Au pays des images hybrides

Par monts et par vaux, par mers et par avions, par volcans et par ruisseaux. D'ici la fin d'année, je crapahute et filme. Quand je rentre et vois les visites quotidiennes de ce site, issues vraiment de tous les continents, cela m'encourage. Cinq longs métrages vont bientôt pouvoir circuler. Une exposition virtuelle (réelle bientôt ?) sera mise en ligne sur l'intrusion de la culture globale en Mongolie : de l'anti-photo touristique, de l'anti-pittoresque.

Et, la tête enturbanée de sommeil, les neurones frits carbonisés, je reviens du Japon. Belle surprise que celle d'une population courtoise partout et d'une société esthétique, raffinée, leçon de civilisation, cela me rappelle le Laos. Rieuse mais absolument pas violente. Voir le monde depuis le Japon ? Peut-être.

Etonnement aussi devant des traditions très fortes, insulaires : chacune ou chacun parle exclusivement japonais, même dans les jeunes générations et chez les dirigeants. Tout en produisant une culture mondialisée.

Hiroshima sans images. Le mangaka Tezuka invente Atom en copiant les super-héros du vainqueur.  Maître Ibata nous reçoit pour une performance de calligraphie géante. Je dors pendant que le typhon passe. Nous parlons Ozu sur la tombe de Mizoguchi. Guy Debord bénéficie d'une rétrospective filmique à Tokyo juste quand j'y filme. Et Koji Morimoto, ce génie du dessin animé, m'entretient de son enfance en pleine nature.

Bref, un monde de métamorphoses. Pour de nouveaux gnômes planétaires ? Ou enfin des spectateurs-acteurs ?

Prochain épisode : Mali. Puis Inde. Pardonnez mon silence mais c'est pour la bonne cause et cela fait respirer la cervelle.

 

                                                              

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