Oh oui, il est temps de se cacher, de montrer sa nature patibulaire patchwork mafio-japono-dogon... Orlan, artiste très intelligente et dont j'apprécie (évidemment) beaucoup les derniers travaux sur l'hybridation, m'envoie un avis de "finissage" d'exposition. C'est une belle idée venue d'Allemagne : on fait la fête pour le vernissage et on refait la fête pour le finissage, ce qui incite les retardataires à venir.
Là, je suis en finissage de film. Tous à Yverdon le 7 mars à 16h pour le lancement officiel, dans le cadre de l'année Utopies & Innovations, du premier des cinq longs-métrages du "cinéma espresso" (voir "Films" sur ce site). "La fabrique des images hybrides" (titre choisi et annoncé depuis des mois, dois-je préciser, bien avant notre Descola pathétique...) traite du Japon : censure à Hiroshima, fascination pour le vainqueur super-héros (Etats-Unis), tradition insulaire très puissante tout en inventant une culture globale mixant les influences...
Le finissage enfiévré est l'étape la plus terrible car il faut rester lucide en l'occurrence entre la volonté d'une proposition rigoureuse, atypique, esthétique et les explications nécessaires pour que puissent être comprises les traces d'une longue et très difficile enquête. Maux de crâne avant. Maux de crâne (terribles) pendant, car il ne fallut pas relâcher l'attention d'une seconde. Maux de crâne après en attente du moment décisif (et de tout ce qui peut l'empêcher ou le pervertir).
Je suis un patchwork en décomposition.