Je vais vous raconter une histoire bizarre qui ne cesse de m'amuser.
Comme d'autres, j'ai dû entrer dans la résistance et la clandestinité, défendant toujours ce que j'estime être la qualité scientifique et de création ("Résistance des savoirs" avec notamment l'émission [decryptcult]). Un principe : ne jamais rien céder à la médiocrité ambiante et à la veulerie --qui salissent ; ne jamais se résoudre à l'absurde et à l'inacceptable.
Cela se fait avec des réseaux souterrains. J'ai poussé l'exercice jusqu'à l'aspect le plus minimal. En inventant, depuis mon atelier en sud-Corrèze à Hautefage, les Rencontres-Promenades "Histoires de passages..." J'y ai développé quelques principes qui me sont chers et ce fut très sympathique, sans chercher à communiquer hors du niveau local.
Mais ne vlati pas que le 7 août le magazine national Marianne fait
un dossier en "une" sur le réveil des villages de France. Et
qu'Argentat sur Dordogne est l'exemple de base avec 6 pages (et la repro
de l'affiche de Cabu pour les Rencontres-Promenades). Le microscopique
devient le signifiant car la qualité est là, la liberté, la mobilité.
Chacune et chacun, partout, devient le centre du monde, le centre du
"faire" possible dans les sociétés des spectateurs-acteurs. Inversion :
les campagnes perdues innovantes inspirent les micro-quartiers des
villes à totalement repenser.
C'est ce qu'exprime ce petit
logo des multiterriennes et des multiterriens (les "MULTI"), qui
défendent biodiversité et culturodiversité, le local-global et le
rétrofuturo sur une planète occupée depuis l'origine de mutations et de migrations. Bref, plein de notions que je promeus depuis des années et
qui émergent aujourd'hui. Un singulier-pluriel, du micro-macro montrant
que nulle part est partout. Cela fait plaisir. Il a fallu que j'aille
dans mon Guernesey pour que se confirment mes pressentiments... J'y suis
bien.