RESISTANCE CULTURELLE, RESISTANCE DES SAVOIRS
Des informations nous parviennent et des directives pour fermer tous les "lieux non indispensables". Le sous-entendu est que les lieux de culture et d'éducation ne sont pas indispensables. La formulation est maladroite mais significative.
Je l'écris depuis des années, nous avançons vers des sociétés de la norme dans un grand hôpital planétaire. Au nom du "Bien", chacune et chacun est pisté et régulé et mis sous anesthésie. C'est très dangereux et liberticide.
Loin de moi l'idée de juger de la matérialité de la pandémie actuelle et d'ailleurs je respecterai les consignes individuellement et pour la vie collective. Mais il faut aussi réagir dans ce cadre et appeler à une Résistance culturelle et une Résistance des savoirs.
Si nous ne pouvons plus accueillir de personnes et faire des événements, utilisons les moyens vidéos à notre disposition, multiplions les propositions en ligne. Certes, ce triomphe du virtuel sur le réel nécessitera de toujours rappeler le côté tangible et irremplaçable de la situation vécue réellement et du caractère unique des objets (dont les livres). Mais c'est le moyen de continuer à diffuser cultures et savoirs, à ne pas se laisser confiner dans le menu hôpital avec quelques pas journaliers sous camisole chimique et visuelle.
Profitons-en pour multiplier les propositions et l'imagination ! Créons ces médias intermédiaires qui manquent tant ! Oui faisons de la Résistance culturelle et de la Résistance des savoirs !
(dessin de Gg, Larmes végétales, coll. Nuage Vert - musée mobile Vallée de la Dordogne)