Défaut d'identité ?

Vous savez que je suis allé m'inverser la tête en écoutant des Maliennes et des Maliens pour un film décapant (ici avec le bonnet Dogon offert par le maire de Sangha). J'enchaîne en allant suivre, en images non commentées, des situations diverses en Inde. Retour le 7 décembre si tout va bien (et merci au passage à ces Net-visiteurs quotidiens du Japon ou de Vanuatu, des USA ou d'Egypte...). Expérience fortes, même si elles sont faites dans des conditions difficiles, qui sont un défi pour ma santé.

Alors, je retrouve Paris --que j'aime et que je hais tant-- en transit. Comment comprendre l'atmosphère dépressive et moisie de ce pays ? Ailleurs, les populations bougent, construisent, changent. Ici, trop gâté probablement et vieilli, tout le monde râle.

Je pense qu'il est urgent d'envoyer les Français et les Françaises travailler à l'étranger pour leur aérer l'esprit. Ils comprendront ce que j'ai théorisé depuis longtemps : nos identités imbriquées planétaires, qui ne s'annulent pas mais s'additionnent. Alors, ils aimeront être français comme les Dogons aiment être maliens, ils aimeront être parisiens, ils aimeront dialoguer avec la planète, comme dans le cyber-centre de Sangha. Ils évolueront dans leurs goûts et leurs habitudes, comme le font les Dogons.

Bref, ils ne se poseront plus de faux problèmes et sauront porter un regard lucide, local et universel.

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