L'écologisme bêlant est insupportable. J'ai insisté sur la nécessité d'une écologie culturelle, c'est-à-dire sur le fait de prendre en compte les individus et les cultures dans ce qui est aujourd'hui broyé par une machine de production de masse mondiale et pas seulement les dérèglements climatiques ou les pollutions et éradications concernant la faune, la flore, l'air, l'eau, la terre. Pensée d'ensemble permettant la reconstruction d'un vivre-en-commun fondé sur la diversification de la diversité à travers une philosophie de la relativité.
We are millions. Say you are plural. We understand a moving world, we need relativity and critical ecology !
Il faut maintenant insister aussi sur une écologie critique. L'impératif environnemental demeure fondamental (il suffit de voyager pour le constater). Ce n'est dons pas une critique de l'écologie qui importe --plutôt sa défense partout-- mais un refus de l'écologisme, de la religion de l'écologie, de l'écologie-écran aussi (repeindre en vert pour vendre comme avant), qui quitterait son lien nécessaire avec la science, l'expérimentation et le débat philosophique. Disons-le clairement, on peut être écologiste et comprendre la chasse, une certaine chasse. On peut avoir un souci du développement durable en refusant justement de figer des zones entières ou de préconiser une croissance négative : croissance durable signifie croissances diversifiées. Bref, l'écologie mourra le jour où elle oubliera sa dimension première, scientifique, et donc sa dimension critique et expérimentale. Vouloir imposer un seul modèle opératoire est voué à l'échec.
Alors, pour promouvoir ces idées qui se répandent malgré la pesanteur des machines-à-penser obsolètes, voici quelques nouveautés en ligne :
REGARDEZ, PROPAGEZ, FAITES SAVOIR !
Cinq films longs-métrages sont lancés sur des thèmes essentiels du monde aujourd'hui (allez voir dans "films") : concernant aussi bien les médias, les images globalisées, le caritatif, les pollutions et la refondation des modes de vie.
Un travail photographique --qui peut être exposé, projeté-- est visible dans "photos" : de l'anti-tourisme en Mongolie.
Un livre clôt une série de réflexions sur les transformations actuelles. Il est publié en ligne (ce qui, de fait, touche plus de monde que beaucoup de publications sur papier ; sans aucune hostilité au papier cependant ou à d'autres vecteurs) :
Après : L'Homme planétaire ; Pour une philosophie de la relativité ; Vers une écologie culturelle ; Un monde micro-macro ; une oeuvre se poursuit ainsi pas à pas :
RENVERSER LE MONDE. Chroniques du Laos, de Mongolie, de Paris et d'autres ailleurs
"Ce livre charrie des réflexions sur notre monde en interactions, notre planète relative. Il raconte des identités imbriquées, toutes ces tensions micro-macro qui zèbrent les grandes villes ou des peuples jamais isolés. Il est une invitation à la curiosité, à la défense de l’écologie culturelle, à l’exercice critique et à des pensées réversibles. Oui, il est temps de renverser le monde, de regarder les cartes à l’envers, de se penser à partir d’ailleurs.
Ce livre nous promène ainsi sur des routes différentes. Il plaide pour des co-évolutions, des informations multi-points de vue, en refusant les évidences du « progrès » et l’insolence des charity shows. Il ouvre ainsi les pistes de rapports sociaux et mentaux différents dans un monde mutant en réseau, celui d’individus singuliers-pluriels. A l'ère de la télévision, Guy Debord avait attaqué la "société du spectacle". Au temps d'Internet, voici l'émergence, dans la guerre mondiale médiatique, des spectateurs-acteurs."
Voilà, maintenant je vais me reposer, bientôt me taire et sûrement mourir.