A-t-on le droit... ?

Je m'interromps dans le tournage d'un long métrage (passionnant mais en un temps record) sur la fabrique de l'info pour bouillir en direct.

A-t-on le droit de considérer Michael Jackson, le jour de sa mort, davantage comme un phénomène de foire (un "freak") que comme un personnage important de la musique pop ? Entendre à la radio de bon matin qu'il est le plus grand : vraiment n'importe quoi. Il n'a rien composé, n'a rien inventé. Sa musique est aussi répétitive et formatée que toute la vague soul ou disco (cela peut durer des heures...) Merci Quincy Jones.

Ce pauvre garçon, à la vie sûrement malheureuse, a été balloté entre sa famille show biz (Jackson Five) et son exhibition composée, repeint en blanc, cherchant ses couilles sur scène. Il exprime parfaitement le formatage complet d'un produit de vente. Michael est une barre chocolatée à haute rentabilité. Contrairement aux Beatles, aux Stones, à Dylan, qui bousculaient la musique et les idées, il est à l'origine seulement de chiffres de vente. C'est l'icône de l'industrie du disque triomphante.

J'espère qu'il n'y aura plus de Michael Jackson.

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