Les jolies couleurs des collabos
En contemplant à Vienne l'incomparable collection d'armures de la Hofburg, je songe aux multiples niveaux de regards dans une exposition. Peu après, à Paris, je suis sidéré à rebours par la légèreté initiale dans la présentation des vues de Zucca (travaillant sous l'occupation en France pour le magazine allemand Signal). J'aurais aimé défendre la liberté de tout montrer (ce que je pense nécessaire), le refus des visions trop directives pour laisser le spectateur juger par lui-même, la liberté esthétique... Mais là, j'accepte finalement d'intervenir (à la radio, sur France Inter) et sanctionne comme les autres : trop c'est trop et il faut vraiment décoder ce joli Paris insouciant. Tous les photographes ne furent pas Zucca, n'en déplaisent aux héritiers. Heureusement.

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