Etre Terriste, c'est quoi ? Pas être "terroriste", ça c'est sûr....
Etre Terrienne et Terrien, c'est habiter sur la planète Terre. Etre Terriste, c'est défendre cette planète dans toutes ses richesses et diversités, sur une Terre où les humains sont un des éléments de l'environnement global. Etre terriste, c'est probablement alors d'abord la prise de conscience de notre réalité locale-globale et de la relativité des situations.
Etre terriste ou "TERRIST" (car toutes les langues peuvent décliner le terme), c'est vouloir agir de façon singulière-plurielle pour défendre notre planète commune unique dans sa biodiversité et sa culturodiversité. Etre terriste, c'est partir du local (le "directement visible") pour s'occuper en réseau d'un global qui s'impose partout (climat ou pollutions ou pandémies ou migrations ignorent les frontières). C'est donc la constatation d'une convergence globale des intérêts dans la diversité locale des solutions.
Voilà pourquoi l'originalité du mouvement "TERRIST" est d'être une non-organisation. Sans chef-fe et sans structure. Mais destinée à rassembler largement des millions de personnes conniventes et amicales dans leurs variantes solidaires pour un but commun. Et des signes de ralliement se disséminent : une bannière (voir photo jointe) ; une carte d'adhésion volontaire avec quelques principes (qui peuvent évoluer) ; un petit site Internet artisanal : terrist.com ; une monnaie non-financière, Unité de Valeur Universelle (UVU), permettant à chacune et chacun de coter les biens ou les actions, c'est-à-dire de faire une relecture constante.
Tout le monde peut se dire
"TERRIST". A condition cependant de promouvoir des principes simples.
Etre terriste, c'est chercher à peser pour la préservation dans l'évolution, c'est
refuser la notion absurde de "progrès" pour faire des choix
rétro-futuro, combinant un conservatisme sélectionné et l'innovation dans le
mouvement. C'est saisir la nécessité de "limites dynamiques", où le
"Bien" et la technologie ne sont pas des valeurs assurées mais des
expériences à évaluer, où des arrêts, des refus, permettent aussi une vie
considérée comme harmonieuse avec l'environnement. Etre terriste, c'est ainsi
agir dans une philosophie de la relativité, acceptant des croyances diverses et
des conceptions de vie variées sur la base d'un Pacte commun évolutif. Etre
terriste, c'est affirmer la nécessité d'éducation et d'expérimentation à tout
âge dans le respect de savoirs questionnés. Etre terriste, c'est appréhender un
réel stratifié entre l'ici et l'ailleurs (le local, le régional, le national,
le continental et le terrestre).
Ainsi, être "TERRIST", ce n'est pas être humaniste ou naturophile, mais c'est dépasser cela pour vivre la relativité environnementale dans son ensemble. Etre terriste, c'est appréhender le poids des actions humaines depuis le basculement des XIXe et XXe siècles avec l'industrialisation et l'augmentation démographique : l'ère de la MASSIFICATION HUMAINE (explosion démographique et multiplications industrielles). Etre terriste, c'est de ce fait choisir chacune et chacun son chemin ici, sans oublier nos interdépendances et nos responsabilités personnelles et collectives lourdes. Etre terriste, c'est devenir des Terriennes et des Terriens conscient-e-s, déterminé-e-s, imaginatives/tifs, voulant lutter contre les destructions et les uniformisations pour poursuivre l'aventure d'une planète unique dans sa diversité.
Voilà en tout cas des propositions claires et rationnelles pour organiser les actions humaines préservant nature et cultures dans le mouvement. Aux humains d'aujourd'hui de nous prouver que leurs destructions de l'environnement, leurs accumulations financières pour quelques-uns, leurs guerres, leurs génocides culturels à force de matraquage commercial standardisé, leurs pensées uniques imposées par la force et la censure et la répétition, ont d’autres perspectives que funestes ! La charge de la preuve a changé de camp. Nous demandons des comptes. Nous sommes les pragmatiques ici et maintenant. Nous voulons une autre organisation des actions humaines dans une prise de conscience planétaire. Allons-nous continuer ainsi ?