Fourier à la plage

L'année dernière, incubant et récupérant d'une naissance, je lisais, atone, "Les milieux libres" à la plage, en emplissant aussi des nuits de coton fébrile sans sommeil. Ce fut prémonitoire. Depuis, je retrouve à travers la manifestation "Utopies et innovations" (2010), dont j'ai accepté le commissariat général sur l'axe Rhin-Rhône, Fourier, Proudhon, et tout un mouvement coopératif visant à "inventer la société". Ce sera une rude tâche, mais passionnante, permettant de croiser des amis beaux esprits en France et en Suisse, réveillant des utopies locales concrètes que le rapport local-global vient nourrir à l'heure des "développements diversifiés". Réinspirer un peu le XXIe siècle en enjambant les échecs sanglants du XXe.

Alors, quand d'autres partent se mettre au vert ou au sable, je relis Proudhon et sa mutuellisation, tout en travaillant au choc des images entre peintures de batailles à Versailles et photographie, et en attendant qu'enfin le site dédié à la documentation et au patrimoine culturel d'AgroParisTech (avec le Musée du Vivant, vision pluridisciplinaire et critique sur l'écologie) s'ouvre. Ouf, mon histoire mondiale des images est partie chez l'imprimeur. En avant pour des utopies concrètes... avant Fourier à la plage.

 

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