LES HURLUBERLU(E)S
D'abord, à l'heure où on ne cesse de parler de choses "virales", il serait intéressant d'analyser les processus de viralité, tant du point de vue des contenus que des moyens d'obtenir la viralité et des vecteurs. Probablement des textes n'ont aucune chance d'intéresser au-delà d'un cercle acquis, hormis achats de publicité et encore. Ce sont les vecteurs et la forme aussi qui importent : un slogan simple et provocateur à travers des images accrocheuses qui bougent.
Bref, ce texte ne retient rien des critères et n'est sûrement pas sur le bon vecteur...
Il est pourtant destiné à essayer de comprendre comment nous sommes privés par des médias quasi unanimement propagandistes de débat réel concernant ces mesures inédites dans l'Histoire liées au virus. La bunkérisation médiatique n'est pas neuve. Pourtant la transformation profonde d'une société du spectacle en une société des spectateurs-acteurs a des conséquences sur notre ubiquité et la circulation de ce que l'on considère comme de l'information. Cela devrait ouvrir des réflexions sur l'information minoritaire, qui permettraient de comprendre pourquoi il existe tant de replis sur soi et de défiance. Mais il semble que toute critique soit passée sous silence ou diabolisée comme complotiste.
Car voilà ce qui est nouveau : l'utilisation de termes visant à priori à salir celles et ceux qui ne pensent pas comme vous. Dans un monde de slogans criés par les avocats sans vergogne, il faut déconsidérer plutôt que de contester l'argumentaire. Ainsi aujourd'hui il est strictement impossible en France de critiquer l'ordre sanitaire en marche et le lobby médical sans se faire traiter d'hurluberlus, de sectaires, de complotistes, de négationnistes... Négationnistes, c'est hallucinant !... Et, dans les reportages, on sort quelques illuminé(e)s et suppôts néo-nazis de Trump ou Bolsonaro.
Je le répète, la seule personne un peu cohérente, qui ait eu un peu de visibilité très temporaire sans être sali, est André Comte-Sponville. Sinon, jour et nuit les mêmes arguments sont assénés sans comprendre que tout cela tient d'une propagande massive. Mais ouvrons les yeux ! Avons-nous déjà vécu pareille chose ? Les Suédois sont-ils irresponsables ? Et d'autres ?
Et je dois préciser, pour éviter toute équivoque (ce qui en dit long sur la situation actuelle), que si je suis contre cette mascarade généralisée, je porte le masque en suivant les dispositions légales.
Il est temps vraiment de raison reprendre et de se poser des questions de fond. Nuage Vert a organisé dès la sortie du confinement une exposition et un livre ("MONTRER L'INVISIBLE. Ca ressemble à quoi un virus ?") destinés à donner la profondeur de l'Histoire et des réflexions diverses. Est-ce normal que l'information minoritaire (ces nouvelles en petit nombre répétées en boucle massivement) n'aient pas signalé cette initiative ? Non. c'est même le signe d'un dysfonctionnement grave.
Il n'y a pas que des allumé(e)s, des néo-nazis ou des terroristes qui pensent que nous sommes sur une pente dangereuse anti-démocratique. Le procès des attentats à Charlie Hebdo vient rappeler les périls qui gagnent. La fracturation des sociétés en autant de groupes antagonistes fait peur. L'insécurité elle est là en fait : dans la marmite dangereuse des haines qui s'accumulent. Le virus constitue un point d'orgue du bâillonnement à l'oeuvre.
Il est donc raisonnable de discuter au sujet des sociétés du contrôle et du grand hôpital planétaire en marche que je décrivais déjà il y a des années. Et, dussé-je être totalement seul, je persiste à affirmer que les buts terristes de biodiversité et de culturodiversité induisent une lutte pour la liberté de comportements et d'expressions qui nécessite d'ouvrir vraiment des débats sur ce qui est imposé aujourd'hui.