Oulalala ! Il s'en passe des choses ! J'avais placé 2013 sous l'angle du réveil et de la générosité. Eh bien, ça bouge dans ce pays déprimé et technocratique qu'est la France.
Nous n'allons de toute façon pas nous laisser chloroformer dans le désespoir.
Bon, alors, qu'est-ce qui bouge ? D'abord, allez sur le plus grand portail d'éducation culturelle francophone : www.decryptimages.net. Vu son succès, il s'ouvre maintenant en version web 2.0 avec une équipe de rédaction augmentée, rajeunie et internationale. Un Réseau décryptimages et une newsletter se mettent en place. L'actualité sera davantage abordée et des ouvertures vers le spectacle vivant et la musique. Avec toujours nos ressources de base exclusives et gratuites en éducation aux images depuis le primaire. Nous allons bouger les conceptions éducatives, en réseau, par la base. La culture des jeunes change profondément, les demandes des éducateurs sont insistantes : agitons-nous en réseaux faisant se croiser les expériences pratiques.
Deuxième date : la Coopcultu s'ouvre sur www.globalmagazine.info. J'ai imaginé cet outil indispensable aujourd'hui avec la complicité de Gilles Luneau et l'équipe de global : signaler et demander de se signaler gratuitement en ligne à tous les acteurs d'initiatives culturelles au sens traditionnel et de l'économie sociale et solidaire, écologique, de la gratuité... Bref, tout ce qui bouge, invente, fait du lien social : cultures de tous, cultures pour tous. Informer, c'est agir. En permettant d'abaisser les barrières des catégories, nous voulons permettre les échanges. Désormais, face aux crises, il nous faut un REVEIL DU LOCAL.
Troisième événement, l'article sur www.see-socioecolo.com (en bas de la home page) : "Hep ! François Hollande, le monde bouge !". Il est temps en effet de stimuler non seulement le Président pour qu'il tombe le masque de sa shadow policy gestionnaire sans perspectives, mais inciter les socialistes et les écologistes à ouvrir d'urgence la boîte à idées. Cet article offre une vision de la planète et du futur claire. Les médias ne peuvent se désoler en effet du manque d'objectifs et d'imagination (rétablir la croissance et réduire le chômage, certes, mais quel type de croissance ? Quelles modalités de travail ? Quelle société ?), tout en relayant toujours les mêmes points de vue éculés depuis 30 ans. Il est temps de bâtir notre environnement socioécologiste dans ce que j'affirme depuis des années : un espace local-global de décisions avec des instances stratifiées ; des choix rétrofuturos, bannissant la notion de progrès et l'idée d'une société idéale, pour intégrer une philosophie de la relativité et la volonté de l'évolution, du mouvement perpétuel. Bougeons nos têtes ! Faîtes circuler !
Quatrième (et non des moindres, car c'est une joie particulière pour moi), voilà enfin la projection en avant-première de mon 7e film long-métrage (voir ci-dessous). Il permet de nous replonger dans ces mouvements du XXe siècle qui voulaient mélanger l'art et la vie en bousculant les normes. Plus que jamais nécessaire, non ? Un antidote à la médiocrité résignée des temps.
Je concluais en 2000 Les Images qui mentent. Histoire du visuel au XXe siècle, publié aux éditions du Seuil, par : Le XXIe siècle sera moral. Prémonitoire ? Il est temps d'ouvrir les yeux, de réinsuffler des idées novatrices dans le débat public (le local-global...) et de donner de l'air avec des personnes neuves, non seulement "propres" mais hors de l'oligarchie visible au pouvoir depuis 30 ans --non représentative de la société-- et de la panne technocratique.
C'est du lourd (des mois ou des années de préparation). Faites circuler ces 4 informations ! Faites savoir !
Première projection du film le mercredi 17 avril à 18h30 à la Bibliothèque nationale de France :
Politically InKorect !
Noël Arnaud
et Dada, Jarry, Picasso, Jorn, Duchamp, Debord, Vian, l'Oulipo...
Un film (1h10) de Laurent Gervereau avec la complicité de Jean-Hugues Berrou et Emmanuel Chirache
Histoire d'un invisible : voilà le chaînon manquant --et longtemps caché-- entre Dada et les situationnistes ou Fluxus, en passant par le surréalisme clandestin pendant la guerre et Cobra. Il s'agit du seul film où cet homme secret parle de son parcours incroyable, à la fois acteur et passeur des avant-gardes, ayant côtoyé tous les personnages essentiels cherchant à changer la vie, à sortir des frontières de la peinture de chevalet, bousculant la littérature. Entre jazz, dérives, toiles provocations, fêtes-happenings, rires et absurde, une existence-oeuvre d'art totale.
Y sont notamment insérés : le manuscrit original de Liberté de Paul Eluard; un entretien inédit de Constant sur Cobra et les débuts de l'Internationale situationniste avec New Babylon; des extraits sonores de la conférence de Guy Debord et Noël Arnaud en 1957.