A la demande générale, l'analyse parue dans Le Nouvel économiste du 30 octobre 2008, ou comment la crise financière pousse à oser publier des pensées différentes :
Pendant des siècles, des croyances successives ont voulu figer l’humanité dans un système clos, arrêté, prosélyte. Pourtant, nos sociétés sont hybrides. Les identités de chacun sont imbriquées. Il importe d’en tirer les conséquences en entrant dans une philosophie de la relativité, c’est-à-dire en concevant un devenir commun à cette planète, mais avec une infinité de modes de vie et de pensées : écologie culturelle. Cela signe le retour du local, des individus en réseau, fédérés, du global-éclaté, du politique au sens du choix de vie, et des savoirs.
La nouvelle organisation planétaire peut résulter de deux mouvements en apparence opposés : des périls obligeant à une gouvernance commune, à un pacte terrien évolutif ; le retour vers le local, les micro-marchés. Voilà bien d’ailleurs la dimension inédite d’Internet : surgissement d’un forum planétaire et mise en évidence de l’hyper-local pour tous. Cela signe la crise des intermédiaires avec une mise en cause des systèmes d’information, incitant non seulement à des échanges équitables mais aussi à des éthiques d’entreprises.
Alors, contre la double erreur d’une vision standardisée de l’économie globale pour toute la planète dans une hyper-consommation suicidaire et celle de la décroissance, il existe une autre vision pragmatique : des croissances diversifiées pour des modes de vie variés. Voulons-nous vivre à Paris, comme à Rambouillet, à Sidney comme à Dakar ? Pour réinventer le futur, la diversité devient un concept à inventer.