Une vision diurne...
Désormais, chacune ou chacun d'entre nous devient Atlas : condamné-e à porter, non pas le monde ou la sphère céleste, mais plus simplement le globe terrestre. Nous devenons des humains-Terre, liés plus que jamais à notre planète, dont nous avons collectivement accéléré les évolutions et les périls. Nous portons une responsabilité collective, qui devient de facto individuelle aussi.
Notre figure mythologique serait ainsi Atlas, quand beaucoup nous voient comme des petits savants fous avec la déraison de la raison.
Moi, je nous pense plutôt comme des figures-balances, avec nos bras dépliés, sorte d'oiseaux mazoutés, en roulis perpétuel entre l'ici et l'ailleurs, la folie et la sagesse, la technique et le simple. Proies aimantées par les extrêmes. La philosophie de la relativité trouve là son emblème précaire : les humains dans leur environnement, aventuriers de la vie, ne cessent de balancer, en déséquilibre permanent.
La recherche expérimentale du choix éclairé est notre seule aiguille.