J'ai marché pour revoir Orlan. Jadis déjà, j'allais lui parler à l'école des Beaux-Arts (en 1995 au moment du colloque Où va l'histoire de l'art contemporain ?), alors qu'elle était délaissée dans un coin comme un phénomène bizarre. Je ne suis pourtant pas un fanatique de l'automutilation, ni de la transformation chirurgicale (trop douloureusement subie jadis). Mais je ne me suis déplacé que pour elle, alors que tout le Saint-Germain bruissait de gros replets aveugles et de jeunes greluches plus hautes que hautes. Son travail sur l'hybridation m'intéresse profondément. Je la vois comme un personnage de "transplanet". J'aimerais la faire figurer dans le film Regarder ailleurs. Nous ne nous sommes rien dit. J'irai la visiter.