RURAL POWER

RURAL POWER


Il se passe des choses bizarres... Un exode urbain s'opère. Certes pas massif. Et qui laisse les plus pauvres dans des concentrations de populations agglutinées. Mais, COVID aidant et prise de conscience des pollutions, la campagne commence à avoir la cote, du moins certaines campagnes.

Il serait stupide d'envisager les choses dans le cadre d'un combat ville-campagne, quand les villes sont souvent des agrégats de micro-quartiers, de petits villages, d'ambiances psycho-géographiques très diverses et doivent refonder leur rapport au naturel. Dans le même temps, les campagnes se révèlent aussi extrêmement variées pour des raisons climatiques, géographiques, de pollutions ou d'exploitations industrielles des sols. Campagnes et villes sont alors de fait solidaires nécessairement face aux pollutions et aux dérèglements climatiques. C'est hors-frontières. C'est également la raison pour laquelle des relations de respect mutuel sont nécessaires face aux périls communs.

En revanche, l'idée du "progrès" et de l'activisme lié aux villes a vécu, quand la RENATURATION DE LA VIE QUOTIDIENNE devient partout un impératif vital et un lien environnemental central. Voici pourquoi avec amusement quelques-unes et uns parlent de RURAL POWER, de l'attirance pour le monde végétal et un air différent, dans une inversion des priorités.

Tâchons d'éviter que cette vogue se fasse de façon grotesque avec une sanctification de la flore et de la faune. Plus que jamais, partout, c'est un tri rétro-futuro qui doit s'opérer en choisissant ce qu'on veut garder et là où il faut innover, aussi bien dans l'environnement que dans les habitudes culturelles au sens large.

En tout cas, les priorités bougent et vont bouger. Cela va bien au-delà de toutes les péroraisons électorales actuelles.


(l'image est de Valérie Debure / Nous travaillons ensemble, qui a offert le dessin original à Nuage Vert)

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