malaises : Betancourt show et hystérie monastique

Comment oser parler à contre-courant ? Inaudible face aux bonnes consciences --qui penseront le contraire dans 6 mois. J'ai déjà écrit il y a des semaines, ici même, contre la "photogénie des otages". Le show Betancourt récent écoeure et laisse dubitatif. De même en est-il pour nos pleureurs des droits de l'homme, amoureux de la théocratie des moines et ignorants de la Chine en mouvement d'aujourd'hui. Spécialistes du marketing émotionnel, de la pensée congelée. Abolissons donc la pensée réflexe !

Alerte emballement ! Stop, prenons le temps de réfléchir, de sortir des rabâchages, des fausses évidences. Pas sur la complexité (tout est complexe, même les droits de l'homme) mais la complétude. Nous avançons sans tête. Entendre les arguments divergents.

A feuilleter pourtant de jeunes dessinateurs chinois, on découvre l'incroyable aspiration à s'ouvrir vers l'extérieur. La vitalité créatrice hybride également du "manhua", entre peinture traditionnelle et numérique. La précarité aussi de ce grand pays composite où un Pékinois ne comprend pas un Cantonais, où on détruit aussi vite qu'on bâtit. Le danger planétaire enfin d'une explosion éventuelle, désorganisant l'économie et jetant des millions d'émigrés sur les routes et les mers.

Alors, j'aime les Miaos et veut leur préservation mais souhaite, pour ce faire, une Chine ouverte, parlant d'écologie, corrigeant ses catastrophes naturelles, ou industrielles, ou humaines.

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