Erro offre à ma compagne sa sérigraphie de Picsou 2002 ("Hara-Kiri de la banque de Tokyo"). Quel à-propos. C'est toujours un immense plaisir de le retrouver pour une soirée. Je l'ai défendu vers 1980 alors que la figuration narrative était au plus bas, ringardisée comme peinture et peinture politique de plus. Erro s'en foutait heureusement et a continué un travail très important sur notre monde visuel. Aujourd'hui, il est sollicité de toute part. Mais fidèle à quelques personnes comme Gunnar Kvaran à Oslo et Danielle, qui vient d'achever chez Hazan un très bel ouvrage biographique. Une de ses oeuvres va faire la couverture de "Quelle est la place des images en histoire ?" (bilan chez Nouveau monde), comme j'avais choisi un tableau de lui pour l'article "art" du Dictionnaire mondial des images. Périodiquement, il faut se replonger en Erro, l'artiste essentiel et ce sacré bonhomme généreux, avec AAA (admiration, amitié, affection).