Quelle horreur de vouloir se résumer. Déjà quand les autres le font, on sent la défiguration des caricatures, la trahison des à priori et les effets de sa non-volonté de vendre son image, son INEXISTENCE médiatique (qui n'est pas sa multi-existence physique dans la vision réelle)

Mais, à l'heure des attaques et des gommages en ligne, des manipulations algorithmiques, du marketing auto-promotionnel incessant dans la guerre mondiale médiatique, il est important d'offrir quelques données biographiques fiables. C'est court, c'est écrit et renvoie à beaucoup d'activités publiques du dénommé Laurent Gervereau ou Mister Local / Global — moi (en partie)

Sans verser dans le nombrilisme et la vente de ses états d'âme, un livre évoque certains aspects de mon parcours : DI-VERSIONS. Vies d'un terriste. Il a été réalisé en dialogue avec l'artiste chinois Ye Xin en 2025

D'autres aspects sont évoqués sur des sites comme nuage-vert.com. D'une manière générale, avec le souci d'une vie en interactions généreuses ici, défendant l'indépendance d'esprit, je n'ai cessé d'interpeller les humains sur leurs pratiques autodestructrices, en combinant l'étude critique de la virtualisation de nos existences et les questions environnementales sur notre planète unique

Bref, je suis devenu terriste, défendeur de TERRA, notre TERRE dans tous ses aspects locaux et globaux en interactions. Cela pourrait se dire aussi pachamamiste. Je défends en effet depuis 50 ans une philosophie de la relativité : des solutions variées mais dans une conscience des conditions du vivant et des périls qui nous concernent toutes et tous

J'ai donc semé lors de mes histoires de passages. Semé d'ici, en Corrèze aujourd'hui, en France, en Europe, sur la Terre. A nous de nous secouer !

Télégramme annonçant la naissance de Laurent, Louis, Jean Gervereau à Neuilly-sur-Seine mais passant son enfance à Bobigny (Seine-Saint-Denis, France)
Télégramme annonçant la naissance de Laurent, Louis, Jean Gervereau à Neuilly-sur-Seine mais passant son enfance à Bobigny (Seine-Saint-Denis, France)

Cette notice biographique est régulièrement complétée. Elle est réalisée à partir d'informations qui furent présentes sur wikipedia. Elle s'enrichit d'éléments vérifiés et bénéficient de vos suggestions. Il s'agit d'une tentative de résumé des activités publiques de Laurent Gervereau, qui a choisi le pseudonyme de Mister Local/Global (car il a théorisé nos réalités stratifiées dans l'espace et un tri rétro-futuro nécessaire dans notre rapport au temps avec une philosophie de la relativité contre la vision technico-commerciale d'une course au « Progrès » auto-destructrice). Ouf ! Vous allez vous habituer à ces concepts...

Solitaire pudique, il n'a cessé d'inventer des aventures collectives, conscient des transformations graves de son temps

Portrait de Laurent Gervereau <em>dix-sept jours et demi après qu'il soit mort par lui-même</em>, encre de Chine et bambou sur papier Arches, 1977
Portrait de Laurent Gervereau dix-sept jours et demi après qu'il soit mort par lui-même, encre de Chine et bambou sur papier Arches, 1977

Laurent Gervereau, né le 19 janvier 1956 à Neuilly-sur-Seine, est un plasticien, écrivain, historien du visuel et philosophe français.

Il a entre autres dirigé le Dictionnaire mondial des images (2006) et fondé en 2005 le Musée du Vivant, premier musée international sur l'écologie.

À l'intersection des milieux sociaux et des parcours historiques : l'apprentissage de la relativité

Laurent Gervereau est lié par sa mère à la famille Bost et par son père à l'écrivain Jules Supervielle. Après une enfance passée entre Bobigny et Versailles, dans une famille protestante et catholique, avec des résistants gaullistes et des pétainistes maurrassiens, dans un milieu dit « bourgeois » mais à l'école communale publique Paul Langevin de Bobigny. Il découvre la société de son époque et ses antécédents. Toutes les nuits, avenue Henri Barbusse près du carrefour des 6 routes, il est réveillé par les sirènes des 3 huit de l'usine proche où embauchent et débauchent ouvrières et ouvriers, souvent d'origine immigrée, dont les enfants sont ses camarades. Il se luxe la hanche à cause d'une malformation congénitale le jour de l'assassinat de John F. Kennedy.

Aîné de 5 enfants, il est solitaire et curieux de tous les aspects du monde disparate qu'il découvre et de ce que ce monde lui cache. Vers 1974-1975, il expose ses premières œuvres picturales à côté des surréalistes comme Alfred Courmes, Clovis Trouille, les surréalistes belges, Mirabelle Dors, Maurice Rapin, notamment au théâtre du Ranelagh. Il devient membre du Collège de 'Pataphysique avant l'occultation temporaire de 1975 ; proche de Noël Arnaud, il lui consacrera en 2013 son film intitulé Politically InKorect !

Après avoir vécu grâce à des travaux dans les librairies ou dans la banque (le Crédit agricole), il choisit le 1er octobre 1978 de prendre un poste précaire au Musée des deux guerres mondiales, dépendant de la Bibliothèque de Documentation Internationale Contemporaine (BDIC, devenue La Contemporaine), qu'il contribuera à transformer en 1986 en Musée d'histoire contemporaine. Cette activité aura deux conséquences : sa forte implication dans la transformation internationale des institutions patrimoniales ; son choix de se consacrer scientifiquement à l'étude de tous types d'images en s'apercevant que 98 % des collections du musée où il travaillait n'étaient étudiées par personne. Il se spécialisera sur l'histoire mondiale de la production visuelle humaine, discipline qu'il nommera Histiconologia.

Laurent Gervereau tel qu'il apparaissait dans les années 1980 au Musée d'histoire contemporaine aux Invalides à Paris et ailleurs
Laurent Gervereau tel qu'il apparaissait dans les années 1980 au Musée d'histoire contemporaine aux Invalides à Paris et ailleurs

Une conception du monde : fonder l'histoire du visuel, structurer ces musées polyvalents que sont les musées d'histoire, faire œuvre de Peintres d'Histoire

De 1977 à 1979, il publie avec Guy Bodson la revue d'art et de littérature Aux poubelles de la gloire, treize livraisons, pour un support situé aux confins de la 'Pataphysique et des situationnistes.

Après des études de droit, de sciences politiques et d'histoire de l'art, à l'Institut d'études politiques de Paris et à l'École du Louvre, interrompues pour travailler, il reprend ses études dans les années 1980, pour des raisons administratives, dans le cadre d'un DEA sur les représentations dans l'affiche politique française, qu'il passe en 1988 sous la direction de Marc Ferro à l'EHESS.

À partir de la fin des années 1980, il produit plusieurs expositions et ouvrages en collaboration, dans le cadre de la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC). Il devient en 1991 conservateur du Musée d'Histoire contemporaine, qui dépend de la BDIC. Sa carrière est atypique puisque, entré le 1er octobre 1978 à la BDIC, comme gardien et magasinier, il devient conservateur général en 2014.

En 1989, il cofonde un groupe, « Les Peintres d'histoire » (avec Guy Bodson, Louis Rollinde, Jean-Hugues Berrou, Silva-Nono), qui produit une série de publications, et expose à Naples, Paris et Hanovre ; Gervereau présente ses Téléphagies, qui sont des peintures d'images arrêtées de télévision placées dans des boites-écrans. L'ensemble de ses productions plastiques en différentes séries fait l'objet d'un catalogue raisonné : Unik. Catalogue des œuvres plastiques retrouvées (1969-2014).

<em>Téléphagie : Autoportrait caricature sur fond de Vésuve</em>, 1994 (Les Peintres d'Histoire)
Téléphagie : Autoportrait caricature sur fond de Vésuve, 1994 (Les Peintres d'Histoire)

Il initie en 1991 l'Association internationale des musées d'histoire, qu'il préside jusqu'en 2004. Il y fonde et préside le Conseil européen des musées d'histoire et le Conseil français des musées d'histoire. Il participe à plusieurs comités scientifiques (château de Versailles, Centre historique minier de Lewarde ou Fondation pour la mémoire de la Shoah à la demande de Simone Veil), conseille des institutions sur différents continents et assure des commissariats d'expositions (comme La Planète Jorn en 2001 avec Paul-Hervé Parsy au Musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg).

Il crée le Réseau des Musées de l'Europe et une exposition sur l'histoire européenne : L'Europe, une longue histoire commune, ouverte le 19 octobre 2000 à l'invitation de la présidente du Parlement européen, qui circule ensuite. Il bâtit la revue d'histoire comparatiste Comparare (avec un comité comprenant Jacques Le Goff, Eric Hobsbawm, Carlo Ginzburg, Rudolf von Thadden, Bronislaw Geremek). Depuis la session de Turku en Finlande du 15 au 17 septembre 2006, il est membre du Parlement européen de la Culture (ECP/European Cultural Parliament).

Parallèlement, en 1992, il crée avec Fabrice d'Almeida, Antoine de Baecque, Laurence Bertrand Dorléac, Philippe Buton, Christian Delporte, David El Kenz, Thomas Michael Gunther, Ursula E. Koch, Michael Nicolaïev, et Sarah Wilson, le Groupe d'études sur l'image fixe, qui popularise notamment les expressions « image fixe » et « images mobiles ». Sous sa direction, le GEIF devient le groupe L'Image assorti d'une revue bilingue diffusée par Gallimard en France et l'université Harvard. Des colloques internationaux en jalonnent l'histoire, comme la création de sites internet (imagesmag, imageduc, primages) et de cédéroms (collection « [décrypter les images] »). Il préside l'Institut des images, réseau informel de chercheuses et chercheurs internationaux, et dirige avec la Ligue de l'Enseignement le portail d'éducation aux images : decryptimages.net. Sur ce site, il crée en juillet 2013 le vidéomagazine culturel mensuel : « decryptcult ».

Le 16 juillet 1997, à l'université du Kent à Canterbury, acceptant la demande du professeur David Welch, il est chargé de faire la réponse solennelle sur les questions de médias et de propagande à Michel Rocard, qui est alors nommé docteur honoris causa.

En 2001, il publie un roman Ce livre n'est pas à lire (Sens & Tonka). En avril 2018, il résume ses écrits en 4 volumes : Tome I. Humain planétaire, roman en 3 parties (Défaut d'identité ; Où suis-je ? ; Mixplanet, avec un épilogue : 10 conseils de navigation planétaire) ; Tome II. Philosophie de la relativité et pensée locale-globale ; Tome III. Apprendre à voir : Histoire générale du visuel et décryptage des images ; Tome IV. De l'écologie matérielle et culturelle : biodiversité et culturodiversité. La trilogie Humain planétaire a commencé à être écrite au milieu des années 1970 avec le refus de l'assignation identitaire (Défaut d'identité).

Dans sa cabane près des vignes de Montmartre à Paris, quartier qui était encore populaire. Charlotte Paquet-Dumont est venue rire et inventer avec lui dans cette cabane
Dans sa cabane près des vignes de Montmartre à Paris, quartier qui était encore populaire. Charlotte Paquet-Dumont est venue rire et inventer avec lui dans cette cabane

Réconcilier nature et culture, Musée du Vivant, histoire culturelle de l'écologie ou comment devenir terriste en apprenant de divers continents

Photo de Christelle Westphal prise dans l'ancienne bibliothèque de l'Agro (où il a créé en 2004-2005 le Musée du Vivant, premier musée international sur l'écologie)
Photo de Christelle Westphal prise dans l'ancienne bibliothèque de l'Agro (où il a créé en 2004-2005 le Musée du Vivant, premier musée international sur l'écologie)

En 1997, il défend, avec un comité présidé par Jacques Julliard, la création d'un musée du XXe siècle. Ce projet n'ayant pas abouti, en 2001 il succède à Antoine de Baecque à la tête du musée du cinéma-Henri Langlois à la Cinémathèque française. En 2004, il est nommé à la direction du patrimoine culturel et des documentations de l'école d'ingénieurs AgroParisTech. Il y fonde en 2005 le Musée du Vivant (premier musée international sur l'écologie). Contre la montée en puissance du "greenwashing" et du "green marketing", il crée le Prix de la communication équitable le 18 octobre 2007 — auquel participent notamment Cabu et Erik Orsenna.

Dessin de Cabu quand Laurent Gervereau était chez les Inuit en 2010
Dessin de Cabu quand Laurent Gervereau était chez les Inuit en 2010

En 2005-2008, il réalise un moyen-métrage de 50 minutes intitulé La Peur des images qui est projeté en 2008 au Casino Luxembourg - Forum d'art contemporain. Le 1er avril 2009, il introduit la journée de la Bibliothèque nationale de France sur les fous littéraires et artistiques par la création d'un court-métrage (12 minutes) intitulé Ouf. Il est l'auteur également de huit films longs-métrages documentaires expérimentaux réalisés dans le cadre de ce qu'il nomme le « cinéma espresso » sortis en janvier 2011.

En 2010, il est commissaire général de l'année Utopies et Innovations, soit plus de 600 événements avec la métropole Rhin-Rhône, impliquant 16 villes entre France, Suisse et Allemagne. Cette année 2010 est importante car 5 films longs-métrages sur 3 continents (France, Suisse, Allemagne, Mali, Japon, Inde) sont réalisées à l'occasion de ce commissariat, formant ce qu'il appelle un "cinéma espresso". De plus, poursuivant sa philosophie de la relativité (contre le relativisme), il publie Ici et partout. Trois essais d'écologie culturelle et lance SEE/socio-ecolo-evolutionnists pour défendre de façon locale-globale justice sociale et préoccupations environnementales (liant nature et culture pour des humains soucieux de leur vie proche et collective sur la planète).

Il est vice-président de la Fondation René-Dumont depuis 2009, promoteur de l'écologie culturelle et auteur avec Marc Dufumier d'un appel (2015) pour une Cité de l'écologie - René Dumont signé par plusieurs personnalités. Il codirige avec Cécile Blatrix le CIRE (Centre Interdisciplinaire de Recherches sur l'Écologie, dont le dessinateur Cabu a créé le logo). Un partenariat entre le Musée du Vivant-AgroParisTech et la Ligue de l'Enseignement permet de créer sous sa direction des expositions gratuites téléchargeables sur le portail decryptimages.net. Elles développent des modules adaptables d'éducation environnementale et d'éducation aux images, ce qu'il poursuit dans les activités de Nuage Vert -- musée mobile Vallée de la Dordogne (avec « L'Art dans les villages » ou « L'environnement, c'est quoi ? »). En 2013 et 2014, il conçoit et anime l'émission mensuelle de télévision [decryptcult] avec La Ligue de l'Enseignement et AgroParisTech, diffusée sur Dailymotion et decryptimages.net. Elle fait participer pour 11 numéros des personnes très diverses (de Cabu à Jean-Louis Crémieux-Brilhac) à travers des thématiques comme "Apprendre à entendre", "Ville-campagne, la fin de la séparation" ou "L'Histoire instrumentalisée" et "Fin du progrès, éloge du mouvement".

Dessiné par Michel Gondry, qui participe au Musée du Vivant à l'émission [decryptcult] avec la Ligue de l'Enseignement
Dessiné par Michel Gondry, qui participe au Musée du Vivant à l'émission [decryptcult] avec la Ligue de l'Enseignement
Avec un bonnet dogon offert au Mali à la Falaise de Bandiagara lors du tournage de son film <em>La pauvreté, c'est quoi ?</em>
Avec un bonnet dogon offert au Mali à la Falaise de Bandiagara lors du tournage de son film La pauvreté, c'est quoi ?

Histoires de Passages, Nuage Vert : imaginer encore un environnement harmonieux sur notre Terre en péril à cause des retardeurs criminels

En juillet 2015, il lance une initiative locale-globale à Argentat-sur-Dordogne, les Rencontres-promenades « Histoires de passages... », qui mettent en valeur les savoirs et les créations dans tous les domaines, apiculture, histoire de l'art, agronomie, science politique, gastronomie ou musique, grâce à une économie du don, de l'échange, de la gratuité. Pour la première édition, le dessinateur Cabu réalise là sa dernière affiche. Cette manifestation fête sa dixième édition en 2024 ("10 ans déjà ensemble !").

Laurent Gervereau a investi différents supports : ici le 20 juillet 2016 sur le <em>Fauteuil Points de Vue</em> qu'il a créé
Laurent Gervereau a investi différents supports : ici le 20 juillet 2016 sur le Fauteuil Points de Vue qu'il a créé

Ayant contribué à promouvoir l'histoire mondiale du visuel, il décide en 2016 de léguer sa bibliothèque et ses archives sur ce sujet au Musée de l'Image (Épinal, France). Ses travaux sur l'image se poursuivent avec le portail decryptimages.net et des publications comme en 2022 où il publie avec Christian Delporte LA MORT DE LA TELEVISION, qui insiste sur la guerre mondiale médiatique, les fronts de l'information (un label PLURI) et éducatif (un label EDUCRITIC), enfin au temps du multimédiatique et des réseaux sociaux : "L'injonction à paraître ou inexister".

Le 3 juin 2017, il crée le label « Earth-Village / Village-Terre », défendant la biodiversité et la culturodiversité, thème du colloque dont il est à l'origine les 15 et 16 novembre 2017 à AgroParisTech avec le musée du Vivant et la fondation René-Dumont. En juillet 2017, par un accord de partenariat, est fondé à Argentat-sur-Dordogne "Nuage Vert / Green Cloud - musée mobile Vallée de la Dordogne", qu'il préside. Son sous-titre — définissant le projet — est : "Comprendre et défendre la biodiversité et la culturodiversité" pour réconcilier nature et culture. Des événements sont organisés de toute nature, concerts, conférences, projections expositions in situ et sur structures mobiles, parfois en lien avec des événements sportifs ou de vie locale (fête de la soupe) rassemblant des milliers de participations. Une collection de livres ("Les couleurs du Nuage") est éditée, mêlant créatrices et créateurs avec des scientifiques, ayant comme principe "A l'ère du jetable, penser des livres durables" et publiant des textes inédits de Pierre Bergounioux, Michelle Perrot, Marc Dufumier...

Il inaugure publiquement à Hautefage en Corrèze sa tombe lors des Rencontres-Promenades « Histoires de Passages... » en 2018
Il inaugure publiquement à Hautefage en Corrèze sa tombe lors des Rencontres-Promenades « Histoires de Passages... » en 2018

En mars 2020, à l'occasion de la pandémie de COVID19, est ouverte une chaîne vidéo Nuage Vert - Green Cloud sur YouTube qui appelle à la Résistance culturelle et présente notamment une série de 14 vidéos sur l'histoire générale de l'écologie depuis la Préhistoire, une expo en ligne de Bernard Plossu "Eaux" ou des vues commentées des 2 expositions sur "Boris Vian, de la 'Pataphysique à la science-fiction" inscrites dans la commémoration nationale. Dès le début du confinement en mars 2020, voulant jouer un rôle citoyen de musée-forum apportant des repères, Nuage Vert conçoit une exposition (qui s'ouvre le 16 mai 2020) et un livre sur "MONTRER L'INVISIBLE. Ça ressemble à quoi un virus ?" Cette opération bénéficie de la contribution d'enfants des écoles élémentaires, d'artistes (Speedy Graphito, Gg, Nicole Gaulier, Hubert de Plonk & Replonk, Chantal Montellier, Lady M, André Stas, Paëlla Chimicos, Yves Desbuquois, Sinono...), d'articles inédits pour le livre (notamment de Thierry Paquot), et présente une partie historique avec des collections depuis le XVIIe siècle sur peste, variole, rage, grippe espagnole, polio, SIDA, EBOLA, coronavirus...

Par ailleurs, le 4 mars 2017, a lieu (dans une fondation sur les handicaps, la Fondation John Bost), l'inauguration d'une nouvelle institution à La Force près de Bergerac dont il a conçu le projet et dont il préside le conseil scientifique : la Maison John et Eugénie Bost — un musée pour comprendre la différence.

Il est choisi comme président d'honneur lors du 10e anniversaire du prix Artemisia, qui récompense des femmes créatrices de bandes dessinées, dont la remise intervient le 12 janvier 2017 juste avant le festival d'Angoulême.

Il est surnommé « Mister Local-Global », dénomination qu'il a adoptée comme pseudonyme et lui sert souvent de signature. Ainsi, en mars 2017, il monte un studio de musique avec un label : mOm (maronne Oceans muzik). Sous son pseudonyme de Mister Local-Global, il publie le premier album du label en juillet 2017 ("BOTAziK") avec la collaboration de : Areski, Catherine Le Forestier, Stan Refet, Michel Dintrich, Claude et Yann Molenat, Gaëtan Neuville.

Portrait par Bernard Plossu en août 2023 à La Ciotat
Portrait par Bernard Plossu en août 2023 à La Ciotat

Le 30 décembre 2023, il prend la présidence de l'association Ressources & Réseaux après le décès de Philippe Bone, personnage des cultures alternatives qui avait cocréé le Catalogue des Ressources et les éditions Alternatives. L'association prend en février 2024 le nom de NUAGE VERT - Centre des Alternatives, en lien avec NUAGE VERT basé à Argentat-sur-Dordogne. Elle ouvre au public le 12 septembre de la même année son lieu (122 rue de Bagnolet, Paris 20e) pour des expositions et manifestations variées. Speedy Graphito peint une oeuvre sur la façade. L'association gère et valorise le fonds documentaire de Philippe Bone sur les cultures alternatives.

Enfin, il a écrit plusieurs ouvrages philosophiques défendant une "philosophie de la relativité", où il promeut des concepts comme : les choix rétro-futuro, les spectateurs-acteurs au temps de la surabondance et de l'invisibilité, le mouvement expérimental contre l'uniformisation par la norme, les identités imbriquées, l'Histoire stratifiée, le média-terrorisme et les sociétés du contrôle dans la guerre mondiale médiatique, la vision directe et la vision indirecte, l'hygiénisation de la société dans un grand hôpital planétaire, les vertus de l'IN (l'Intelligence Naturelle), le refus de l'assignation identitaire, le fait de n'être pas seulement humaniste mais "terriste", le choix de limites dynamiques, le retour au local avec un Pacte commun global évolutif, etc. En 2021, il inaugure la collection "TERRIST / ouvrir les yeux et la pensée" avec Marc Dufumier en publiant chez Nuage Vert un livre programmatique : Réconcilier nature et culture, suivi en janvier 2022 par Pour une conscience terriste chez Utopia. À la suite d'une grave alerte de santé, il publie en 2023 un résumé de 50 ans de réflexions concernant la place et le rôle des humains sur la planète : Nous, humains, vivons local-global.

Il réalise des interventions dans les villes et villages sur des thèmes différents, comme celle commencée en 2012 à Hong Kong : Economy is a belief démarrant la campagne mondiale « Résistance des savoirs / Knowledge is beautiful », dont le but est de réévaluer les savants et les créateurs comme modèles sociaux contre l'idéologie de la consommation addictive favorisée par des génocides culturels sur tous les continents. En janvier 2025, constatant la montée des nationalismes et des impérialismes technicistes destructeurs des conditions de vie sur la planète — ce qu'il nomme les "retardeurs criminels" — il appelle à un T TIME, un temps de fédération terriste (T) en 17 points pour s'occuper de l'urgence : les actions humaines dans l'environnement terrestre.

En 2026, il dirige MENTIR EN POLITIQUE avec 42 contributions (534 pages), histoire de la Mésopotamie à Trump, où il interpelle la communauté des humains sur ses dysfonctionnements et ses pratiques autodestructrices.

Un de ses aspects (image arrêtée d'une vidéo)
Un de ses aspects (image arrêtée d'une vidéo)

Analyse critique de son œuvre

Le Dictionnaire mondial des images par Jacques Le Goff en 2006

Jacques Le Goff a écrit dans le journal Le Monde du 15 décembre 2006 à l'occasion de la sortie du Dictionnaire mondial des images :

« Président de l'Institut des images, Laurent Gervereau publie un ouvrage appelé à faire date. Il a réuni une équipe d'une qualité exceptionnelle, qu'il s'agisse d'artistes et d'intellectuels confirmés ou de brillants jeunes chercheurs, autour d'un concept d'image. On sait que l'on considère que, depuis les dernières années du XXe siècle, l'humanité est entrée dans ce qu'on appelle l'ère des images. La somme présentée par Gervereau est dans la ligne des travaux qui ont apporté depuis vingt-cinq ans une contribution de premier ordre à l'objectif Voir, comprendre, analyser les images, titre d'un ouvrage précédent de l'historien (La Découverte, première édition en 1994), et s'inscrit dans sa réflexion sur un nouvel objet de la culture humaine, le visuel, auquel il a également consacré un volume (Histoire du visuel au XXe siècle, « Points histoire », Le Seuil, 2000). (...) Aujourd'hui nous serions entrés avec en particulier Internet dans l'« ère du cumul » et cet ouvrage semble être la première tentative globale pour pénétrer dans ce nouveau domaine de l'image mondialisée et globalisée. »

Dans son bureau dans le plus grand couloir forestier de France, entre les restes de l'ère du papier et l'empire des écrans (pas encore intégrés à nos corps...)
Dans son bureau dans le plus grand couloir forestier de France, entre les restes de l'ère du papier et l'empire des écrans (pas encore intégrés à nos corps...)

Quelques listes

Il est tout à fait impossible de lister tous les écrits ou interventions diverses. De même, Laurent Gervereau a choisi ce vecteur polyvalent pour s'exprimer : l'exposition, par nature éphémère et liée à d'autres (spectacles, livres, films, vidéos...). Impossible d'en faire l'inventaire. Néanmoins, quand il y a eu des publications, vous en trouvez la trace. Ce sont toujours des moyens d'interroger des territoires et de révéler souvent, en mêlant idées et créations

Les livres

La liste des publications recense les livres personnels, ceux signés avec d'autres auteurs et des directions d'ouvrages ; elle ne prend pas en compte les directions de revues — depuis Aux poubelles de la Gloire commencée en mars 1977 —, ni les articles publiés.

  • Législatives 1986. Les affiches de la campagne électorale (préface de René Rémond), Paris, Musée d'histoire contemporaine-BDIC, 1986.
  • Images de 1917 (codirigé avec Christophe Prochasson), Paris, Musée d'histoire contemporaine-BDIC, 1987.
  • Mai-juin 68 (codirigé avec Geneviève Dreyfus-Armand), Paris, Musée d'histoire contemporaine-BDIC, 1988.
  • Le Couteau entre les dents. 70 ans d'affiches communistes et anticommunistes en France. 1919-1989 avec Philippe Buton, Paris, Éditions du Chêne, 1989.
  • De de Gaulle à Mitterrand, 30 ans de dessins d'actualité (codirigé avec Peter Ronge et Alain Deligne), Paris, Musée d'histoire contemporaine-BDIC, 1989.
  • La Propagande sous Vichy (codirigé avec Denis Peschanski), Paris, Musée d'histoire contemporaine-BDIC, 1990.
  • La Propagande par l'affiche. Histoire de l'affiche politique en France, 1450-1990, Paris, Syros-Alternatives, 1991.
  • Russie-URSS, 1914-1991. Changements de regards (codirigé avec Wladimir Bérélowitch), Paris, Musée d'histoire contemporaine-BDIC, 1991.
  • La France en guerre d'Algérie (codirigé avec Jean-Pierre Rioux et Benjamin Stora), Musée d'histoire contemporaine-BDIC, 1992.
  • La Course au moderne. France et Allemagne 1919-1933 (codirigé avec Robert Frank et Hans-Joachim Neyer), Paris-Berlin, Musée d'histoire contemporaine-BDIC/Werkbund Archiv, 1992.
  • Images et colonies (codirigé avec Nicolas Bancel et Pascal Blanchard), Paris, Musée d'histoire contemporaine-BDIC/ACHAC, 1993.
  • L'Affaire Dreyfus et le tournant du siècle (codirigé avec Christophe Prochasson), Paris, Musée d'histoire contemporaine-BDIC, 1994.
  • Rêver demain. Utopies, science-fiction, cités idéales avec Yolène Dilas et Thierry Paquot, Paris, Syros-Alternatives, 1994.
  • Voir, comprendre, analyser les images, coll. Guides repères, Paris, La Découverte, 1994 (1re édition) — rééd. 2004.
  • La Déportation, le système concentrationnaire nazi (codirigé avec François Bédarida), Paris, Musée d'histoire contemporaine-BDIC/Deutsches Historisches Museum, 1995.
  • Les Sixties, France et Grande-Bretagne, 1962-1973 (codirigé avec David Mellor), Paris-Londres, Somogy-Colin Wilson, 1996.
  • Terroriser, manipuler, convaincre ! Histoire mondiale de l'affiche politique, Paris, Somogy, 1996.
  • (avec Christian Delporte), Trois Républiques vues par Cabrol et Sennep, Paris, Musée d'histoire contemporaine-BDIC, 1996.
  • (avec Marie-Hélène Joly), Musées et collections d'histoire en France, Paris, Association internationale des musées d'histoire/Direction des musées de France, 1996.
  • Guernica. Autopsie d'un chef-d'œuvre, Paris, Paris-Méditerranée, 1996.
  • La Grande aventure du petit écran (codirigé avec Jérôme Bourdon, Agnès Chauveau, Cécile Méadel), Paris, Musée d'histoire contemporaine-BDIC, 1997.
  • Où va l'histoire de l'art contemporain ? (codirigé avec Laurence Bertrand Dorléac, Serge Guilbaut, Gérard Monnier), Paris, L'Image/ENSBA, 1997.
  • De l'unification à l'éclatement. L'espace yougoslave, un siècle d'histoire (avec Yves Tomic), Paris, Musée d'histoire contemporaine-BDIC, 1998.
  • Topor. Le Dictionnaire, Paris, Alternatives, 1998 — réédité en version augmentée sous le titre (Presque) tout Topor, Paris, Alternatives, 2005.
  • Toute la France. Histoire de l'immigration en France au XXe siècle (codirigé avec Pierre Milza et Emile Temime), Paris, Somogy, 1998.
  • Peut-on apprendre à voir ? (dir.), Paris, L'Image/ENSBA, 1999.
  • Les Images qui mentent. Histoire du visuel au XXe siècle, Paris, Seuil, 2000 — nouvelle édition augmentée : Histoire du visuel au XXe siècle, coll. Histoire, Paris, Points-Seuil, 2003.
  • Un siècle de manipulations par l'image, Paris, Somogy-BDIC, 2000.
  • Regards sur le monde. Trésors photographiques du Quai d'Orsay, 1860-1914 (avec Pierre Fournié), Paris, Somogy / AFAA, 2000.
  • Ce livre n'est pas à lire, coll. 10/vingt, Paris, Sens & Tonka, 2001.
  • Voir / ne pas voir la guerre (codirigé avec Thérèse Blondet-Bisch, Robert Frank et André Gunthert), Paris, Somogy, 2001.
  • Critique de l'image quotidienne. Asger Jorn, coll. Diagonales, Paris, Cercle d'art, 2001.
  • La Planète Jorn (codirigé avec Paul-Hervé Parsy), Paris-Strasbourg, Adam Biro/Musées de Strasbourg, 2001.
  • L'Envers des sens avec Gérard Aimé, Nathalie Kristy et Véronique Willemin, Paris, Syros-Alternatives, 2001.
  • La Disparition des images, Paris, Somogy, 2003.
  • Ces images qui changent le monde, Paris, Seuil, 2003.
  • Ce matin, je me réveille encore..., coll. 10/vingt, Paris, Sens & Tonka, 2003.
  • Picasso, from Caricature to the Metamorphosis of Style (codirigé avec Brigitte Léal), Barcelone, Musée Picasso, 2003.
  • La Deuxième Guerre mondiale, des terres de refuge aux musées, Patrick Cabanel et Laurent Gervereau (dir.), Sivom Vivarais-Lignon, 2003.
  • Le Monde des images. Comprendre les images pour ne pas se faire manipuler, bande dessinée, illustration de Cabu, Paris, Robert Laffont, 2004.
  • Inventer l'actualité. La construction imaginaire du monde par les médias internationaux, coll. Cahiers libres, Paris, La Découverte, 2004.
  • Photographier la guerre d'Algérie (codirigé avec Benjamin Stora), Paris, Marval, 2004.
  • Le Réel au cinéma (dirigé par Laurent Gervereau), Lyon, Musée Gadagne, 2004.
  • Halte aux voleurs d'avenir ! [devenez plurofuturos ou un peu de lecture pour regarder le monde autrement], Paris, Plurofuturo/www.gervereau.com, 2005 — remanié et mis en ligne gratuitement en 2010, puis en 2015 avec une édition papier.
  • Le musée révélé. L'Histoire de France au château de Versailles (codirigé avec Claire Constans), Paris, Robert Laffont, 2005.
  • Objets et insignes du pouvoir (dir.), Centre de recherche du château de Versailles, 2005.
  • Laurent Gervereau (dir.), Dictionnaire mondial des images, coll. Opus Magnum, Paris, Nouveau Monde éditions, 2006 — réédition en poche en 2010.
  • Vous avez dit musées ? Tout savoir sur la crise culturelle, coll. Carré des sciences, Paris, CNRS Éditions, 2006.
  • Montrer la guerre ? Information ou propagande, coll. Pôle photo, Paris, Isthme éditions/Canopé/Historial de la Grande Guerre (Péronne), 2006.
  • La Guerre mondiale médiatique, Paris, Nouveau Monde éditions, 2007.
  • D'après nature. Sciences et fantasmes depuis le XVIe siècle, Paris, Alternatives, 2007.
  • Quelle est la place des images en histoire ? (codirigé avec Christian Delporte), Paris Nouveau monde, 2008.
  • Images, une histoire mondiale, Paris, Nouveau Monde éditions/CNDP, 2008.
  • L'Europa delle Imagini. Images of Europe (codirection), Florence, Alinari, 2008.
  • La Guerre sans dentelles, Paris, Skira-Flammarion/Musée du Château de Versailles, 2009.
  • Pour une philosophie de la relativité, Paris, Plurofuturo, 2010.
  • L'Homme planétaire, Paris, Plurofuturo, 2010.
  • Ici et partout. Trois essais d'écologie culturelle, Paris, Plurofuturo, 2010.
  • Rien à voir, Paris, Plurofuturo, 2010 — roman policier autour des événements du 11 septembre 2001.
  • Je suis pluriel, Paris, Plurofuturo, 2010.
  • Mixplanet, bande dessinée illustrée par Xin Ye, Paris, Plurofuturo, 2011.
  • Les Images mentent ? Manipuler les images ou manipuler le public, Paris, Plurofuturo, 2011.
  • Images de René Dumont (dir.), Paris, Fondation René Dumont / Musée du Vivant / CIRE-AgroParisTech, 2011.
  • Une histoire générale de l'écologie en images, Paris, Plurofuturo, 2011.
  • Le Local-global. Changer soi pour changer la planète, Paris, Plurofuturo, 2012.
  • Patrimoine de l'écologie et écologie du patrimoine (codirigé avec Christian Delporte), Paris, Musée du Vivant-AgroParisTech / Université Versailles Saint-Quentin (UVSQ), 2013.
  • Cabu à la ville, Cabu aux champs, Paris, Musée du vivant-AgroParisTech, 2014.
  • Unik. Catalogue des œuvres plastiques retrouvées (1969-2014), Paris, Plurofuturo, 2014.
  • Tu es plurofuturo ?, Paris, Plurofuturo, 2015 — livre en 4 langues : français, anglais, chinois, arabe.
  • René Moreu. Célébrer la nature, résister à l'aveuglement, Paris, Musée du vivant-AgroParisTech, 2015.
  • Be Multi ! Vivre local-global ou le nécessaire dépérissement des nations, Paris, Plurofuturo, 2015.
  • Parti de rien, je suis arrivé nulle part, Paris, Plurofuturo, 2015.
  • Halte aux voleurs d'avenir !, Paris, Plurofuturo, 2016.
  • L'Histoire mondiale des images. S'initier en 10 étapes-repères, Paris, Plurofuturo, 2016.
  • Le Musée du Vivant : premier musée international sur l'écologie (sous la direction de Laurent Gervereau), Paris, AgroParisTech, 2016.
  • Le progrès est une erreur. Limites dynamiques, mouvement perpétuel et tri rétro-futuro, Paris, Plurofuturo, 2016.
  • TOUT VERT ! Le grand tournant de l'écologie (1969-1975) (codirigé avec Cécile Blatrix), Paris, Musée du Vivant-AgroParisTech, 2016.
  • Apprendre à voir. Pourquoi tant de cécité dans les enseignements au XXIe siècle ?, Paris, Plurofuturo, 2017.
  • La saga Bost : une famille protestante, XVIIe-XXIe siècle (codirigé avec Patrick Cabanel), Genève, Labor et Fides, 2017.
  • Josep Baqué. Biodiversité imaginaire, Biodiversité classifiée, Biodiversité en péril (dir.), Paris, Musée du Vivant-AgroParisTech, 2017.
  • Une chaise à roulettes (dir., sur l'histoire des fauteuils pour handicapés), La Force, Maison John et Eugénie Bost-Fondation John Bost, 2018.
  • Tome I. Humain planétaire (roman), Paris, Plurofuturo, 2018.
  • Tome II. Philosophie de la relativité et pensée locale-globale, Paris, Plurofuturo, 2018.
  • Tome III. Apprendre à voir : Histoire générale du visuel et décryptage des images, Paris, Plurofuturo, 2018.
  • Tome IV. De l'écologie matérielle et culturelle : biodiversité et culturodiversité, Paris, Plurofuturo, 2018.
  • Voir / ne pas voir les "handicaps" (dir.), La Force, Maison John et Eugénie Bost-Fondation John Bost, 2018.
  • L'art brut existe-t-il ? (codirigé avec Laurence Bertrand Dorléac), Paris, Liénart, 2019.
  • NO MONEY. Dépérissement de l'argent et recherche du simple à l'heure des sociétés du contrôle, Paris, Plurofuturo, 2019.
  • Biodiversité et Culturodiversité. Ne plus séparer nature et culture (codirigé avec Cécile Blatrix), Paris, Musée du Vivant-AgroParisTech, 2019.
  • ARBRES & PLANTIGRADES. Les arbres poussent, les humains aussi (dir.), collection "Les couleurs du Nuage", Nuage Vert, 2020.
  • MONTRER L'INVISIBLE. Ca ressemble à quoi un virus ? (dir.), collection "Les couleurs du Nuage", Nuage Vert, 2020.
  • PORCELAINES DE LA MORT dans les cimetières du Limousin à la Chine par André Chabot (dir.), collection "Les couleurs du Nuage", Nuage Vert, 2020.
  • SAND, COLETTE, BAKER ET BEAUVOIR entre Corrèze, Limousin et Vallée de la Dordogne (dir.), collection "Les couleurs du Nuage", Nuage Vert, 2020.
  • Cabanes et anarchitectures (dir.), collection "Les couleurs du Nuage", Nuage Vert, 2021.
  • Vivre avec la biodiversité (dir.), collection "Les couleurs du Nuage", Nuage Vert, 2021.
  • LA FIN DU MONDE NE DATE PAS D'AUJOURD'HUI. Baladez-vous entre films et pop culture dystopiques... (dir.), collection "Les couleurs du Nuage", Nuage Vert, 2021.
  • Réconcilier nature et culture (avec Marc Dufumier), collection "TERRIST / ouvrir les yeux et la pensée", Nuage Vert, 2021.
  • EAUX (dir.), collection "Les couleurs du Nuage", Nuage Vert, 2021.
  • UN RUGBY DES CAMPAGNES. Sport ou mode de vie ? (dir.), collection "Les couleurs du Nuage", Nuage Vert, 2021.
Depuis son enfance à Bobigny où il s'endormait en pensant que la bombe atomique pouvait détruire sa ville à tout moment, il a toujours eu le sens de la précarité, donc de l'urgence et de l'intensité. Après avoir failli mourir en 2026, cette image montre sa sérénité face à une INEXISTENCE médiatique dont il est en partie responsable. Elle lui pose juste la question de l'EFFICIENCE.
Depuis son enfance à Bobigny où il s'endormait en pensant que la bombe atomique pouvait détruire sa ville à tout moment, il a toujours eu le sens de la précarité, donc de l'urgence et de l'intensité. Après avoir failli mourir en 2026, cette image montre sa sérénité face à une INEXISTENCE médiatique dont il est en partie responsable. Elle lui pose juste la question de l'EFFICIENCE.

Les films

Laurent Gervereau a réalisé un film de fiction dans les années 1970, qui a disparu (bobines détruites). Il s'agissait d'un enfermement dans un appartement. La bande-son était constituée de cris d'horreur qu'il proférait.

Deux films artistiques expérimentaux :

  • 2005-2008 : La Peur des Images. Moyen-métrage (50 minutes)
  • 2009 : Ouf. Court-métrage (12 minutes)

Neuf films longs métrages ont été réalisés (1 h 45 en moyenne) avec des collaborateurs différents. Cinq sont sortis en salles en janvier 2011 sous le titre général de « cinéma espresso » alors que Laurent Gervereau était commissaire général en 2010 pour la Métropole Rhin-Rhône de 600 manifestations entre la France, Suisse et Allemagne sur le thème « Utopies et Innovations ». Ce sont des films qui veulent laisser chacune et chacun interpréter, comprendre des réalités sur différents continents.

  • 2010 : L'Info est-elle comestible ? Réalisé avec la collaboration de Cyril Stern.
  • 2011 : À travers les utopies. Réalisé avec la collaboration de Basile Remaury. Road movie entre France et Suisse sur des lieux d'utopies anciennes pour transformer la vie aujourd'hui.
  • 2011 : La fabrique des images hybrides. Réalisé avec la collaboration d'Emmanuel Chirache. Plongée dans le Japon avec une enquête à Hiroshima et la censure des images de la bombe puis, à travers Tezuka, les mangas et les films, l'histoire de la construction d'une culture mainstream mondialisée.
  • 2011 : La pauvreté, c'est quoi ? Réalisé avec la collaboration d'Alban de Chambrun. Seuls les Maliennes et les Maliens parlent : ils montrent la relativité planétaire et la lutte contre l'uniformisation dans une longue enquête à travers tout le pays, de Bamako à Kayes, Ségou ou Mopti, du pays Dogon à Tombouctou.
  • 2011 : Où sont les déchets ? Co-réalisé avec Othello Vilgard. Film expérimental à travers l'Inde, quasiment sans paroles, pour réfléchir aux questions de pollution, aux rejetés de la société (Adivasis considérés comme non humains), à la conception de la vie et de la mort.
  • 2013 : En attendant l'hiver... Réalisé avec la collaboration d'Emmanuel Chirache. Tourné à l'extrême nord du Nunavik avec les habitants, ce film montre des Inuit décidés à garder leurs traditions (chasse, pêche, propriété collective) à l'heure de graves changements climatiques.
  • 2013 : Politically InKorect ! Réalisé avec la collaboration de Jean-Hugues Berrou et Emmanuel Chirache. Sur Noël Arnaud, Dada, Alfred Jarry, Picasso, Jorn, Duchamp, Debord, Vian, l'Oulipo...
  • 2014 : Spectateur. Co-réalisé avec Raphaël Minnesota / Raphaël Girault. Laurent Gervereau s'enferme 24 heures devant la télévision et analyse ce qu'il voit.
  • 2025 : T TIME, Laurent Gervereau / Mister Local-Global : contre les "retardeurs criminels" des guerres matérielles, commerciales, médiatiques, s'occuper des priorités de "T", TERRA, la Terre, notre espace de vie commun (partenariat avec nuage-vert.com et citoyliens.fr).