TERRISTE OU ATERRISTE ?
UNITE DE VALEUR UNIVERSELLE
DEMANDE DE MODELE VECTORIEL POUR IMPRESSION SUR TOUS FORMATS : terrist.net / contact
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une de mes apparences :
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mes principes :
- je ne suis pas juste humaniste ou naturophile, mais terriste
- j'agis d'abord ici mais en pensant à l'ailleurs
- je veux perpétuer la diversité biologique et culturelle dans l'évolution
- je défends l'approche critique, pluraliste et expérimentale des sciences contre tout dogme établi et les sociétés du contrôle liberticides
- je pense le relatif dans la solidarité globale
d'un monde en interactions, avec non-violence et tolérance, au-delà des
frontières physiques ou mentales
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j'écris mon signe d'appartenance :
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cette carte d'adhésion volontaire à une non-organisation peut être
traduite dans toutes les langues. Humains, animaux, plantes ou autres
habitants terrestres s'inscrivent comme terristes dans notre aventure
commune si éphémère et si longue !
Plus les crimes guerriers se multiplient stupidement et les crimes écologiques et les génocides culturels et cette concentration exponentielle de l'argent sur une planète où on veut nous faire croire que tout s'achète et se vend, plus les communautés se raidissent sur leurs égoïsmes concurrents, plus l'espèce humaine devient dangereusement proliférante, plus devenir terriste est essentiel. Oui, prenons conscience qu'il n'y a pas d'autre planète Terre ! Partout nous ne sommes rien, mais partout nous sommes aussi le centre du monde !
Une vision diurne...
Désormais, chacune ou chacun d'entre nous devient Atlas : condamné-e à porter, non pas le monde ou la sphère céleste, mais plus simplement le globe terrestre. Nous devenons des humains-Terre, liés plus que jamais à notre planète, dont nous avons collectivement accéléré les évolutions et les périls. Nous portons une responsabilité collective, qui devient de facto individuelle aussi.
Notre figure mythologique serait ainsi Atlas, quand beaucoup nous voient comme des petits savants fous avec la déraison de la raison.
Moi, je nous pense plutôt comme des figures-balances, avec nos bras dépliés, sorte d'oiseaux mazoutés, en roulis perpétuel entre l'ici et l'ailleurs, la folie et la sagesse, la technique et le simple. Proies aimantées par les extrêmes. La philosophie de la relativité trouve là son emblème précaire : les humains dans leur environnement, aventuriers de la vie, ne cessent de balancer, en déséquilibre permanent.
La recherche expérimentale du choix éclairé est notre seule aiguille.
Nous autres, êtres humains, sommes Terriens, c’est-à-dire habitantes et habitants d’une planète que nous avons nommée Terre suivant une étymologie latine –et d’autres façons dans d’autres civilisations. Nous participons à un environnement global que nous ne subissons pas seulement mais sur lequel –fait récent dans l’histoire—nous agissons. La question du réchauffement climatique provoqué par l’action humaine est sous les feux de l’actualité mais les pollutions de l’air, de l’eau et de la terre ne sont pas moins graves. Par ailleurs, on ne peut nier que notre espèce est proliférante.
Il ne suffit donc plus d’être humaniste ou naturophile mais il importe désormais d’adopter une attitude « terriste » : défendre notre planète en défendant sa biodiversité et sa culturodiversité exceptionnelles –au sens propre d’exception dans l’univers. Aux destructions naturelles se sont pourtant ajoutés les génocides culturels dans une uniformisation consumériste des comportements : tout le monde pareil pour consommer de façon addictive des productions de masse.
Réagir en étant terriste, c’est affirmer un volontarisme : une défense environnementale globale. Et balayons tout de suite au passage la peur d’une proximité du mot « terriste » avec « terroriste » en affirmant que le terrisme est évidemment aux antipodes du terrorisme, des techniques de la « Terreur », et que le souci pacifique de la Terre bannit la violence du terrorisme et sa stupidité contre-productive (Guy Debord avait déjà démontré cela au sujet des Brigades rouges italiennes).
Mais comment agir ?
Le retour au local dans une connexion globale
Le retour au local est essentiel. Dans un temps où l’ubiquité nous occupe par écran interposé, il faut se soucier de la vision directe, autour de nous, avant la vision indirecte. Ce retour au local, aux circuits courts, de décision au plus proche, n’est pas une mise en avant d’un « localisme » qui serait un émiettement général pouvant aboutir à des affrontements d’égoïsmes concurrents. De surcroit, comment vivre ici en ignorant de grandes évolutions planétaires, notamment climatiques, qui passent les frontières et ont des conséquences directes sur la vie ici ?
La dimension nécessaire aujourd’hui est donc clairement locale-globale : s’occuper de son univers directement visible mais avec un souci global. Voilà pourquoi, dans tous les domaines, il importe de sortir d’une pensée pyramidale pour concevoir les choses de façon stratifiée avec des niveaux de décision stratifiés : locaux-régionaux-nationaux-continentaux et terriens.
La pensée nationale est morte. Elle a soudé des projets collectifs passionnants ou criminels. Elle doit faire place à une dimension clairement locale-globale, qui sont les deux dimensions où nous pouvons agir efficacement. Cela se fait déjà au niveau local. En revanche, constatons qu’il manque une dimension globale. Malgré l’ONU ou la Déclaration universelle des droits de l’homme, il n’existe pas un consentement autour d’un Pacte commun évolutif concernant l’ensemble des comportements dans leur environnement et qui induirait une justice et une police planétaires. Les peuples, et notamment les jeunes, poussent, mais il est temps de formaliser. Etre terriste c’est exiger de soi, des autres.
Etre terriste c’est aussi défendre les savoirs, car comment décider de façon lucide sans éléments de connaissance, et comment avoir des éléments de connaissance sans sciences et éducation. L’obscurantisme gagne du terrain partout quand le mot « culture » suscite mépris et haine et quand des religions contestent les faits et les recherches. La guerre des « fake news » a commencé de très longue date car les pré-propagandes ont jalonné l’histoire humaine.
Défendre l’ici et l’ailleurs dans l’évolution
Pour accepter un Pacte commun planétaire, il faut être au clair sur les questions de diversité bioculturelle. L’environnement de notre planète est caractérisé par l’évolution. Cette planète n’a jamais été figée et elle ne le sera jamais. Il faut donc bannir l’idée d’une « nature » (mot inexistant dans de nombreuses langues) à garder dans un bocal. Nature et culture s’interpénètrent. Non, ce qui importe est d’arrêter les destructions et altérations massives du vivant par les actions humaines.
D’autre part, être terriste consiste aussi à défendre la culturodiversité, la diversité de conceptions du monde dans la tolérance pour l’altérité. Voilà le grand danger aujourd’hui qui apparaît de deux façons : l’uniformisation par la norme des comportements ; les idéologies --religieuses ou non-- qui veulent s’imposer partout de façon autoritaire en excluant autrui. Une philosophie de la relativité doit s’imposer pour défendre la tolérance et l’expérimentation.
Partout, c’est bien un tri rétro-futuro qui doit s’opérer : réfléchir à son histoire locale et choisir ce qu’on veut garder et défendre et là où on veut innover. Ce tri s’opère au niveau individuel comme au niveau collectif. C’est là où l’histoire environnementale doit se développer formidablement pour apporter des éléments de connaissance. Elle obligera d’ailleurs à reconsidérer de façon salutaire l’histoire globale sous d’autres critères.
Etre terriste est donc le défi qui nous attend. En 1970, a eu lieu le passage de l’écologie scientifique à une écologie politique qui fut visionnaire mais inefficace car peu écoutée. Aujourd’hui, notre dimension locale-globale doit s’affirmer pour s’atteler à ce qui devrait nous importer prioritairement ici et partout.

il faut vivre maintenant en prenant chaque jour comme un bonus. Et s'organiser des moments privilégiés avec...
...un peu de pouésie !
Aujourd'hui, je dévore Humboldt et Bonpland et Lamarck (trop méconnu) et Aymonin, que j'ai filmé et écouté depuis l'Herbier national au Museum et devant l'herbier Malinvaud au Musée du Vivant.
L'album musical Veg Vibes couve après BOTAziK. Rassurez-vous (ou pas) j'aime la tête de veau et le saucisson aussi...
Mais les herbes m'envahissent...
Je suis botanisé !
Qui niera à l'ère du tout-écran et du tout médiatique, à l'ère des changements climatiques et des pollutions massives, que l'éducation aux images et l'éducation à l'environnement, sont des priorités éducatives majeures à tout âge partout sur la planète ?
Et pourtant... Voilà des priorités non-prioritaires car, passées les bonnes paroles, les décideuses et décideurs ont toujours plus urgent. De plus, de médiocres préoccupations corporatistes, défendant des prés-carrés de petits intérêts, bloquent toute vision globale.
Il ne faut rien céder. Voilà pourquoi Nuage Vert, héritier des partenariats avec la Ligue de l'Enseignement et le Musée du Vivant-AgroParisTech (decryptimages.net), s'est résolument lancé dans le développement de l'éducation environnementale (pour le versant biodiversité) et de l'éducation aux images (pour l'aspect culturodiversité).
Concrètement, cela a pris la forme d'une offre-relai sur des exposition en ligne téléchargeables gratuitement et des travaux à partir des collections de Nuage Vert. Le 18 mai, le grand préhistorien Jean Clottes est venu inaugurer le cycle "L'Art dans les villages", première étape d'une histoire générale du visuel à portée de toutes les familles. Le 22 septembre, juste après une participation au X-Trail -- et inscrit dans les Journées européennes du patrimoine, en liant symboliquement patrimoine naturel et culturel-- commenceront "Les Escapades de la bioculture" avec notamment une séance sur la Terre avant les humains (et déjeuner nature et concert, et promenades patrimoniale et ornithologique...). Cela débutera notre cycle public d'histoire environnementale.
Sans vouloir faire trop long mais en donnant des lignes que les pouvoirs publics (et privés aussi) devraient regarder, les images et l'environnement sont clairement nos deux priorités d'actualité. Elles nécessitent de développer les connaissances car connaître c'est disposer d'éléments pour former son jugement et choisir.
Pour les images, trois démarches s'imposent : avoir des repères dans le temps et dans l'espace par une connaissance de l'histoire de la production visuelle humaine ; savoir se poser des questions en analysant grâce à une grille d'analyse des images ; se familiariser avec la production et la création d'images en découvrant les techniques, les lieux et les créatrices et créateurs.
Pour l'environnement, de la même manière, trois démarches s'imposent : connaître l'histoire environnementale longue pour arriver à se situer ; découvrir et décrypter son environnement proche actuel de façon concentrique (ses lieux quotidiens, sa commune et sa région, son pays et son continent, la planète) ; être en contact avec les scientifiques, les associations, les praticiens, les entreprises, pour comprendre tous les enjeux qui sont les nôtres.
Ainsi histoire, analyse et ouverture sur lieux et actrices et acteurs sont fondamentaux.
Bon ya plus qu'à... ! En tout cas, Nuage Vert s'est résolument engagé sur ce terrain avec une dimension ludique et festive.
NO MONEY
Je construis une oeuvre où chaque pierre participe d'un bâtiment. Après chacune et chacun peut ne pas comprendre ou ne pas aimer le bâtiment.
Voici le dernier élément : un petit livre d'images (NA - New Anonymity) et de réflexions. Un livre très libre où j'inclus une pensée sur les déséquilibres patents de la financiarisation (absurdes même pour les théoriciens de l'économie libérale) avec la situation locale-globale planétaire dans les sociétés du contrôle qu'on nous organise au nom des meilleurs sentiments.
Cette réflexion sur le dépérissement monétaire nécessaire par rapport à d'autres formes d'échanges devrait probablement être gratuit ou pas cher du tout. Il est cher (17 euros) car pour pouvoir diffuser une version papier livrée à domicile sur simple paiement par carte bancaire lulu.com oblige ce prix...
J'ai souvent le sentiment de prêcher dans le désert, prophète des scorpions, quand la cacophonie tourne en boucle. Peu importe. La quête de la lucidité et d'une pensée durable doit nous occuper constamment en prenant date, même si la disparition rend souvent tout cela avec un goût de bouffonnerie dérisoire.
Allez donc acheter sur lulu.com si l'envie vous prend. Le titre ? "NO MONEY. Dépérissement de l'argent et recherche du simple à l'heure des sociétés du contrôle". Ouf... C'est peut-être mon dernier livre car j'ai envie d'explorer maintenant des créations musicales et plastiques.
UNE SERIE D'OEUVRES/IMAGES POUR LUTTER CONTRE L'OBSOLESCENCE PROGRAMMEE DES SAVOIRS ET DE LA CREATION !
La série de 8 figures intitulée "NA (New Anonymity)" vient de l'idée de prolonger en images ma lutte contre l'acculturation et l'inculturation ("Résistances des savoirs / Knowledge is beautiful"), commencée à Hong Kong le 3 novembre 2012.
Des personnes sont représentées en noir et blanc, tramées, telles des vues passées, et elles subissent l'agression d'un geste iconoclaste, comme il s'en fit déjà à l'époque antique.
Mes images peuvent circuler sans paiement de droits, juste en notifiant mon nom de créateur : Mister Local-Global. D'autres peuvent en inventer sur le même modèle.
J'aimerais que ces figures soient tirées sur très grands formats et puissent être exposées en intérieur ou en extérieur. Cela circulera
[pour ne pas vous faire jouer aux devinettes et assurer la pérennité identitaire de la personne : Emma Goldman]