Rétromonos contre plurofuturos !

Les bouleversements provoquent des raidissements. Au XXIe siècle, la France s'agrippe à la panoplie nationale du XIXe siècle, en oubliant les messages universalistes de la fin du XVIIIe. De quoi a-t-on peur ? De la pluralité ? Et est-on moins français quand on s'active du local au global ?

Partout, l'avancée des idées incite à défendre les pluralistes contre les monomaniaques. Non, nous ne voulons pas un monde uniforme mais un monde pluriel. Non, la nation ne résume nullement une aventure collective nommée France --ce qui fait rire quand ce surnationalisme est porté par des descendants d'immigrés ou issus d'autres territoires. Non, les transformations de la vie quotidienne ne doivent et ne peuvent être uniques, ni l'écologie écarter la critique, ni les relations mondiales oublier les pensées variées. Non, la production capitaliste standardisée ne peut demeurer un modèle unique face à ses échecs moraux et environnementaux, quand les situations multiples appellent des évolutions diversifiées. Non le "progrès" n'existe pas, quand il s'agit d'une notion relative sans modèle unique ni histoire arrêtée, à évaluer constamment à partir de partout (renverser et mixer les points de vue), et à inscrire dans des co-évolutions diversifiées au sein de mouvements perpétuels. Non, l'idée d'une religion unique n'est nullement tolérable, sans l'acceptation du refus de la religion ou de croyances différentes. Non, l'hygiénisme et l'idéologie de la durée ne sont nullement valables, quand chacun, par la connaissance, doit pouvoir choisir ses comportements --et changer.

Le pluralisme est un message d'avenir et un combat à mener sans relâche, par-delà la vanité de chicaneries obsolètes. Voilà le grand enjeu du futur.

Suivant ce regard inédit et notre nouvel esperanto en "o", il va falloir raconter la saga des monos contre les pluros, comme d'ailleurs celle des rétros contre les futuros (allez voir les résultats de 30 ans de réflexions sur ces sujets dans la partie "livres" ou "films") : rétromonos contre plurofuturos...

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