musées de beaux-arts.

Le Louvre est un producteur d’images et de savoirs en ligne, il peut devenir aussi un portail de valorisation. Cela n’est pas une question lourde en termes financiers, alors qu’elle devient indispensable pour la « visibilité » culturelle au sens large du territoire. Il doit aider davantage encore aux grandes avancées réalisées notamment par le site culture.fr. Enfin, le Louvre doit être exemplaire et innovateur, tête de réseau, concernant l’écologie au musée. Il s’agit d’un impératif matériel comme d’un impératif culturel.

Mon expérience : Ma vie a été consacrée à la constitution et à l’animation de réseaux. J’ai fait partie à Paris, en province et à l’étranger, de nombreux conseils scientifiques. J’ai collaboré avec de nombreuses institutions, comme en 2012 avec le Centre Pompidou-Metz ou le Musée d’art moderne de la ville de Paris. J’ai beaucoup circulé, en France dans le cadre notamment de ma présidence du Conseil français des musées d’histoire et à l’étranger pour le Réseau des musées de l’Europe. Je préside l’Institut des Images comme l’Ecology and Sustainable Development Network à l’ICOM-UNESCO (fondé au Te Papa Museum en Nouvelle-Zélande). Depuis 1999, j’ai créé des portails sur le Net et ai réalisé 7 films longs-métrages. Je dirige le musée international sur l’écologie et, en 2012, ai présidé le colloque « Patrimoine de l’écologie et écologie du patrimoine » avec des représentants de tous les continents.


Travailler avec la tutelle et « faire image » à l’international, porter le local vers le global


Le Louvre, grâce à son prestige et à toutes ses initiatives déjà engagées, a de fait un rôle de modèle. Le Louvre n’est pas un musée comme les autres. Il est le premier musée de France et le plus grand musée généraliste au monde. Il sert ainsi l’image de la France dans le monde : le Louvre est une vitrine qui fait image pour la France tant par ses opérations physiques que par le développement nécessaire de sa production en ligne. Voilà pourquoi sa direction doit travailler en synergie avec sa tutelle, au service des messages que le Président de la République et son gouvernement veulent faire passer. C’est un porte-étendard. C’est un producteur de sens, un producteur de programmes aussi pour la francophonie et au-delà.

Grâce à cette synergie avec les tutelles et en répondant à leurs attentes stratégiques, il jouera ce qui est attendu aujourd’hui de l’Etat et de ses grandes institutions : un rôle de « passeur » du local au global. Ce musée –nous l’avons dit—peut aider à valoriser en réseau les initiatives régionales pour leur donner plus de visibilité. Il peut développer partenariats, labellisations et portail référent en ligne, de manière à sortir de l’émiettement des ressources. Il peut aussi accompagner la politique étrangère du pays et sa volonté de valorisations culturelles.

Le Louvre, musée-monde, est un lieu-passerelle entre les civilisations. Le Louvre n’est pas seulement un musée d’art (d’ailleurs, il conserve des objets de la vie quotidienne antique ou des arts décoratifs), il est un grand musée de civilisations. Par une politique d’accords internationaux sur tous les continents, il peut défendre la vision tolérante et universaliste des Lumières, en liaison avec le Musée du Quai Branly. Il peut faire comprendre les richesses locales de nos territoires tout en s’axant sur les systèmes d’échanges et d’influences entre les civilisations. Son discours, basé sur la beauté esthétique, peut véhiculer l’idée forte d’une évolution collective des créations humaines, dans leurs diversités et leurs sensibilités qui font leur richesse, mais avec des aspirations communes fortes. Ne pas tout mêler comme cela est réalisé brutalement sur nos écrans, expliquer les différences de sens, mais aussi les influences, les parallèles. Cette action a d’autant plus de sens et de nécessité en termes pédagogiques que les enfants de nos classes sont souvent issus de tous les continents : il leur faut des repères. Le Louvre peut montrer l’exemple.

Une telle politique culturelle d’établissement s’établit pas à pas, sans heurt, dans la concertation interne et la valorisation des pôles d’excellence déjà fortement dégagés. Elle se lance avec l’assentiment de la tutelle et en synergie avec la ministre de la Culture et son cabinet. A cet égard, les milieux professionnels français du patrimoine ont beaucoup souffert du manque de relais auprès des tutelles. La nomination d’une ou d’un professionnel du patrimoine qui soit référent serait un signe fort pour toute la profession et le gage d’un travail immédiat avec les personnalités compétentes internes, les réseaux français et internationaux. Cela permettrait de tenir le bon équilibre souhaitable entre la coordination interne et es liaisons externes : une direction qui définit une politique culturelle après concertation avec la tutelle, une direction qui l’applique en coordonnant les services administratifs et financiers avec la nécessité de diffusion, de communication et de commercialisation.

Il ne s’agit pas de bousculer un établissement comme le Louvre, car tout doit se faire dans la confiance en un projet commun et dans la concertation, mais de l’accompagner pour des évolutions nécessaires et profitables à toutes et à tous. Parier sur l’évolution et l’innovation serait un signe fort pour les professionnels comme pour l’opinion publique.

Mon expérience : Mon parcours atypique correspond probablement aux savoirs divers nécessaires aujourd’hui pour faire évoluer un établissement aussi important et complexe que le Louvre : l’habitude de gérer des grandes équipes et de les dynamiser dans des projets communs, une longue connaissance de tous les patrimoines et de leurs réseaux français et étrangers, le montage de très nombreuses expositions d’art et d’histoire, une utilisation depuis 1999 des nouvelles technologies et de leurs possibilités confortée par une pratique personnelle de l’écriture et du cinéma, enfin une réflexion de fond sur les grandes mutations en cours (Vous avez dit musées ? Tout savoir sur la crise culturelle, publié aux éditions du CNRS). Cela a alors probablement du sens que le Louvre m’ait demandé d’ouvrir et de présider en 2007 le colloque des journées professionnelles : Le musée ça fait du bien ? ou que France Inter m’ait invité à parler en direct, au moment de l’ouverture des salles des Arts de l’Islam, des musées du XXIe siècle.


Laurent Gervereau

Janvier 2013


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