cercles entre JO et musique
Il faut organiser des passages dans sa vie, peut-être moins dramatiquement qu'Aragon ou Walter Benjamin. Je reviens du cercle mégalithique d'Almendres au Portugal et tombe dans un 12e arrondissement parisien désert sur une réunion d'amis autour de Pierre Henry pour le dernier de ses concerts chez lui. Ce fut délicieux et pathétique. Quelle belle idée pour ce monsieur fatigué de recevoir dans sa maison-oeuvre, couverte de compositions. Elles ne sont ni d'avant ni d'arrière-garde, elles forment un tout, une grotte d'époque qui me rappelle Royan et Schaeffer, l'ORTF, avec un travail où il flirte avec des appétits sonores divers. Cercle de complicité de vieux baba cools et de jeunes étudiants à l'heure où les JO tentent d'unifier le monde des images collectives et qu'une guerre Russie-Géorgie semble si pathétiquement ringarde. Voilà une nouvelle version de ce que je souhaite, un antidote à toutes les normalisations : l'interprétation (pour le Daily Bul en Belgique) du petit signe "je suis pluriel". Alors, partons vers d'autres cercles, pas fermés, imbriqués.

← Tous les regards