Le 19 janvier 2016, cela fera 60 ans qu'aura survécu l'infâme bouillie née par césarienne nommée Laurent Gervereau. C'est une satisfaction d'être parvenu jusque là en n'ayant pas trop de regrets avec une vie très riche de rencontres et d'inventions diverses. Oui, je peux sereinement me regarder dans la glace, pas parce que je serais un bellâtre atteint de jeunisme, mais parce que ma vie correspond aux grandes attentes que j'avais. Je fête donc cette persévérance avec la publication de livres, le rassemblement de proches et une vision plus que jamais relative (la mort de Cabu ne cesse de me hanter, mais aussi tant d'autres en souffrance ou disparus). Loin de me terrasser, c'est une leçon de vie, de volonté, de résistance culturelle. Je me sens plurofuturo et il est inadmissible de se laisser voler le présent et le futur par l'obscurantisme et la haine. Voilà ci-dessous le petit texte qui apparaîtra dans la rubrique "spectacle" de ce site avec quelques photos de l'état des dégâts de mon apparence physique.
Moi aussi, je suis humain
Mon projet ? Il n'est pas très différent de celui de Lao Tseu ou de Montaigne : en analysant la situation des humains dans leur environnement, tâcher de faire des choix éclairés et évolutifs plutôt que de subir dans l'esclavage mental et matériel. D'ailleurs, nous devrions être toutes et tous des Lao Tseu ou des Montaigne, des Epicure ou des bouddhistes du Petit Véhicule, car leur propos --notre situation singulière-plurielle-- est au coeur de l'histoire planétaire, du moins celle du passage des humains.
Bref, j'ai voulu réaliser par différents moyens (ma vie comme mes livres, mes films, mes créations plastiques, l'invention d'actions de groupes...) de la philosophie en actes au temps de la multiplication industrielle des images, du local-global et de l'écologie matérielle et culturelle, donc de la relativité. La mesure est celle de l'efficience individuelle et collective : soi comme cobaye, nous comme symptôme.