Cela fait des semaines qu\'on me titille sur une question de jaune phosphorescent pour automobilistes. Je ne conduis pas. Mais d\'autres le font et les questions posées ont largement élargi le champ de la bagnole.
Alors ne nous défilons plus. Ce président intelligent qui concentre les regards et les haines a fait bien sûr de grosses erreurs tactiques en laissant supposer qu\'il méprisait le peuple de façon arrogante en travaillant pour les plus riches. Et il l\'a fait sans afficher de buts. Ils sont simples pourtant aujourd\'hui sur cette planète : justice et durabilité. Ces deux objectifs peuvent mobiliser partout en étant concrets et compréhensibles. C\'est à leur aune que tout doit se structurer. J\'avais d\'ailleurs animé jadis le club de réflexion international SEE (Socio-Ecolo-Evolutionnists).
Ce président a tout réalisé à l\'envers.
Quand on veut faire comprendre le local-global, notre réalité stratifiée du local au global, on commence par retourner au local, on part du local. C\'est ce qui importe d\'abord : la revivification du local, villages comme micro-quartiers des villes, notre réalité "directement visible", celle sur laquelle nous pouvons peser et qui fait notre vie sociale. Alors nous comprenons aussi qu\'elle dépend de grands enjeux globaux où la structuration collective se fait attendre : le climat ou les pollutions ou les destructions culturelles ignorent les frontières.
Macron a fait du macro en ignorant le micro. Il faut renverser la vapeur et retourner au local, faire d\'abord du micro et le lier au macro. C\'est une révolution mentale et matérielle. Je ne résiste pas à cette boutade : passons du Macron au Micron et combinons les deux !