En novembre, je sortais de Tombouctou pour plonger dans les dunes du Sahara en guettant les caravanes au soleil couchant. Fin décembre, je hante nuitamment le cimetière de Pont-l'Abbé-d'Arnoult (pays des mojettes en Charente) et m'éblouis au mot de "TEMBOCTOU" sur la stèle de René Caillié.
Nous entrons dans une année "relativo", une année du local-global, une année où il va enfin falloir que les médias généraux brisent leur banquise et rendent compte de tout ce qui émerge. Pensée relativo, philosophie du relatif. Partout, des expressions variées apparaissent qui se sont emparées des techniques nouvelles. Avec les "0" de cette année à mammelons, allons donc nous amuser à lancer des mots rollers, des mots motos, des mots culbuto : rétro-futuro, singulo-pluro, ecolo critico, cinema-espresso...
Relativo, relativo, faisons foisonner les idées, au diable les slogans uniques au temps des spectateurs-acteurs partout : comparatisme, histoire stratifiée, évolutions diversifiées, identités imbriquées. Bientôt, nous irons à Tombouctou sur la tombe d'un Peul amateur de mojettes, chroniqueur en ligne de Pont-l'Abbé-d'Arnoult.
Post scriptum. On pourrait probablement appeler la trilogie de livres mis en ligne (Vers une écologie culturelle ; Un monde micro-macro ; Renverser le monde ) : Ici et partout. Trois étapes d'écologie critique pour planète mutante. Elle explique l'environnement au sens large, nos évolutions perpétuelles et le refus d'une norme, fût-elle idéale. Pas de planète globalisée, une planète relative, à la fois diverse et solidaire.