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2027
2027 : NUAGE VERT - Centre des Alternatives
Les manifestations qui s'enrichiront pour 2027 !
Bienvenue !
2026
LIBERTE
En 2026, le thème des Rencontres-Promenades "Histoires de Passages..." des 16-17-18 juillet est LIBERTE (avec expo et un livre sur le poème, la tapisserie, la cantate). Notion de plus en plus essentielle et fragile dans les dystopies que nous vivons, activées par des retardeurs criminels sur la planète
Formidable ouverture à Gros-Chastang avec notre fidèle partenaire Jean-Marc Chirier de La Dordogne de Villages en Barrages, où Marie-Christine Bonnamour, après un marché de pays et un pique-nique joyeux, nous fait découvrir les Love Letters de Gurney
Encore de magnifiques moments partagés, comme lorsque nous avons promené avec Yves Desbuquois les photos découvertes d'Henry Coufourier de Regards Alpins que Nuage Vert a agrandies, tirées de plaques de verre entre 1910 et 1920. Accompagnées et accompagnés de la population, nous marchons dans la ville : Alexandra (Duchêne, qui a écrit le livre de référence Argentat-sur-Dordogne entre nature et culture) explique sur le lieu actuel les transformations de la ville
Je fais aussi, lors d'une mémorable après-midi au lac de Feyt, la présentation de MENTIR EN POLITIQUE et de VISITEZ L'HISTOIRE aidé des bénévoles, avant une soirée de rock australien grâce à Emmanuel Chirache
Le dimanche, une escapade à Saint-Céré dans le Lot pour vivre ce lieu magique, le château-atelier de Jean Lurçat. Dominant à 160° le paysage, avec ses immenses salles où les murs gardent les traces de peinture des grands cartons de tapisseries, Speedy Graphito fait visiter sa formidable installation de peintures dans la tour en dialogue avec Lurçat et l'histoire de l'art
Alexandra nous fait découvrir l'exceptionnelle tapisserie monumentale LIBERTE, chef-d'oeuvre de Résistance en 1943 d'après le poème de Paul Eluard. Restée dans une famille toulousaine depuis la guerre et jamais vue par le public, elle est antérieure à la version du Centre Pompidou
Emouvante avec sa matière pauvre de laine et de coton. Elle va rester au château-atelier grâce au département et à une souscription publique. Nuage Vert, qui a fait l'expo et le livre en 2026 sur le poème et les tapisseries et la cantate de Poulenc --mettant au point les recherches de façon inédite-- fera un prêt en 2027 au château-atelier pour montrer des documents originaux rares
T TIME
LES RETARDEURS CRIMINELS
Je récuse ces retardeurs criminels, les Trump, les Musk, les Poutine...
Le 22 janvier 2025, lors de l'investiture de Donald Trump où il mettait en scène de grotesques et funestes signatures de décrets dans une guignolade en direct planétaire, j'ai réalisé une petite vidéo placée sur ma page Facebook :
MOI AUSSI, JE SIGNE !
Je signai aussi publiquement : "Terristement"
Cela a été approuvé par 2 "like", preuve de l'atonie générale et du fait qu'il faut monter ses propres médias collaboratifs
Mais nous sommes nombreuses et nombreux à ne pas accepter la destruction actuelle de notre planète au nom de l'accumulation de l'argent
En 2026 sortait le petit livre T TIME (en parallèle du film) :
Le livre : T TIME
ELON MUSK OU LAURENT GERVEREAU ? Partout nous ne sommes rien, mais partout nous sommes le centre du monde Alors pourquoi subir servilement les idées d'un Elon Musk (ou d’autres humains) qui nous conduisent à l'autodestruction ? Laurent Gervereau / Mister Local-Global propose de fédérer les initiatives terristes pour défendre notre planète unique, l'espace de nos vies LISEZ T TIME !
ELON MUSK OR LAURENT GERVEREAU? Everywhere we are nothing, but everywhere we are the center of the world So why slavishly submit to the ideas of Elon Musk (or other humans) that lead us to self-destruction? Laurent Gervereau / Mister Local-Global proposes to bring together territorial initiatives to defend our unique planet, the space of our lives READ T TIME!
un livre et un film avec des dessins de G. Segard en partenariat avec Citoyliens : le temps de T, TERRA, notre planète unique
Alors, j'avais aussi écrit en 2025 "TRUMP OR ME ? ME !" et je le pense. Vous l'écoutez trop, vous ne m'écoutez pas assez ! Mais les réalités vont changer les points de vue et les rapports de force
FEMMES PIRATES
Femmes pirates
Anne Bonny, Mary Read et leurs camarades de flibuste
Peu de traces, grands fantasmes et signes libérateurs pour la GEN Z ! La piraterie fascine. Elle existe sous différentes formes dans le temps long. Mais c’est la piraterie maritime de 1640 à 1730 qui marque nos imaginaires. Tout part d’un livre publié à Londres en 1724 d’un certain Captain Charles Johnson : A GENERAL HISTORY OF THE PYRATES. Sur la page de titre sont mises en valeur deux femmes pirates : « With the remarkable Actions ans Adventures of the two Female Pyrates Mary Read and Anne Bonny ». Charles Johnson serait Daniel Defoe, l’auteur de Robinson Crusoé, ou le journaliste Nathaniel Mist. Très vite il est traduit et les mythes courent : Bonny, Read, la communauté pirate à Madagascar Libertalia… Aujourd’hui, la piraterie et les femmes pirates sont des symboles inspirants du metal rock aux mouvements féministes ou aux hackers. La Gen Z se soulève en Indonésie, au Népal, aux Philippines, au Pérou, à Madagascar ou au Maroc avec le drapeau de One Piece. Voici donc, à travers les collections rassemblées par Nuage Vert, une interrogation double sur l’« effet de réel » : pourquoi les pirates, et singulièrement les femmes pirates, nous fascinent (merci à Lucie Card pour son historique) ? / quelles sont les traces matérielles (merci à l’association Archéologie de la piraterie et à Jean Soulat pour son précieux article inédit) ? Alors, disons-le, la piraterie est une activité puissante de la guerre mondiale médiatique et des mafias. Elle est aussi une façon de dénoncer, d’alerter contre des sociétés méprisant au nom du profit et du pouvoir le devenir collectif de notre planète unique et des humains qui y prolifèrent. Oui, nous sommes à la fois pirates et piratées ou piratés !
UNE SOMME HISTORIQUE SUR UN SUJET CENTRAL : MENTIR EN POLITIQUE
(4e de couv)
DE LA MESOPOTAMIE A TRUMP
Ce livre se promène dans le temps avec des histoires variées. Laurent Gervereau a publié en 2000 Les images qui mentent et Un siècle de manipulations par l’image ou en 2007 La guerre mondiale médiatique. Créateur du Musée du Vivant en 2005 à AgroParisTech et d’une réflexion « T », TERRA, terriste, pour défendre notre planète commune unique, il a consacré sa vie aux images et à l’environnement. Il lie désormais les deux dans ce livre pour toutes et tous.
Le voilà tirant un bilan quand les « vérités alternatives » et le news market triomphent, quand aussi apparaissent des révoltes de la « GEN Z » sur plusieurs continents. Autrices et auteurs – avec l’aide active de Yohann Chanoir – dialoguent avec lui dans des études passionnantes et argumentées depuis les traces les plus anciennes (Mésopotamie) à travers notre planète. Voici un livre-événement : c’est tout simplement la première histoire chronologique sur ce sujet crucial.
C’est ainsi un livre indispensable au temps des retardeurs criminels, des violences étatiques et commerciales, des courses aveugles à la technologie par l’ubiquité du contrôle des esprits, les guerres d’influence, l’artificialisation des intelligences. Alors, imaginons, réfléchissons et apprenons ainsi à nous méfier pour inventer d’autres façons d’agir. Découvrez une somme vraiment unique destinée à s’y promener (de la Mésopotamie à Trump) – un livre-forêt et un livre générateur – à faire circuler comme antidote aux poisons qui cernent les humains !
(42 contributions, 354 pages, diffusé par Gallimard en librairies)
VISITEZ L'HISTOIRE à travers les affiches politiques en France depuis le XVIIIe siècle
240 pages avec les images de l'exceptionnelle collection d'affiches de NUAGE VERT décryptées par Laurent Gervereau. Une exposition à NUAGE VERT de janvier à juin 2027
Traversez l’Histoire en découvrant les étonnantes paroles et images de nos murs Ce livre montre en textes et en images le grand parcours d’un moyen d’expression essentiel de nos sociétés. Prenant l’exemple français avec des pièces rares de Nuage Vert, nous découvrons comment les affiches politiques apparaissent, comment elles deviennent visuelles à partir de la Première Guerre mondiale jusque dans les années 1970 et comment le support décline ensuite avec la baisse du militantisme et l’arrivée d’Internet. Les affiches politiques (ou d’ailleurs commerciales qui véhiculent des messages politiques) ont le grand mérite de s’adresser à toute la société. Tu passes dans la rue et – qui que tu sois — tu vois les affiches. Ce n’est pas anodin au temps de la guerre mondiale médiatique, des algorithmes et des déconnexions. Voici donc une leçon vivante d’Histoire, une ressource créative et un enseignement citoyen, quand la perte des repères permet toutes les manipulations.
LIBERTE. Le besoin d'un poème
LIBERTE est en péril aujourd'hui
Le poème d'Eluard me concerne directement car j'ai réalisé le seul film long-métrage sur Noël Arnaud qui a publié le poème
En 2025-2026, LIBERTE nous a fait travailler ensemble avec Alexandra (Duchêne) et, pour la première fois, nous faisons une conférence main dans la main le 8 octobre 2026 à Saint-Céré
LE LIVRE APPORTE UNE ENQUETE TOUT A FAIT NEUVE SUR LES EDITIONS DE CE POEME CELEBRE ET LA DECOUVERTE DE LA TAPISSERIE DE RESISTANCE DE JEAN LURCAT, SON "GUERNICA" de 1943
LIBERTE Un mot symbole de Résistance
Suivez son histoire entre publications, tapisseries monumentales et musique C’est en 1942 que Noël Arnaud publie à La Main à Plume pour la première fois le poème titré « Liberté » de Paul Eluard, devenu célèbre, symbole planétaire de Résistance. Laurent Gervereau a réalisé le seul film biographique sur Noël Arnaud. Il rassemble ici, grâce aux collections de Nuage Vert, les premières publications d’un texte mythique sur lequel beaucoup d’erreurs ont été dites ou écrites.
Ce livre a aussi le mérite d’une révélation majeure : la découverte de la tapisserie de 1943 Liberté de Jean Lurçat,restée dans la même famille depuis sa commande et jamais vue par le public. Un partenariat avec l’Atelier-Musée Jean Lurçat à Saint-Céré dans le Lot où elle est présentée et un texte inédit de Maria Alexandra Duchêne vous permettent d’en savoir plus sur ce Guernica de Jean Lurçat, cet acte majeur de Résistance fort de symboles universels.
Enfin, est évoqué une personnalité originale, le compositeur Francis Poulenc qui met en musique le poème en Corrèze dès 1943.
Tout cela est fortement d’actualité. La question de la « Liberté » reste en effet partout sur la planète un enjeu central aujourd’hui (états autoritaires, pressions multimédiatiques, contrôles numériques des individus…).
Oui, nous écrivons son nom pour résister : « Liberté »
2026 : NUAGE VERT - Centre des Alternatives
Ces passionnants rendez-vous de 2026 (et beaucoup d'autres réalisés au cours des expositions)
NUAGES, NUAGISME
NUAGE VERT MONTRE DES NUAGES, FAIT L'HISTOIRE DU CLIMAT, SENSIBILISE AUX QUESTIONS DES TRANSFORMATIONS ENVIRONNEMENTALES ET SOCIALES
REVER D'UN NUAGE
Nuage Vert est basé à Argentat-sur-Dordogne. Le nom poétique a été choisi pour évoquer l’aspect mobile des nuages et le végétal, une façon de réconcilier nature et culture. Depuis des années des événements sont créés pour favoriser des échanges sur les pommes comme sur le rugby, pour mettre en valeur les forces vives du territoire (Les Mercredis du Nuage), pour connaître l’histoire locale et en préserver le patrimoine avec des dons des familles, pour rassembler et sensibiliser aux enjeux collectifs à l’heure des changements climatiques.
L’exposition Nuages, nuagisme s’ouvre le samedi 26 septembre à 11h. Elle s’imposait à Nuage Vert. Nous avons toutes et tous été touchés par la canicule estivale. Cela pose des questions directes pour l’agriculture et l’élevage et les forêts, pour la gestion de l’eau comme la végétalisation des villes. Cette exposition aborde ces sujets en donnant une profondeur historique.
Pour l’inauguration, Frédéric Chignac (auteur du roman Le dernier nuage) viendra nous parler du personnage étonnant de Luke Howard, celui qui nomma les nuages et fut un pionnier de la météorologie. L’expo permet de voir son ouvrage en deux tomes avec les planches aquarellées de ses mesures météorologiques à Londres publié en 1818-20. Elle met en valeur aussi un pionnier méconnu essentiel François Antoine Rauch avec sa publication originale qui s’adresse au premier consul Napoléon Bonaparte en 1802 pour le convaincre de l’influence de la végétation sur le climat : un ingénieur visionnaire.
Mais ce sont aussi les nuages dans la pop culture (cinéma, bandes dessinées) jusqu’au marchand de sable de Bonne nuit les petits ou Zaho de Sagazan, qui naviguent joyeusement dans cette expo. La peinture monumentale du street-artiste Paella, hommage aux nuages, est exposée pour la première fois, comme est évoqué le mouvement artistique méconnu le « nuagisme » animé par Julien Alvard.
Une manifestation riche, variée et traitant avec recul des grandes questions de notre actualité (l’apparition en 2017 de « pyrocumulonimbus » au Canada, qui se formèrent en Gironde cet été).
LES CABANES DES KRIZEK : SAUVETAGE ET VALORISATION
Le cabinet ABF-Lab avec Etienne Feher est venu aider NUAGE VERT dans son appel international à sauver et valoriser les cabanes des Krizek à Goulles en Corrèze (matériaux locaux, insertion environnementale, autonomie énergétique...)
Michel Thévoz, créateur de la Collection de l'art brut à Lausanne avec Jean Dubuffet, soutien cette action prioritaire, comme Anna Pravdova du musée national de Prague
Nuage Vert réalise --en synergie avec le propriétaire au château du Rieux-- les travaux de préservation et rassemble des témoignages autour de ce couple, qui a construit ces cabanes au début des années 1960. Krizek se réfugie en France en 1949 et réalise la deuxième exposition de l'art brut. Il fait partie du groupe surréaliste avec Toyen et André Breton. Le FRAC Limousin sauve des oeuvres. Nuage Vert relance l'intérêt lors d'Histoires de Passages. En 2026, le musée des beaux-arts de Brest lui rend hommage
A Goulles, Krizek fabrique tous ses objets, vit en autarcie avec son potager et ses arbres fruitiers, pratique l'apiculture
Le projet, respectueux de l'environnement, se veut polyvalent pour accueillir tous les publics, permettre des ateliers, servir de relai aux entreprises et associations, permettre des ateliers, inciter à des découvertes naturelles avec la Réserve régionale des Tours de Merle...
RAPA NUI, les rêves de l'Île de Pâques
RAPA NUI. Les rêves de l'île de Pâques
EXPOSITION D'UNE EXCEPTIONNELLE COLLECTION D'AFFICHES DU PLUS GRAND GRAPHISTE RAPA NUI , CESAR AGUILERA, AVEC DES PHOTOS INEDITES DE CETTE ILE MYTHIQUE
Conférence à Nuage Vert le samedi 7 novembre à 11h d'Anne Maumont du Muséum de Toulouse et son mari ethnobotaniste, qui vont "debunker" les erreurs souvent racontées :
"RAPA NUI. Comment expliquer l'histoire et les réalités de l'île de Pâques"
Anne Maumont a coordonné la publication des 3 expositions sur l'Île de Pâques entre Toulouse, Rodez et Figeac
PAYSAGES MUTANTS
Placid est un gouacheur nomade qui REGARDE. Nous avons l’habitude de passer sans voir. Notre quotidien est devenu invisible, une sorte de décor familier qui ne nous surprend plus. Quelle erreur, quelle perte… Et pourtant tout ce que nous appelons « paysages », « points de vue », « panoramas », sont façonnés par la présence des humains et se transforment profondément à travers le temps.
Placid est venu décrypter en images peintes le pays d’Argentat-sur-Dordogne en plusieurs séjours.Il est un révélateur. Il nous montre des détails, des angles de vue qui apportent des éclairages sur la façon dont notre environnement change. C’est un éclaireur précieux et talentueux. Daniel Mallerin retrace ici son parcours, pérégrinant sur les terres argentacoises. Nous avons aussi la chance que Valérie Masson-Delmotte ait accepté de nous expliquer dans un article inédit comment les dérèglements climatiques ont leur part à ces modifications.Laurent Gervereau décrit, lui, de façon plus générale l’évolution de la notion de « paysage » dans la peinture, le dessin, la sculpture ou la photographie à travers les riches collections de Nuage Vert. Marc Taverdet enfin raconte, à partir de sa thèse de référence, comment on vivait à Argentat au XIXe siècle.
Dégustez ces façons de voir passionnantes, qui nous ouvrent l'esprit face à notre environnement en transformations !
2025
NATURE DANS LES CIMETIRES, CIMETIERES DANS LA NATURE
La deuxième expo avec le plus grand photographe international des cimetières (et une importante donation à Nuage Vert). Le travail inlassable de l'exceptionnelle Anne Chabot
ANDRE CHABOT, LE PHOTOGRAPHE DE LA VIE DANS LA MORT !
Résumé :
André Chabot, le photographe de la vie dans la mort
L’œuvre d’André Chabot est considérable. Depuis les années 1970, il a fait des cimetières son lieu d’action et de découvertes. Il s’est ainsi promené à travers la planète pour fixer les images de ces jardins clos où les vivants placent leurs morts. Lieux de transmission et de recueillement, ils sont des lieux de vie à plus d’un titre. En effet, chaque sépulture est une interprétation de l’existence d’une ou plusieurs personnes. Et ce sont les vivants qui vivent dans les cimetières pour dialoguer avec les disparues et disparus. Mais la nature y occupe une place importante car ces terrains soustraits à l’urbanisation souvent sauvage ou égarés dans les campagnes recèlent faune et flore et représentent faune et flore. Voilà pourquoi la vie environnementale dans les cimetières est un conservatoire de nos regards sur nos proches et un révélateur de nos façons de vivre. Merci à ce grand artiste !
BARRAGES ET POP CULTURE
Argentat-sur-Dordogne est un pays de barrages hydro-électriques. Si des villages ont été noyés (Nuage Vert détient la série de dessins de Tanguy Crovisier sur les villages engloutis), les barrages sont une énergie verte, modulable et ils ont abouti à la création du plus grand couloir forestier de France.
Nuage Vert a été soutenu par EDF Hydro depuis l'origine (merci notamment à Jean-François Escapil-Inchauspé pour son écoute, sa culture et ses curiosités). En 2025, une expo BARRAGES ET POP CULTURE a permis de montrer des pièces rares (comme cette affiche du film de 1956 avec Gérard Philippe). Elle a été montrée en partie ensuite au barrage du Chastang
UNE HISTOIRE TEXTUELLE ET VISUELLE DES CAMPAGNES FRANCAISES
Une expo qui a marqué toutes les générations et tous les milieux sociaux. PIERRE COLLOMBERT A FAIT UNE DONATION IMPORTANTE DE PHOTOS ORIGINALES DEPUIS LES ANNEES 1960 A NUAGE VERT. Il a sillonné les territoires ruraux 6 à 7 fois par an pour Jeunes Agriculteurs. Il est venu 2 fois à Argentat pour les Rencontres-Promenades "Histoires de Passages..."
Marc Dufumier a accepté d'écrire un article de fond sur les transformations des campagnes françaises depuis les années 1960
NUAGE VERT porte ces images et ces réflexions
Résumé :
Le plus grand photographe du monde rural français et le grand agronome Marc Dufumier
L'agronome Marc Dufumier vous explique les profondes transformations du monde rural, accompagné par les images du photographe des campagnes françaises Marc Dufumier soutient depuis l’origine Nuage Vert, contribuant notamment à Vivre avec la biodiversité en 2021 et faisant partie de son conseil scientifique. Il a succédé à René Dumont à AgroParisTech et est un des pionniers de l’agroécologie en France et sur différents continents. Pierre Collombert a traversé la France rurale depuis les années 1960. C'est le grand photographe des campagnes françaises. Il a donné des tirages originaux à Nuage Vert qu'il a légendés et encadrés lui-même. Il est venu plusieurs fois aux Rencontres-Promenades "HIstoires de Passages". Voici donc une réflexion de Marc Dufumier sur les profondes transformations des campagnes en France métropolitaine (avec des ouvertures sur la situation planétaire) qu'accompagnent les vues de Pierre Collombert (classées chronologiquement). UN TRAVAIL SENSIBLE QUI PARLE A TOUTES ET TOUS sur des enjeux pratiques, historiques, de vie quotidienne, dans un dialogue dont nous nous réjouissons !
PIONNIERES ET POP CULTURE
PIONNIERES ET POP CULTURE. Voilà le thème des Rencontres-Promenades "Histoires de Passages..." en juillet 2025
Voilà aussi l'expo prêtée gratuitement PIONNIERES ET POP CULTURE, dont vous voyez le premier panneau avec une planche originale de la bande dessinée de Yannick Lelardoux sur la Corrézienne Jeanne Villepreux-Power, pionnière de la biologie marine et qui inventa l'aquarium
Marie-Hélène Le Ny a confié à Nuage Vert une sélection de ses portraits de femmes scientifiques. L'idée est de la prêter largement pour donner des vocations aux jeunes filles : c'est un enjeu très important, notamment dans le monde rural. L'expo a été montrée à Argentat tout le mois de juillet au pied de la mairie dans une galerie publique. Et elle circule
MARIE-HELENE LE NY ET MARC-ANDRE SELOSSE
Marie-Hélène Le Ny a exposé à la galerie parisienne NUAGE VERT : GOOGLECRYPT, une exposition avec des visions critiques des vues aériennes de Google
Elle réalise des invitations d'autres artistes et différents événements : voici la soirée avec Marc-André Selosse le 17 mai 2025
MEMOIRES DIALOGUEES GERVEREAU - YE XIN
Mémoires philosophiques
Voici mes souvenirs provisoires sélectionnés avec des réflexions générales et des intermèdes poétiques
L'artiste et grand calligraphe chinois Ye Xin --avec qui j'ai une connivence créative longue-- a accepté de dialoguer avec des peintures (reproduites dans le livre) se dépliant sur plus de 6 mètres à Nuage Vert
Il est venu faire une démonstration de calligraphie à Nuage Vert
Résumé :
Le texte est images
C’est quoi être « terriste » ? C’est ne pas se contenter d’être Terrienne ou Terrien (bref, des humains qui vivent sur la planète Terre) mais vouloir défendre cette biosphère tellement diverse où s’agitent notamment des humains proliférants. Mister Local-Global a publié en 2022 – sous le nom apparent de Laurent Gervereau – INEXISTER mes vies de terriste. En 2025, face aux « retardeurs criminels », il a lancé T TIME pour se concentrer sur nos conditions d’existence communes planétaires, notre « T », TERRA, notre Terre unique. Voici une version modifiée de ces mémoires dans des DI-VERSIONS, des versions doubles entre textes et images créées spécialement par l’artiste calligraphe YE XIN. Cet échange, ce dialogue, change la perspective et vous offre une nouvelle vision à travers un objet communément dénommé « livre ».
LES MERCREDIS DU NUAGE
Jean-François Beaud à la manoeuvre, menuisier compagnon du Tour de France, inaugure le 15 janvier 2025 les rendez-vous mensuels des MERCREDIS DU NUAGE. C'est un milier très talentueux de Nuage Vert qui a notamment créé la reconstitution de la cabane de Thoreau, la Roue de bicyclette de Marcel Duchamp ou le Profilo Continuo de Renato Bertelli (pour une réflexion sur la propagande)
Les Mercredis du Nuage
C’est pratique !
(et c’est gratuit !)
L’idée est de découvrir et de se rencontrer. Nuage Vert (bâtiment du jardin public d’Argentat-sur-Dordogne) vous invite gratuitement toutes et tous un mercredi par mois de 18h30 à 19h30 pour des séances de démonstration avec des actrices et acteurs du territoire qui expliquent leurs savoir-faire et leurs passions en vous faisant participer
PAPAS ET PATATES
Nuage Vert travaille de longue date sur les questions de nourriture ou de gastronomie : l'expo fondatrice MANGER en Corrèze et ailleurs ou les interventions de l'historien de la nourriture Denis Saillard (comme autour de son livre Pain et liberté: Une histoire politique du pain au SILO en 2023)
En 2025 PAPAS ET PATATES montrent les origines des 3000 pommes de terre aux Andes à travers des photos inédites et les pommes de terre en France dans la pop culture avec une formidable enquête de Geneviève Martignac auprès des familles argentacoises pour révéler leurs recettes (audible en direct dans l'expo avec les portables)
VALERIE MASSON-DELMOTTE CAPTIVE LE PUBLIC AU CAMPING DU LAC DE FEYT
Une après-midi et une soirée d'échanges au lac de Feyt le 19 juillet 2025 avec Valérie Masson-Delmotte, qui passionné le public pendant plusieurs heures autour des changements climatiques en Corrèze et ailleurs
Les traces d'une Internationale Terriste
Le vendredi 25 avril 2025 (Fête de la Libération en Italie), dans le petit village de montagne Cosio di Arroscia, Laurent Gervereau / Mister Local-Global sur les traces d'une Internationale Terriste : ici dans le bar où le 28 juillet 1957 au matin après des dérives oenologiques de cave en cave Simondo, Debord, Jorn, Berstein, Pinot-Gallizio, Olmo fondèrent l'Internationale Situationniste (et n'oublions pas Elena Verrone, dont le mariage avec Piero Simondo eut lieu juste avant en juin 1957 à Alba, et Ralph Rumney avec Pegeen Guggenheim, Ralph qui prit les 38 photos aujourd'hui célèbres conservées désormais à Columbia University à New York).
Laurent Gervereau / Mister Local-Global :
"J'ai posé pour l'Histoire sur les traces d'une Internationale Terriste dans ce petit village devant la maison de Piero Simondi et aussi à l'intérieur du minuscule bar sur la place de l'église où fut créée l'Internationale Situationniste. Après avoir diffusé mon film T TIME, il est vraiment temps de lutter contre les retardeurs criminels, de se donner des buts terristes ici et pour les humains sur leur planète vitale".
CONTRE LES RETARDEURS CRIMINELS : T TIME
Je ne peux accepter la folie criminelle de certains humains
T TIME. A film (and 17 videos) by Laurent Gervereau / Mister
Local-Global produced in early 2025 to start from the priority of
humans, our living space: “T”, TERRA, the Earth, our unique common
planet. While on different continents there are « criminal delayers »
busy with material, commercial and media wars, we must take care of the
essential, our common environment, here and everywhere. This means
acting differently for what is directly visible, what surrounds us, and
weighing on the central collective concern: the future of our biosphere
and therefore human actions. An atypical film. A practical film. A film
to shake you up. T TIME!
2024
ETES-VOUS IDIOTS ?
En partenariat avec la Maison John et Eugénie Bost à La Force, ce livre aborde la question de la normalité et l'évolution de nos conceptions de l'altérité
Nuage Vert montre des collections précieuses et des spécialistes enrichissent la compréhension du terme IDIOT qui nous provoque
Résumé :
L’idiotie, handicap ou insulte ?
Se faire traiter d’idiot ou d’idiote reste une insulte. L’idiotie relève ainsi dans la conscience populaire d’une catégorie à vrai dire sans frontières qui passe par la connerie, l’imbécillité ou la bêtise. Ce fut jadis (du latin « idiota ») une façon de caractériser les personnes aux facultés mentales diminuées, les « sots » ou plus. Désormais, il s’agit principalement d’attaquer les « autres » par celles et ceux qui se croient normaux. Bref, ce livre va vous permettre de plonger dans l’univers nécessaire de la remise en question. Il vous apprendra (avec des documents rares) la naissance au début du XIXe siècle de la notion médicale d’idiotie (Esquirol puis Séguin). Il vous fera découvrir tous nos usages du mot et de ses synonymes à travers Iggy Pop comme une assiette du Second Empire. Au-delà de l’amusement, c’est donc une vraie interrogation sur la normalité qui vous est proposée grâce aux autrices et auteurs (merci beaucoup pour la qualité des contributions !) et aux collections originales de Nuage Vert et de la Maison John et Eugénie Bost, avec la généreuse participation du Musée de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris.
SUPER-HEROS, SUPER-HEROINES
Une riche iconographie (des collections de Nuage Vert) et des textes de référence qui montrent comment ce fantasme du SUPER commence dans la littérature au XIXe siècle (après les mythes antiques) puis par le cinéma, avant de gagner la bande dessinée dans les années 1930. SUPER PASSE AUX AVEUX ! Vous comprendrez l'origine de vos fantasmes (ou pas, car cela ne m'a jamais fasciné...) !
Résumé :
Super-humains : une origine française
Aujourd’hui super-héros et super-héroïnes prolifèrent, marqués par la pop culture étatsunienne puis japonaise. Signe des temps. Ce livre va vous permettre d’en comprendre les origines du XIXe siècle à 1949 (loi sur les publications destinées à la jeunesse en France) et de réfléchir à ce phénomène, comme Nuage Vert avait travaillé à une grande histoire des dystopies – qui n’est pas sans rapport. L’originalité du livre est de s’intéresser au passage entre différents supports qui s’influencent. Les prototypes du super-héros sont à rechercher au cœur du XIXe siècle industriel avec la littérature populaire française et le Rodolphe d’Eugène Sue ou Monte-Cristo d’Alexandre Dumas. En 1909, apparaît la première super-héroïne – L’Oiselle qui devient Véga la Magicienne-- imaginée par René d’Anjou (en fait l’Angevine Renée Marie Gouraud d’Ablancourt). Mais vous découvrirez aussi le cinéma avec Fantômas et Musidora et bien sûr la bande dessinée qui se développe massivement dans les années 1930 et 1940 quand les États-Unis deviennent l’influence planétaire prépondérante (imposant le phylactère). Ce livre est important car – outre les pièces rares des collections de Nuage Vert qu’il vous montre – il explique nos peurs et nos volontés de puissance, alors que nous nous interrogeons pour la survie de l’espèce humaine sur une planète en grandes mutations. Merci aux spécialistes qui ont bien voulu accompagner cette aventure : Carole Aurouet, Laurent Véray, Gilles Ratier et Didier Klingler.
DEVIRT
Quelle question est plus importante dans cette première moitié du XXIe siècle ?
DEVIRT !
Résumé :
Ne nous laissons pas résumer ! Dévirtualisons-nous !
Ce livre part d’un double constat pour les humains aujourd’hui. D’abord, le constat d’être résumés, pitchés, siglés, de devoir se construire une image de marque (commerciale, religieuse, nationale, sexuelle, sociale, corporelle...). Spectateurs-acteurs de l’injonction à paraître, à entrer dans un jeu de rôle, à subir les « codes » des sociétés du contrôle. Tout cela se fait au nom d’un « progrès » techniciste commercial et d’idéologies impérialistes ringardes, quand ce sont nos conditions de vie elles-mêmes qui sont en jeu. Concomitamment, s’impose le constat de l’accélération partout de l’injonction virtuelle, happés par l’ailleurs qui importe plus que le directement visible. Les faits ou les idées n’importent pas mais seulement leur promotion et leur commercialisation dans une guerre mondiale médiatique. Laurent Gervereau / Mister Local-Global vous invite alors à prendre conscience de nos identités imbriquées et évolutives, constante de l’histoire humaine. Il souligne l’importance des marges face à la norme et à l’automation, comme capacité à évoluer et réinventer. Sans forcément prôner la déconnexion totale au temps où nos réalités vont de l’ici à la planète et au cosmos (le climat ou les pollutions ou les guerres ou les asservissements ignorent toute frontière), il défend des choix rétro-futuros évolutifs dans une dévirtualisation (DEVIRT) et une modestie médiatique avec une défense de la relativité (biodiversité et culturodiversité). Bon, c’est court, lisez, c’est utile.
10 ANS DEJA ENSEMBLE !
Les 10 ans de la création des Rencontres-Promenades "HIstoires de Passages...", dont Cabu avait dessiné et offert la première affiche
Là, un concours participatif avec 3 institutions local sur les "handicaps" (nous travaillons régulièrement ensemble) a abouti au choix de cette affiche créée par Gaël de la Maison des Trois Chênes à Rilhac-Xaintrie
C'est cette année qu'est éditée la Carte des Trésors du Nuage avec les oeuvres offertes par les artistes sur le territoire
CARTE DES TRESORS DU NUAGE
Pour les 10 ans des Rencontres-Promenades "Histoires de Passages...", G. Segard --qui nous accompagne avec fidélité et talent-- a maquetté cette carte permettant de découvrir les oeuvres offertes par les artistes au pays d'Argentat. Ainsi, on découvre les paysages et les personnes en découvrant les oeuvres
G. Segard a conçu aussi la sculpture des Seumons amoureux, inaugurée avec notre partenaire fidèle depuis les débuts : EDF Hydro, au pied du barrage d'Hautefage
HIPPIES ET CONTRE-CULTURE
La contre-culture dans les sociétés européennes et nord-américaines de 1945 à 1975
Ce sujet, qui nous concerne toujours, a permis d'inventer d'autres façons de vivre et de récuser la course polluante technico-commerciale
Bernard Plossu a eu la générosité de nous offrir des photos de 1967 à San Francosco, dont certaines qu'il venait juste de récupérer
L'iconographie est très riche et diverse
Et ce livre, outre de pouvoir travailler avec Thierry Paquot qui est un bel esprit, a eu comme conséquence le fait qu'en août 2023 en le préparant, Gérard Aimé m'a informé du décès de Philippe Bone et m'a demandé de reprendre l'association et ses archives. C'est raconté dans le livre, photos à l'appui ! Une incroyable aventure qui a abouti à NUAGE VERT - Centre des Alternatives au 122 rue de Bagnolet (Paris 20e) avec une association soeur dont Speedy Graphito a créé la façade
Résumé :
HIP, HIP, HIPPIES ! Amour, paix, rêves et retour à la terre
Existentialisme, Beat Generation et hippies : comment changer sa manière de vivre ?
Quand on pense aux hippies, souvent cela fait sourire en songeant à des «babas cool» irréalistes. Et pourtant. Ce livre a le mérite de ne pas juste faire l’histoire de ce mouvement émergeant avec le Summer of Love de 1967 à San Francisco. Il illustre (grâce aux collections de Nuage Vert et à l’apport très précieux du photographe Bernard Plossu) la mise en avant d’une contre-culture après-guerre cherchant à transformer le rapport entre les individus, les liens avec la Terre, la mixité des civilisations et le refus d’une folie consumériste destructrice de l’environnement. Cette poussée libertaire résonne fortement aujourd’hui où les questions de libertés se posent et celles d’une autre organisation des humains dans la biosphère. Non seulement, les hippies n’étaient pas ridicules, mais ils ont anticipé beaucoup de nos questionnements actuels. Etre minoritaire signifie parfois parler à toutes et tous depuis ici sur les enjeux communs planétaires.
L'IA : TOUT EST FAUX, TOUT EST VRAI
TROIS FEMMES PIONNIERES ET LE DEFI DE NOS HYPER-CONNEXIONS
ChatGPT est lancé en 2022. En 2024, Nuage Vert lance cette réflexion historique avec Robby le Robot de Planète Interdite (1956)
Résumé :
L’IA est le révélateur de nos vies mi-réelles, mi-virtuelles
Ce livre n’est pas juste un énième article sur l’Intelligence Artificielle pour s’affoler des conséquences de cette technique. Elle n’est pas plus coupable que l’imprimerie en son temps ou la télévision. Elle est la conséquence plus vaste d’un fonctionnement des humains où la vision directe finit par importer moins que la vision indirecte et où la course à l’automation fabrique des physiques augmentés (avec d'importants enjeux éthiques et énergétiques). Ce livre dévoile son histoire longue à travers le rôle pionnier de 3 femmes avant 1850 : Mary Shelley, George Sand, Ada Lovelace. Désormais, c’est bien la conception de l’action des humains dans la biosphère sur la planète qui importe. L’IA est en fait une conséquence qui pose la question brûlante du tri rétro-futuro. Accessoirement, elle bouscule des professions mais surtout secoue notre rapport à ce que nous appelons le « réel ». Emmenés par Laurent Gervereau qui écrivit dès 2000 Les Images qui mentent et Un siècle de manipulations par l’image, vous bénéficiez ici des créations d’Yves Desbuquois, Gérald Lucas et Thomas Cazals ou d’une définition de l’IA par l’IA. L’IA est un révélateur. Oui, prenez-vous en mains et interrogez-vous sur quel réel vous vivez et quel réel vous souhaitez !
CHEMIN DE PENSEES
Nous voici le 19 juillet 2024 à Hautefage. C'est filmé par Citoyliens. J'inaugure le CHEMIN DE PENSEES et marche avec le public pour parler de chaque panneau
Voici le dernier qui nous dit : "NO WISDOM" ("PAS DE SAGESSE")
NOUS MIGRONS
NOUS SOMMES TOUS DES AFRICAINES ET AFRICAINS car homo sapiens est parti de ce continent pour migrer sur les autres. C'est ce dont je parlais dans mon film au Mali avec Samuel Sidibé à Bamako
Les changements climatiques aujourd'hui risquent déjà de provoquer de notables MIGRATIONS INTERIEURES aux pays
Donc voici un petit livre pas cher pour comprendre ces mutations auxquelles nous n'échapperons pas et quelles attitudes adopter
Résumé :
Humains migrateurs
Mister Local-Global (Laurent Gervereau) a initié en 1998 l’exposition (et le livre) qui fut marquante : TOUTE LA FRANCE sur 100 ans d’histoire de l’immigration en France. Il revient ici sur cette question au temps où le sujet des migrations ne cesse de traverser l’actualité pour des raisons idéologiques et pratiques. Toute sa pensée locale-globale terriste est motivée par des enjeux actuels avec d’abord les conséquences des transformations environnementales. Les dérèglements climatiques (montée des mers, désertifications...) mais aussi les pollutions (terre, air, eaux...) auront des conséquences massives qui ne peuvent en effet être ignorées. NOUS, HUMAINS, AVONS TOUJOURS MIGRE ET MIGRERONS DONC MASSIVEMENT DANS LES ANNEES A VENIR —A L’INTERIEUR DES « PAYS » COMME DE CONTINENT A CONTINENT. Alors, plus que jamais, se pose la question de comment nous voulons vivre ici et quelles actions continentales et planétaires nous mettons en œuvre pour agir sur la biosphère d’une planète unique, celle où les humains se déplacent. Tout le reste est virtuel. Dans ce cadre, la question sécuritaire est légitime partout car personne ne veut vivre le danger permanent, mais elle dépasse totalement la question des migrations intérieures ou extérieures. C’est donc bien l’organisation générale des humains et leurs organisations particulières qui sont en jeu dans un temps où il faut choisir pour ne pas être choisi, penser les évolutions dans un tri rétro-futuro ou s’abandonner soit aux sociétés du contrôle (SUREX), soit à l’émiettement des égoïsmes cacophoniques au jour-le-jour dans les diverses situations terrestres (le KAOS). Puisse ce livre contribuer à nous faire échapper aux assignations identitaires, à saisir nos attachements cumulés et la nécessité de combiner culturodiversité, solutions expérimentales individuelles et locales, avec les interdépendances environnementales obligeant à des comportements solidaires, planétaires et locaux. Bref, arrêter de détruire et de s’autodétruire.
PREMIERE EXPO A NUAGE VERT - Centre des Alternatives
Six mois après avoir repris l'association, nous avons assaini, trié, sauvé les archives sur les cultures alternatives de Philippe Bone et transformé l'espace en galerie pour accueillir du public (gigantesque travail associatif)
En septembre 2024, G. Segard réalise la première exposition. Dès cette date, commencent des animations (conférences, concerts, projections...)
Merci à lui !
Parallèlement, une étudiante travaille sur les archives que nous avons inventoriées par grandes catégories et rangées
SPEEDY GRAPHITO CREANT A NUAGE VERT
SPEEDY GRAHITO crée le 15 mai 2024 la fresque de la façade de NUAGE VERT - Centre des Alternatives au 122 rue de Bagnolet (Paris 20e)
MERCI A LUI !
Le début d'une belle aventure
NATURISME CONTRE NUDISME ?
Avant l'expo au MUCEM, Nuage Vert s'intéresse à ce sujet passionnant, mêlant idées libertaires et écologiques, hygiénisme et libération sexuelle
Gauthier Azou m'a soufflé le sujet. Sylvain Villaret a écrit l'article de référence
Résumé :
Naturisme contre nudisme ?
Petite histoire des corps et de l'écologie à l'émergence des loisirs (1890 - 1965)
La nudité n’est pas un appel sexuel. L’histoire du naturisme est liée aux pré-écologistes libertaires et hygiénistes ou naturopathes à la fin du XIXe siècle (Reclus, Just, puis Carton ou les frères Durville), parallèle au végétarisme, à l’union libre ou au pacifisme et au féminisme. C’est donc très différent des appels à la libération sexuelle de l’après-68, du libertinage et du porno. Vivre nu est vécu comme un acte révolutionnaire dans une Europe qui s’est habituée à masquer la nudité (parée chez certaines populations sur d’autres continents) ou à jouer le montré-caché. Nuage Vert a abordé partiellement ces sujets dans l’histoire des cabanes ou celle de la marche, le pacifisme et maintenant les hippies. Voici donc une petite histoire du naturisme depuis la fin du XIXe siècle qui l’inscrit dans les courants de pensées (libertaires, hygiénisme ou congés payés du Front populaire), montre son institutionnalisation dans les années 1950 avec le couple Lecocq à Montalivet en Gironde et ouvre le prisme sur l’émergence du retour à la nature lié aux loisirs comme ceux d’Argentat (canoé dès les années 1930, campings...). Nu ou nue ou pas, ce naturisme est au cœur de notre rapport à l’environnement et au cosmos. Intéressant, non ?
2023
LA VIE VEGETALE
La vie ce sont les plantes aussi.. Magnifique affiche de Speedy Graphito, un artiste qui a construit une oeuvre et décrypte (comme Erro auparavant) les images de notre époque en séries visuelles. Je l'apprécie artistiquement et humainement. Il s'est appoché d'Argentat
Alors, un seul slogan pour les musées et médias et critiques de la planète : OUVREZ LES YEUX !
COMMENT ET POURQUOI FAIRE DE L'HISTOIRE STRATIFIEE ?
J'ai créé l'histoire du visuel car il est aberrant, quand tout se mélage sur les même supports, de continuer à défendre des catégories qui explosent en défendant des prés carrés comme l'histoire de l'Art (terme qu'on aurait de la peine à définir)
Pour ce qui concerne l'Histoire, il nous faut comprendre que désormais nous vivons des réalités stratifiées du local au terrestre. Il faut donc faire de L'HISTOIRE STRATIFIEE
Les institutions dormaillent, alors qu'elles sont dépassées par les événements... WAKE UP !
Résumé :
Sous la direction de Laurent Gervereau
Ce livre est une ébauche sur un sujet inconnu et qui devrait occuper une place importante dans la recherche et les enseignements. En effet, nous vivons quelque part et ce quelque part possède une histoire locale. Sa connaissance nous est indispensable pour nous situer et avoir des repères sur une planète du multi-écrans et de la confusion généralisée. Mais peut-on séparer cette histoire locale d’une histoire régionale, des histoires nationales et continentales et de notre aventure terrestre commune (partout, nous subissons les conséquences de ce qui se passe ailleurs) ? Voilà, vous venez de faire de l’histoire stratifiée. Vous venez de comprendre comment notre passé et notre présent sont structurés dans le temps et dans l’espace. Désormais, il y a urgence à donner des repères basiques à nos enfants partout et à en acquérir nous-mêmes. Désormais, il est urgent de lancer des chantiers de recherche. Ce livre est expérimental mais décisif. Il pointe un enjeu crucial. Nous le lançons depuis Argentat-sur-Dordogne. En partenariat avec decryptimages.net et la Ligue de l’Enseignement avec la collaboration de Yohann Chanoir.
Collection TERRIST / ouvrir les yeux et la pensée
PACIFISTES
Je le dis, je suis très fier de ce livre que Pascal Ory a bien voulu préfacer
UN BILAN DE 410 PAGES LARGEMENT ILLUSTRE (AVEC NOS COLLECTIONS PRECIEUSES) ET DES ARTICLES DE REFERENCE A DECOUVRIR D'URGENCE !
Il débute avant la Première Guerre mondiale et déborde après 1945. Le contexte : l'invasion de l'Ukraine par la Russie avait commencé en 2022. Il était important alors de comprendre entre 1919 et 1939 comment on avait voulu contruire la paix en Europe dans d'autres organisations sociales, avant une issue dramatique. Les espoirs et les différentes façons d'être pacifiste nous instruisent (le pacifisme peut-il couvrir l'oppression militaire et civile ?)
Résumé :
Chercher une pensée-monde entre deux guerres : Tolstoï, Wells, Rolland, Barbusse, Gandhi, Huxley, David-Néel, Zweig, Russell, Breton, Einstein, Curie, Boye, Istrati, Césaire, Senghor, Poulaille, Weil, Berl, Giono, Messac, Mounier...
Ce livre est une somme vraiment très originale. En effet, le pacifisme apparaît souvent comme un étalage de bons sentiments inefficace et l’entre-deux-guerres – période très mal connue – comme l’époque de l’échec passant d’une guerre mondiale à l’autre. Voici le moyen de repenser tout cela. Les expériences et les organisations alternatives innovantes jalonnent ces années. Un vent d’utopies en actes traverse la période. Alors que nous sommes collectivement face aux dérèglements climatiques et aux pollutions massives, n’est-il pas temps de s’occuper d’une autre organisation d’ici et de partout, sortant des guerres délétères dont Poutine est l’expression obscurantiste et sanglante ? Merci à Pascal Ory d’avoir accepté de préfacer l’ouvrage et à la trentaine d'autrices et auteurs pour la richesse et la variété de leurs perspectives, qui nous ouvrent l’esprit en faisant date. Les collections précieuses de Nuage Vert complètent cet ensemble de découvertes. Elles illustrent une planète en transformations et elles enrichissent aussi l’histoire argentacoise à travers Emmanuel Berl.
NOUS, HUMAINS, VIVONS LOCAL-GLOBAL
L'image de couverture est celle du marais poitevin près du Vaneau, dont semblent originaires ces enfants des marais que sont les Gervereau (faiseurs de gerbes de joncs et créateurs de nasses à anguille en vannerie)
Bon, mais je suis un grand mélange d'origines aussi : basque, béarnais, espagnol, suisse, avec les Bost voyageurs ou les Gunet de l'île de la Réunion épousant une Anglaise (et irlandaise et écossaise) de Rose Hill à Maurice...
Résumé :
Nous vivons ici avec les images de l’ailleurs. Mais ne nous trompons pas : nous ne regardons plus ce qui nous entoure et nous ne maitrisons pas le flot ininterrompu du tout et n’importe quoi que nous recevons. Nous sommes en voie de disparition mentale par overdose. Il faut se ressaisir et considérer les vrais enjeux : ceux de notre vision directe, notre environnement ; ceux d’une planète unique où la présence humaine pèse singulièrement et appelle à des pratiques collectives et solidaires loin des errements multiséculaires (guerres, pollutions diverses, consommations addictives, régimes pyramidaux et coercitifs...) ; ceux de personnes toutes uniques (à ne jamais enfermer dans des groupes figés), qui vivent ici avec les incidences de là-bas. Bon, tu piges ? Ce petit livre va te donner des éléments pour comprendre et agir de façon terriste, c’est-à-dire comme personne engagée pour arrêter les destructions humaines sur la Terre.
2022
RETOUR AU REEL
Au temps de la virtualisation de nos vies, de l'empire de la vision indirecte par rapport à notre vision directe (ce qui nous entoure), n'est-il pas temps de faire un RETOUR AU REEL ?
Valérie Debure / Nous Travaillons Ensemble traduit cela avec subtilité. Elle oeuvre avec Alex Jordan (ex-Grapus) et nous a fait l'amitié de vivre avec nous réellement ces journées
La virtualisation généralisée de beaucoup de vies humaines est une servitude des sociétés du KONTROL. Le BONHEUR promis du CARE sert la NORME imposée et l'abolition de la notion de vie privée quand la CONNEXION piste chacune et chacun jour et nuit
POUR UNE CONSCIENCE TERRISTE
Une grande complicité me lie avec Marc Dufumier, agronome successeur de REné Dumont à l'Agro. Il est président à ma demande de la Fondation René Dumont, dont je suis vice-président. Aujourd'hui je continue à animer ce club informel à Nuage Vert (comme pour beaucoup de mes aventures, nous n'avons jamais reçu l'argent permettant de créer juridiquement une fondation en employant des personnes, donc inventivité, sauvetage et valorisation patrimoniale, et jus de coude en faisant tout bénévolement)
Ce livre est important. Je le souligne car il y a eu plusieurs moutures et chez Utopia c'est la version définitive qui est publiée début 2022. Le mot "terriste" se comprend pour montrer des personnes qui défendent la Terre, TERRA, au lieu de juste l'habiter (les Terriennes et Terriens). C'est la base d'une réflexion globale-locale. D'aucuns s'obstinent à avoir peur de la confusion avec "terroriste" ce qui n'a évidemment rien à voir et vient du latin TERROR. On pourrait dire pachamamiste
Oui, je me sens terriste, défenseur de notre planète unique, et vous ?
Et j'en tire les conséquences. Et nous devrions en tirer les conséquences
PIERRE BERGOUNIOUX Une Corrèze sans images
Pierre Bergounioux est un homme merveilleux, généreux, brillant. Il est venue fidèlement aux Rencontres-Promenades "Histoires de Passages..." (où nous avons failli le noyer dans des joutes poétiques nautiques). Il a écrit ce livre et donné les photos qui y sont reproduites (j'ai osé commettre aussi un petit texte sur mon rapport à la Corrèze). Nous sommes allés dans sa maison des Monédières où il nous a laissé choisir les sculptures que nous voulions pour une donation à Nuage Vert que nous avons exposée en 2025. Il a même eu des mots gentils dans son journal
Il est rare que de grands créateurs soient aussi des personnes exceptionnelles dans leurs rapports avec les autres. Merci Pierre !
Résumé :
Un récit d’amour pour la Corrèze de Pierre Bergounioux Ce livre est particulièrement touchant car il est à la fois une analyse de Pierre Bergounioux sur sa terre natale, la Corrèze, et sur ses difficultés par rapport aux images et un récit personnel d’un attachement viscéral. Il contient par ailleurs un hommage à Marinette Cueco, grande artiste née à Argentat qui a consacré?son œuvre à la nature et a offert des herbiers géants à Nuage Vert. Qui mieux que Pierre Bergounioux peut nous parler de cette terre et de ses évolutions ? Qui mieux que lui saisit en photographie les mille détails subtils des vies passées et actuelles, d’une faune et d’une flore et d’une géologie singulières ? Voilà pourquoi qui passe ou qui vit en Corrèze doit voir et lire ce livre portant un attachement puissant et aussi une mélancolie liée à ce qui disparaît. Pierre Bergounioux a reçu en 2021 le grand prix de la langue française.
BODSON SITUATIONNISTE ET PATAPHYSICIEN
Nuage Vert a reçu en donation toutes les oeuvres de Guy Bodson, personnage singulier, surréaliste, situationniste, pataphysicien. Guy est venu à Argentat pour inaugurer son expo rétrospective en 2022. Il était si heureux du livre-référence que j'ai concocté qu'il en a commandé 50 exemplaires pour les donner
Résumé :
Explorer l’Art, décrypter l’absurde et la guerre
Guy Bodson est un personnage singulier qui a donné à Nuage Vert l’ensemble de son œuvre depuis son appartement de Boulogne-Billancourt et sa maison des Charentes. Après une période traumatique d’abandon pendant la guerre, il commence à peindre dans les années 1950 et fait les arts appliqués pour devenir dessinateur industriel. Parallèlement, il rencontre les surréalistes et entre au groupe autour d’André Breton en 1959-1960. Il se rapproche de Guy Debord et des situationnistes en 1965-66, puis devient membre du Collège de ‘Pataphysique et passe plusieurs décennies à revisiter tout l’Art et les images populaires. Bodson crée ainsi le vertige sur nos projections visuelles, tout en résonnant particulièrement quand les civils à nouveau regardent le ciel avec crainte. Il fallait ce livre pour révéler une œuvre majeure totalement inconnue. Merci pour sa contribution essentielle à Nicolas Surlapierre, directeur du MacVal, et à Yves Desbuquois pour son travail photographique.
FAKE MOYEN-AGE !
UNE SOMME SUR UN FANTASME HISTORIQUE
Merci à toutes et tous et particulièrement à Jean-Claude Schmitt qui a bien voulu préfacer le livre et venir aux Tours de Merle pour nous parler de la "Peste dans l'HIstoire européenne"
résumé :
FAKE MOYEN AGE ! ou comment le Moyen Âge est imaginé à travers les films, la bande dessinée, les jeux vidéo, la pop culture.
Ce Moyen Âge qui nous obsède… Il est étonnant de voir une période ancienne aussi présente dans ce qu’on appelle la pop culture sur toute la planète (films, jeux vidéos, mangas…). Depuis le XIXe siècle avec le roman gothique et les artistes et écrivains du Romantisme européen, cette période a insufflé dans nos imaginaires des mythes puissants, dont Arthur et les chevaliers de la Table ronde restent des modèles (Kaamelott). Voilà l’occasion de réunir des historiennes et des historiens brillants de différentes générations pour réfléchir à la fois chronologiquement depuis Walter Scott ou Viollet-le-Duc à cette production multiforme mais aussi aux archétypes comme le chevalier, Jeanne d’Arc, Robin des Bois, les sorcières, le château fort, les serfs, la nourriture, sales ou propres… Penser le rôle du Moyen Age réinventé au temps de la science-fiction et de l’heroic fantasy, c’est comprendre les enjeux de notre temps. De surcroît, les instrumentalisations nationalistes ne manquent pas comme les schémas anachroniques d’un univers uniformément chrétien où le Bien et le Mal s’affrontent. Voilà à quoi vous invite ce livre, oeuvre collective indispensable aujourd’hui, qui a d’autant plus de sens quand elle se réalise près des Tours de Merle, fameuse coseigneurie en Xaintrie !
LA MARCHE, UNE FACON DE PENSER
Muriel Paucard, Antoine de Baecque et moi-même préparant à Nuage Vert le 13 septembre 2021 les deux expositions en 2022 : LA MARCHE, UNE FACON DE PENSER
J'aime les esprits indépendants comme celui d'Antoine. Il a participé dans les années 1990 au groupe L'Image que j'animais. J'ai pris sa suite comme directeur du Musée du Cinéma - Henri Langlois en 2001
Ses curiosités sont multiples, de la Révolution française au cinéma ou l'histoire de la marche et les crétins des Alpes. Il nous a prêté ses reliques personnelles, jusqu'au pot de ses coupures d'ongles, et les cartes assemblées en installation de ses marches alpines
Résumé :
Mille façons de marcher, mille façons de penser... Ce livre a bénéficié des conseils précieux d’Antoine de Baecque, historien de la marche. Il rassemble des spécialistes divers --dont Kenneth White-- qui évoquent beaucoup d’aspects de ce qui est une fonction basique des bipèdes que nous sommes. Ce livre bénéficie aussi d’une iconographie riche et inédite provenant des collections de Nuage Vert. Il permet ainsi de suivre de nombreux aspects concernant une activité qui est autant fonctionnelle que source de songe ou de compétition. Dramatique quand il s’agit de fuir des pays en guerre, merveilleuse quand il s’agit des premiers pas d’un enfant. La marche permet les manifestations comme les cérémonies. Elle accompagne tout le mouvement des randonnées et des congés payés. Dans les villes comme dans la nature, marcher c’est aussi penser. Bref, marcher nous porte, nous occupe, nous fait rêver. Ne ratez pas cette promenade collective.
INEXISTER
On m'a souvent demandé de me raconter. J'ai fait beaucoup de choses, rencontré beaucoup de personnes, allé sur tous les continents de notre planète. Depuis les années 1970, j'essaie de conceptualiser les évolutions du rapport des humains à leur environnement terrestre. J'essaie aussi de mettre en valeur les autres souvent invisibilisés
Voici la première version de ces mémoires philosophiques (je suis incapable de mémoires intimes, car je trouve horrible d'inclure ses proches dans son interprétation de l'univers et la tendance crotte-de-nez de mes contemporains nombrilistes m'emmerdent et me semble incroyablement nombriliste)
Observant les fonctionnements médiatiques de notre époque et les replaçant dans l'Histoire (Les Images qui mentent. Histoire du visuel au XXe siècle, livre au Seuil en 2000), j'en suis venu à caractériser l'entonnoir médiatique : beaucoup d'expressions et les mêmes qui tournent en boucle dans une obsolescence programmée du news market. J'ai alors posé avec le mot INVISIBLE, car beaucoup ne veulent pas se montrer et n'apparaissent pas
Mais cette notion d'INVISIBLES et de SURVISIBLES n'est pas satisfaisante, de plus récupérée par l'extrême-droite. Avec les réseaux sociaux, tout le monde devient visible ou potentiellement visible
Il faut alors parler d'INEXISTENCE, c'est-à-dire de personnes qui n'existent pas parce qu'elles n'apparaissent pas --involontairement ou volontairement-- au box office médiatique, quels que soient les vecteurs (médias traditionnels ou réseaux sociaux). La question n'est plus l'intérêt de leurs actions ou productions mais l'emballement multimédiatique, qui de toute façon ne les calcule pas. Elles et ils INEXISTENT. Il n'existe pas de démocratie informationnelle
LES NUAGES DE SERGE AVEC JEAN JOUZEL ET RAOUL VANEIGEM
Serge Kantorowicz, ami comme moi de Roland Topor, a bien voulu créer une série de peintures de nuages offertes à Nuage Vert. Il est venu inaugurer son exposition qu'on découvrait dans le noir avec une lampe torche
Ce livre est l'occasion de faire croiser l'écrivain Hubert Haddad, Jean Jouzel (qui est venu à Argentat pour parler des changements climatiques), Raoul Vaneigem (avec qui je correspondais et qui est venu à Toulouse au festival du film grolandais voir mon long-métrage Politically InKorect, qu'avait sélectionné Noël Godin), et le fidèle glaciologue Jean-Robert Petit
Résumé :
Un livre singulier-pluriel
Disons-le, voilà un livre important, à nul autre pareil. Il vous fait rêver à travers 15 peintures créées spécialement pour Nuage Vert par un grand artiste, Serge Kantorowicz (des nuages pas verts justement). C’est le moyen de voguer dans vos songes. Et puis s’y ajoutent des apports inédits : l'écrivain Hubert Haddad sur Kantorowicz et les nuages ; Jean Jouzel, prix Nobel avec le GIEC, autour des dérèglements climatiques; le glaciologue Jean-Robert Petit sur l'histoire du climat; Raoul Vaneigem – membre de l'Internationale situationniste et auteur en 1967 du Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations – avec un texte : "L'écologisme tue l'écologie". Créations, réflexions, invitations à l’action se complètent ainsi et devraient vous marquer autant dans le vagabondage mental que pour faire !
LA MORT DE LA TELEVISION
Jean Dobritz a fait une donation à Nuage Vert très importante de magnifiques dessins (que j'ai choisis à Saint-Malo) sur la télévision ou la nature, aquerelle sur papier Arches grand format. Christian Delporte a fondé la Société pour l'histoire des médias. Il faisait partie des membres fondateurs du groupe L'Image que j'ai lancé dans les années 1990. Nous avons gardé des relations fidèles et il a notamment participé en 2026 à MENTIR EN POLITIQUE
Résumé :
Comment se repérer quand tout s’accumule sur?écran ?
Voici un livre. Un livre qui apporte des réflexions sur la fin de la télévision, telle que ce support s’était constitué. Un livre qui le fait en utilisant les œuvres de Jean Dobritz, dessinateur inventif, original, prolixe. Un livre qui bénéficie des apports de Christian Delporte, fondateur et président de la Société pour l’histoire des médias, ainsi que de Laurent Gervereau (directeur notamment de decryptimages.net avec la Ligue de l’Enseignement). Croiser ainsi les ressources et les approches est le seul moyen de rendre compte, au travers de la création (Dobritz) et de la recherche (Delporte), de notre univers médiatique en complètes transformations où nous sommes devenus des spectateurs-acteurs dans une ubiquité constante. Non, la télévision n’est pas morte mais elle se transforme profondément. Oui, connaître l’histoire du visuel et l’histoire des médias est devenu essentiel tout?âge au temps des manipulations et des guerres d’influence. Découvrez !
AIR PUR, UN FILM ECOLOGISTE DE RENE CLAIR DISPARU
Une découverte étonnante !
À travers ce livre, vous allez pénétrer une aventure inconnue et marquante. En effet, René Clair était un des plus grands cinéastes internationaux de l’entre-deux-guerres, dont le film A nous la liberté ! en 1931 anticipe Les Temps modernes (1936) de Charlie Chaplin. En 1939, il décide de réaliser un film où des enfants du nord de Paris dans la pollution et la délinquance partent à la campagne et vivent alors une transformation profonde dans l’air corrézien. René Clair loge l’été à l’hôtel de Bordeaux à Argentat. Mais début septembre la déclaration de guerre arrête le tournage d’un film dont les bobines disparaissent... Ce livre vous raconte ce tournage fantôme et vous rappelle, grâce à un spécialiste reconnu (Noël Herpe), l’art original de René Clair. Il permet ainsi de se plonger dans une période passionnante entre Front populaire et pétainisme, qui résonne fortement aujourd’hui.
2021
CABANES ET ANARCHITECTURES
Le triomphe des cabanes : enfin comprendre leur histoire
A croire que tout le monde vit ou rêve d’une cabane… C’est très mode et très chic mais la cabane, depuis la hutte de la Préhistoire, reste le moyen basique d’avoir un toit quand on n’a rien. Généralement en bois, elle s’accompagne de récupérations diverses dans les bidonvilles. Le mérite de ce livre est de vous inviter à travers les collections de Nuage Vert et l’aide précieuse de Véronique Willemin (architecte spécialiste des anarchitectures) à comprendre l’histoire longue de ces cabanes anonymes des lépreux comme de Rousseau, Thoreau ou Le Corbusier, jusqu’aux cabanes chics dans les arbres d’aujourd’hui. Une vraie réflexion sur l’abri utile ou mythique (Diogène, Robinson Crusoé…) en textes et en images avec un exemple singulier, celui de Jan Krizek, grand artiste tchèque réfugié en Corrèze par Anna Pravdova et Bertrand Schmitt du musée national de Prague. Les cabanes sont le reflet de nos sociétés, de leurs rêves (cabanes de l’enfance), de leurs misères et du besoin de symbiose avec la nature retrouvée.
Je montre la cabane de Thoreau (disparue) à Walden en cours de reconstittution iextérieurement et intérieurement au quart du format par Jean-François Beaud. Cette oeuvre a été découverte dans l'exposition et montrée dans un centre d'art contemporain de Rodez
LA GRANDE HISTOIRE DES DYSTOPIES : LA FIN DU MONDE NE DATE PAS D'AUJOURD'HUI
Formidable image d'Alain Le Quernec pour cette GRANDE HISTOIRE DES DYSTOPIES
Tout le monde me disait que le mot "dystopie" était incompréhensible... Depuis, nous sommes entrés en dystopies. Voilà une expo dont je suis très fier, qui était passionnante à faire, où j'ai beaucoup appris :
La longue course vers le « progrès » connaît de graves interrogations. Virus, pollutions, dérèglements du climat, humains robotisés et contrôlés, les angoisses se multiplient et les anciens repères sont bousculés. Ce livre permet un vrai tour d’horizon des dystopies depuis le XIXe siècle, en détaillant les cauchemars apocalyptiques qui ont hanté la littérature et la pop culture. Les images précieuses des collections de Nuage Vert accompagnent des contributions par Andrevon, à la fois grand inventeur de science-fiction et historien des dystopies, de Pascal Ory sur Boris Vian et par Marc Atallah, directeur de la Maison d’Ailleurs à Yverdon en Suisse. Au-delà des excès parfois drôles, voilà une vraie réflexion utile et précieuse sur les options du futur commun des humains et de leur environnement.
EAUX avec Bernard Plossu
Tout cela a commencé pendant le confinement du COVID en 2020. J'ai contacté l'ami Plossu, un immense photographe, un vrai REGARD, et nous avons convenu de travailler à distance pour créer sur le thème de L'EAU la première expo de la rubrique "galerie" sur nuage-vert.com. Plossu m'a envoyé des photos que nous avons sélectionnées et organisées et mises en ligne
En 2021, ce thème essentiel est devenu une expo EAUX pluridisciplinaire. Jean-Paul Demoule nous a fait l'amitié d'écrire un texte pour le livre --et d'autres. Christian Joschke a réfléchi sur les photos de Plossu que nous avons exposées et que Nuage Vert conserve. Malheureusement, une agence --avec laquelle Plossu travaillait à l'époque-- a tellement compliqué les choses pour un livre qui n'est nullement une opération commerciale, que les photos ne sont pas reproduites dans l'ouvrage. Nous nous sommes rattrapés avec HIPPIES !
EAUX
Notre vie humide… Ce livre aborde une matière (l’eau) qui est synonyme de la vie sur la surface de notre planète et dans le corps des humains et d’autres espèces. Sujet infini, sujet d’actualité car il est des guerres de l’eau, du trop d’eau et pas assez d’eau, des eaux polluées et polluantes… L’originalité de l’ouvrage tient au fait d’aborder ce sujet par des ouvertures multiples (et avec une autrice et des auteurs remarquables) : à travers l’oeuvre d’un des plus grands photographes contemporains Bernard Plossu par Christian Joschke ; l’eau à la Préhistoire par Jean-Paul Demoule ; La géopoétique de l’eau par Thierry Paquot ; Jean Giono et L’Eau vive par Jacques Mény ; eau et écologie par Maya Leroy. Ce sont aussi bien les aspects mythiques, poétiques que scientifiques et écologiques qui sont ainsi évoqués, complétés par une iconographie très riche et variée issue des collections de Nuage vert avec le Paris inondé d’Hervé Bernard ou un plan manuscrit inédit de la Dordogne datant de 1726 et long de 2,70 mètres… Entrez dans le bain et rêvez et réfléchissez au fil de l’eau ! Livre de la collection « Les couleurs du Nuage » publiée sous la direction de Laurent Gervereau
PIONNIERS DE L'ECOLOGIE EN NOUVELLE-AQUITAINE
Livre important !
A travers le colloque et le livre TOUT VERT !, j'ai montré que le grand tournant de l'écologie scientifique à l'écologie politique était 1970 avec la première Journée de la Terre. Là, je profite des donations de Simon Charbonneau concernant à la fois Jacques Ellul et son père Bernard Charbonneau et de Françoise Besset-Louis pour André Louis
Ces trois personnages du Sud-Ouest alertent dès les années 1950 contre la course technologique non maîtrisée et polluante. Ils sont trop oubliés. André Louis, le moins connu, ingénieur agronome, parle dès 1949 d'agriculture biologique et fonde en 1964 Nature & Progrès. Nuage Vert reçoit plusieurs donations et base le CALAB (Centre André Louis pour l'Agriculture Biologique)
Résumé du livre :
Voilà trois personnalités importantes. Le plus connu est probablement Jacques Ellul, grand intellectuel qui a eu la prescience des limites de la technologie. Son ami proche Bernard Charbonneau fut aussi un visionnaire dès avant les années 1970, alors que nous étions dans les « trente glorieuses », dans les nécessités de la reconstruction après-guerre, dans le « développement économique » du baby boom. André Louis, vous ne le connaissez pas alors qu’il fonde en 1964 Nature & Progrès et est un pionnier de l’agriculture biologique. Voilà donc des précurseurs, des personnes qui ont anticipé nos problèmes actuels depuis leur territoire, la Nouvelle Aquitaine. Il faut leur rendre hommage et c’est ce que font avec talent nos autrices (Florence Louis et Anna Trespeuch-Berthelot) et notre auteur (Patrick Chastenet) dans des textes de référence. Ce livre est ainsi pionnier. Il marque un tournant. Merci aux apports de Nuage Vert et du Musée du Vivant–AgroParisTech.
ARGENTAT-SUR-MER
Une merveilleuse image créée depuis son atelier du Lot par le Suisse Ronald Curchod. Elle évoque, au temps des changements climatiques et de la montée des mers, un Argentat maritime
Comme toujours de très beaux échanges que vous retrouvez sur nuage-vert.com
UN RUGBY DES CAMPAGNES
Une très belle aventure vécue avec les clubs locaux et Pierre Villepreux qui a prêté pour la première fois sa collection et est venu pour des conférences et entrainements avec les jeunes. Il écrit un article dans le livre sur les évoltions techniques et stratégiques.
Voilà l'histoire d'un sport qui était aussi un mode de vie dans le monde rural, rassemblant toute la population. Une interrogation aujourd'hui sur le professionnalisme
Petit résumé :
Traverser une histoire intime et commune. Le rugby est-il un mode de vie dans certaines régions françaises ? Voici un livre qui apporte des éclairages précieux sur l'histoire et l'ancrage de ce jeu (Xavier Lacarce). Il bénéficie de l'apport très précieux de Pierre Villepreux concernant les évolutions du jeu. Il n'omet ni des histoires locales à Argentat-sur-Dordogne, ni la vision subjective d'un Christophe Joulia, passionné proche du mythique Lucien Mias. Ajoutons à cela que la collection Villepreux est reproduite comme des pièces historiques locales et nationales et que des artistes ont contribué aussi par leur générosité, de Ricardo Mosner au bel ensemble de Denis Lebioda sur le rugby féminin ou les sculptures réalisées spécialement par Guillaume Andelot.
Voilà qui devrait vous mettre en appétit et vous inciter à conserver ce livre unique et attachant, que vous vous intéressiez au rugby ou non.
Réconcilier nature et culture
Un livre important.
Voici un livre qui ose aborder toutes ces thématiques en dessinant les pistes de sociétés de l’échange et du respect des différences. Il est plus que temps de travailler, non pas contre, mais ensemble pour s’adapter aux défis de l’époque en changeant l’échelle de nos pensées et de nos actes.
Ce livre très riche par deux auteurs à la compétence indiscutable vous offre des repères sur beaucoup de questions, dont une histoire longue de l’écologie. Il vous explique aussi en quoi, en temps de pandémie ou en temps « normal », nous devons devenir Terristes.
226 pages (18 euros en version papier et 10 euros en version électronique sur lulu.com)
2020
SAND, COLETTE, BAKER ET BEAUVOIR
Je suis très heureux de ce livre et de cette exposition début 2020 et de l'amitié fidèle de Michelle Perrot, qui avait notamment participé à mon Dictionnaire mondial des images, et écrit ici l'article de référence. Nous avons parlé de ces 4 femmes passionnantes ayant un rapport avec le territoire --et ce avant la panthéonisation de Joséphine Baker ou l'expo Colette à la BNF. Avec des collections rassemblées, comme cette lettre originale de Joséphine Baker le 15 octobre 1968, qui refuse (elle est chassée alors des Milandes) le château de Bity corrézien qu'achète en mars 1969 Jacques Chirac
PORCELAINES DE LA MORT
Le sujet de ce livre est sans équivalent. En effet, il part d’une sélection très ciblée puisqu’il s’agit des cimetières (qui sont loin d’être les seules manières de s’occuper des morts) et, dans ces cimetières, des porcelaines. Mais il va vous ouvrir sur beaucoup de réflexions, puisque d’une part vous allez voyager sur la planète, d’autre part les porcelaines permettent de montrer les morts. Ainsi c’est une certaine vision de la vie des disparues célèbres ou plutôt souvent anonymes qui vous parle en direct. Vous verrez, toutes les traces de ces histoires sont poignantes – parfois hilarantes. Et ce recueil n’est qu’une sélection très limitée de l’oeuvre d’une vie : celle d’André Chabot. Vous aborderez ainsi, avec un texte inédit de lui, l’univers de cet artiste important qui a fait des objets et monuments de la mort le sujet de ses créations. Au temps où la mort est évacuée, où on veut faire croire que l’éternité est une perspective, où un virus cloître des milliards d’individus, ce livre importe. Pour penser aux trajectoires personnelles et pas seulement au « sens de la vie » – comme diraient les Monthy Pythons – mais au sens de la mort.
Ce livre est sorti en 2020 avec Anne et André Chabot, l'année de la clostration du COVID
Avec un texte inédit sur la mort du merveilleux André Stas --l'homme de tous les talents venu à plusieurs reprises à Argentat et notamment aux cabanes des Krizek-- et qui nous manque tant
BORIS VIAN, DE LA 'PATAPHYSIQUE A LA SCIENCE-FICTION
L'année du COVID, il a fallu résister. Nuage Vert est devenu librairie pour ouvrir (avec des expositions comme décor, car les librairies étaient autorisées à ouvrir et les musées fermés)
C'est à ce moment-là que nous avons pu sauver les sculptures de Gabriel Audebert
C'est à ce moment aussi qu'avec l'amitié de Muriel Paucard et les équipes de la médiathèque Xaintrie Val'Dordogne, nous avons organisé 2 expositions sur BORIS VIAN, DE LA 'PATAPHYSIQUE A LA SCIENCE-FICTION. Heureusement, j'ai pu filmer ces expositions fantômes à Nuage Vert et à la médiathèque
Vous savez que je suis membre du Collège de 'Pataphysique depuis 1976 et ami de Noël Arnaud (sur lequel j'ai réalisé le seul long-métrage biographique). Il fit découvrir Boris Vian dans les années 1960 après son décès brutal avec la merveilleuse Ursula Vian-Kubler à la cité Véron. Il présida l'Oulipo. Ursula continua à ouvrir les lieux au rez-de-chaussée pour de joyeuses manifestations pataphysiques.
Nicole Bertolt préserve l'appartement de Boris en face de celui de Prévert que défend Eugénie Bachelot-Prévert (elle a exposé à Argentat et réalisé la création d'un mur sur le bâtiment de Nuage Vert). Nicole a généreusement prêté les peintures de Boris
Ces expos étaient formidables. Alexandra Stewart avait accepté de venir parler lors de la projection d'un film tourné avec Boris. Ce fut brutalement arrêté par le confinement
Il reste des rencontres, des traces de ces 2 merveilleuses expos
VIVE BORIS si inventif, indépendant, attachant !
ESCAPADES LEGERES
Nous avons défendu la RESISTANCE CULTURELLE en 2020 au temps des clostrations du COVID. Je l'ai fait alors que ma santé aurait dû m'inciter à vivre reclus
Voilà pourquoi notre festival a eu lieu en 2020 sous le titre ESCAPADES LEGERES
Et vous voyez la photo d'un petit nuage saisi au vol en face de ma maison
UN LIVRE HISTORIQUE : CA RESSEMBLE A QUOI UN VIRUS ?
Voilà une exposition et un livre uniques. Alors que la planète était abasourdie par le virus du COVID et ses conséquences, NUAGE VERT a voulu réagir et, pendant même la clostration, j'ai lancé ce projet
C'est la seule exposition et le seul livre sortis juste après le confinement avec une partie historique sur les virus, des travaux d'artistes et la participation d'enfants d'Argentat et de Paris
Personne n'en a parlé dans des médias et réseaux sociaux dysfonctionnels. Mais cela reste précieux et historique
Je montre une des images de l'expo avec la grande toile que j'avais réalisée sur le portrait du virus (un article dans le livre interroge ses modes de représentations)
Arbres & Plantigrades
A vrai dire, je suis un peu dépassé par tout ce que je fais. La programmation de Nuage Vert - musée mobile Vallée de la Dordogne m'occupe beaucoup. C'est un bébé dont il faut prendre soin pour qu'il vive et se fortifie. C'est le cas. Il a belle allure et l'audience se démultiplie.
Dans cette rubrique, j'aurais donc dû intégrer les très nombreuses réalisations, événements et expositions. Je pense à janvier 2019 et l'exposition de Lorena Canottiere, prix Artemisia de la bande dessinée créée par des femmes, avec la partie guerres de propagande et fake news durant la guerre d'Espagne ou l'émouvante matinée sur les réfugiés espagnols en Limousin. Je pense à "Jardins du monde" avec l'exceptionnelle collection de maquettes de jardins de Jacques Hennequin. Je pense à "Lumière d'été, Prévert et le cinéma" qui a même été présentée au barrage de l'Aigle ou partagée avec l'association locale des travailleurs immigrés résistants présents durant le tournage du film. Je pense aux humains qui se végétalisent de Christelle Westphal et à ses cérémonies. Je pense à Jean Clottes ou Jean-Paul Demoule qui viennent échanger dans le cadre de "L'Art dans les villages". Je pense à la magnifique expo de Gg dans la chapelle Jeanne d'Arc. Je pense à janvier 2020 avec Claire Malary, grand prix Artemisia, et le loup. Je pense au soutien de l'Atlas de Biodiversité Communale, aux conférences et balades et projections de films (avec notamment Nathalie, la fille de Michel Serrault). Je pense aux incroyables 4 jours d'"Histoires de Passages..." sur le "Réveil des villages", avec parmi les moments extraordinaires, cette soirée de potlatch à Neuville menée tambour et coeur battants par Erro et Speedy Graphito !
Oui, je pense et puis j'oublie... Je suis un mauvais scribe de moi-même. Et j'ai la flemme de l'auto-célébration, quand cela reste surtout des moments de partage où je songe aux autres. Ceci dit, tout disparaît tellement vite et personne ne se souvient. Si l'on ne se fait pas un peu l'historien de son ego, on est gommé --sans avoir jamais existé publiquement d'ailleurs-- tandis que des matamores multiplient la pub incessante de leurs faits et gestes insignifiants...
Bon, mettons en valeur le premier livre de la collection "Les couleurs du Nuage". Il est consacré à "Arbres & Plantigrades. Les arbres poussent, les humains aussi". Vaste programme... C'est un délicat assemblage entre un très beau texte de Pierre Bergounioux et un autre du spécialiste des forêts Marc Deconchat, avec des photos de Jean-Claude Bouyat et des dessins de Gg. Il est achetable sur lulu.com pour 15 euros par carte bancaire (ou 5 euros pour récupérer la version électronique).
J'ai beaucoup de tendresse pour ce livre. Faites savoir, car dans le déséquilibre et la distorsion médiatique actuels, songez, par exemple, qu'en 15 ans aucune des expositions (avec livres conséquents) réalisées au Musée du Vivant à Paris à AgroParisTech, où je dirigeais ce premier musée international sur l'écologie, n'a fait l'objet d'un seul article ou reportage. L'écologie n'intéressait pas ou suscitait le rejet et l'ironie --quand tout le monde s'y précipite maintenant...-- et faire un musée dans une école d'ingénieurs n'était forcément pas sérieux.
Alors, il faut protéger ses petits bébés. Heureusement la presse régionale --moins noyée sous la surabondance d'informations qu'à Paris-- rend compte des événements locaux. Continuons donc à parler de ce livre quand d'autres se préparent, notamment avec Michelle Perrot ou Marc Dufumier.
Et ne nous faisons aucune illusion (est-ce utile et souhaitable d'ailleurs ?), d'ici à ce que des médias nationaux ouvrent les yeux... il faudrait qu'ils comprennent le "Réveil des villages"... Mais la conversion rurale ne s'est pas encore opérée. Il faudra l'exode urbain pour pareille prise de conscience.
2019
BIODIVERSITE & CULTURODIVERSITE
Ce live est important. Le colloque initial date de 2017 à AgroParisTech avec Cécile Blatrix. Il est international et pluridisciplinaire
C'est dans ce colloque que les questions d'écocides et de culturocides sont posées. L'environnement terrestre est un tout dont les humains sont une partie (proliférante d'ailleurs)
J'ai tiré de cela RECONCILIER NATURE ET CULTURE qui est l'axe fondateur de Nuage Vert (nuage-vert.com) fondé en 2017 à Argentat-sur-Dordogne
NO MONEY
La monétarisation des rapports humains et la quantification de nos vies sous cette aune n'ont aucun sens et sont dangereux. C'est en ce sens que l'économie doit être questionnée, quand ce sont les conditions de vie, l'harmonie environnementale qui comptent
Il faut s'organiser autrement : l'accumulation de l'argent n'a pas de sens et sert cette course technico-commerciale qui détruit les conditions de vie sur Terre sous prétexte de "Progrès". Ni le contrôle des individus, ni la virtualisation de nos vies ne peut correspondre à un épanouissement personnel et collectif. Il faut d'autres mesures et d'autres façons d'agir
LE REVEIL DES VILLAGES
En 2919, avant les migrations villes-campagnes de 2020 liées au COVID, cette très belle affiche de Michel Bouvet annonçait le thème que j'avais choisi : LE REVEIL DES CAMPAGNES
Un nouveau rapport RURAL-URBAIN (RURBAIN) se met en place quand les villes doivent se végétaliser et les campagnes sont connectées. Les migrations climatiques risquent de renforcer ces interdépendances et ces circulations
L'ART BRUT EXISTE-T-IL ?
Voilà une belle aventure que j'ai menée avec Laurence Bertrand-Dorléac. Le sujet est d'importance et j'ai voulu rassembler autour de ces questions. Comme pour d'autres domaines, des haines occupent celles et ceux qui veulent avoir la vérité de l'art brut, parce que c'est à la mode, comme la bande dessinée. L'art brut parle à toutes et tous et montre que toutes et tous peuvent s'exprimer plastiquement
Emmanuel Guigon et Anne Wachsmann ont prêté leur précieuse collection à la Maison John et Eugénie Bost à La Force. Michel Thévoz, à l'origine avec Jean Dubuffet de la Collection de l'Art Brut à Lausanne, nous a expliqué : L'art brut n'existe pas. Le livre a été publié chez Liénart, diffusé par Gallimard
Le plus beau compliment, je l'ai reçu de Michel Thévoz quand il a découvert le livre. Il m'a félicité et écrit que personne n'avait réussi à rassembler sur ce sujet des autrices et auteurs aux points de vue si divers
Je hais les querelles de chapelles. Je hais les sectes. Je hais les petits marketeurs d'eux-mêmes pour faire leur business
Ouvrons les esprits !
BIOCULT
Ayant dû travailler à compléter ma fiche wikipedia devenue très réduite, je me suis confronté au cauchemar de ma vie : me définir et me résumer. Voulant poursuivre un mouvement expérimental d'explorations successives, bref m'amuser et découvrir comme l'ont fait des personnes que j'apprécie comme Vian ou Jorn ou Topor, j'ai brouillé les pistes en étant assez indéfinissable. Insaisissable, j'espère, au temps du contrôle et de la robotisation.
C'est une fierté. C'est aussi un handicap, quand l'univers médiatique actuel nécessite la simplification marketing. Chacune et chacun construit l'emblème de soi-même, son auto-caricature.
Ce long préambule pour vous dire que j'ai mis en avant les images et l'écologie (au sens large des rapports des humains avec leur environnement) comme piliers de mes travaux dans ce fameux résumé wiki. Heureusement, d'autres aspects sont évoqués.
Cette polarisation se traduit aujourd'hui musicalement (muziK botaniK avec le CD "BOTAziK" et le futur en préparation "Veg Vibes") et plastiquement.
Nous avons évoqué la série artistique "NA (New Anonymity". Parallèlement, je vous présente donc BIOCULT. Cette série plastique s'inscrit dans mes marottes depuis en gros 2005 où j'ai créé le Musée du Vivant, à vouloir réconcilier nature et culture, à faire de l'écologie culturelle. Cela s'est théorisé en juillet 2017 par le lancement de Nuage Vert - musée mobile Vallée de la Dordogne et en novembre 2017 par le colloque "Biodiversité et culturodiversité".
Déjà, enfant, je constituais des herbiers avec ma grand-mère. Je
continue mes pérégrinations en fréquentant des botanistes. Bon, je
bouffe de l'herbe mentalement et respectueusement.
Alors, BIOCULT, en différents formats (petits ou très grands), consiste à jouer sur des agencements visuels entre nature et culture. J'aimerais bien compléter cela par des bouts filmés, combiner images fixes et mobiles sur ce terrain. Et musique.
N A (NEW ANONYMITY)
La série de 8 figures intitulée "NA (New Anonymity)" vient de l'idée de prolonger en images ma lutte contre l'acculturation et l'inculturation ("Résistances des savoirs / Knowledge is beautiful"), commencée à Hong Kong le 3 novembre 2012.
Des personnes sont représentées en noir et blanc, tramées, telles des vues passées, et elles subissent l'agression d'un geste iconoclaste, comme il s'en fit déjà à l'époque antique.
Mes images peuvent circuler sans paiement de droits, juste en notifiant mon nom de créateur : Mister Local-Global. D'autres peuvent en inventer sur le même modèle.
Par cette série d'oeuvres, je suis revenu à des formes de représentations. Pour moi, c'est l'agrandissement très grand format de la série en intérieur ou en extérieur qui a du sens.
Je deviens une sorte de laboratoire (comme avec les "moving signs") pour des multiplications ou des déclinaisons de mes propositions. Je prépare ma disparition.
2018
CONNECTER / DECONNECTER
Affiche d'Alain Le Quernec et édition 2018 sur un sujet essentiel : CONNECTER / DECONNECTER. J'en ai fait aussi une exposition visuelle diffusée par Nuage Vert (nuage-vert.com) et le site decryptimages.net avec la Ligue de l'Enseignement. Festival très riche en événements et sujet qui nous occupe toujours (voir l'expo de 2026 dans le cadre de nos manifestations REGARDS CRITIQUES pour ne pas subir les bouleversements numériques)
50 IMAGES QUI ONT MARQUE L'HISTOIRE
En 2018, les Rendez-Vous de l'Histoire à Blois prennent comme thème "La puissance des images". Je m'étonne de ne pas en être le président (après avoir fait notamment le Dictionnaire mondial des images et une histoire mondiale du visuel ou Voir, comprendre, analyser les images). Ce sont les médiocrités et jalousies de petits milieux du pays où j'ai persisté à habiter...
Michel Lefebvre me demande alors de diriger un Hors-Série du journal Le Monde autour de : 50 images qui ont marqué l'HIstoire. J'avais publié en 2003 Ces images qui changent le monde aux éditions du Seuil. J'accepte avec plaisir et me voici à Blois le 14 octobre 2018 au débat de clôture des Rendez-Vous de l'HIstoire avec Le Monde : de gauche à droite, Antoine de Baecque, Michel Pastoureau, Michel Lefebvre et moi
2018 Les Rendez-Vous de l'Histoire, puissance des images 14 octobre Blois Hors Série 50 images qui ont marqué l'Histoire Michel Lefebvre
UNE CHAISE A ROULETTES
Arrière-arrière petit-fils de John Bost, j'ai créé à La Force en Dordogne dans cette fondation sur les "handicaps" (42 sites aujourd'hui), la Maison John et Eugénie Bost en 2017. John Bost avec son épouse Eugénie inaugure en 1848 les Asiles de La Force (qui deviendront la Fondation John Bost), en ayant la caractéristique de ne pas enfermer les résidentes et résidents. Je préside le conseil scientifique.de la Maison John et Eugénie Bost. Elle devient en 2026 l'Espace John et Eugénie Bost, annonçant l'ouvertured'un nouveau pavillon pour le grand public : Comprendre les différences
Après les sculptures de Francis avec un texte de Nicolas Surlapierre, voici le deuxième livre et la deuxième expo en 2018 de la MJEB sur un sujet dérisoire que j'ai choisi : un fauteuil à roulettes. Anne Nardin écrit un article de référence
INAUGURER SA TOMBE
Peut-on vraiment décider de ce qui arrivera après sa désintégration ? Et puis après ?
La mort m'a toujours hanté, pour d'ailleurs m'apporter le sentiment de l'urgence, de l'important et le sentiment de la relativité. Alors, comme j'ai voulu CHOISIR, orienter mes actions et créations, s'occuper de devenir de ses restes n'a pu m'échapper
Un temps, j'ai pensé à brûler et que mes cendres soient dispersées au large de l'archipel de Molène (que j'aime beaucoup). Et puis, avec l'aide amicale de Francis Guerrier, j'ai conçu ma tombe à Hautefage, histoire de continuer à dialoguer avec vous
Je l'ai inaugurée avec beaucoup de public lors des Rencontres-Promenades "Histoires de Passages..." le 20 juillet 2018. Une oeuvre donc que j'ai commentée : c'est sympa de parler aux autres sur sa tombe. J'en ai fait une chanson : "Ciao Mister Local / Global !"
TOMES I-IV
NOUS VIVONS L'OBSOLESCENCE ACCELEREE... RESISTONS PAR DES PRODUITS DURABLES !
J'ai tenté de résumer une vie de créations écrites en 4 tomes. Le premier est le grand roman en 3 parties "Humain planétaire" ; le second rassemble des textes de la philosophie de la relativité ; le troisième offre quelques synthèses sur l'histoire du visuel et le décryptage des images ; le quatrième est consacré à l'écologie culturelle et à la bioculturodiversité.
Vaste programme... C'est disponible en version électronique ou papier sur lulu.com
Comme disait le chanteur "pour moi, ça veut dire beaucoup..." (et c'est si difficile de se résumer) mais, dans nos temps de hurlements médiatiques incessants, cela s'apparente à l'errance des poissons de très grands fonds...
2017
Création de Nuage Vert
Les Rencontres-Promenades "Histoires de Passages..." prennent de l'ampleur et artistes comme scientifiques donnent des oeuvres, des textes, laissent des traces filmées ou photographiées... Je décide alors de rassembler tout cela dans une institution polyvalente NUAGE VERT (nuage-vert.com) basée à Argentat-sur-Dordogne et qui rayonne
RECONCILIER NATURE ET CULTURE en est l'axe fondateur dans l'esprit du colloque international de 2017 que j'avais organisé à AgroParisTech avec Cécile Blatrix : BIODIVERSITE & CULTURODIVERSITE (publié en 2029)
NUAGE VERT nait ainsi en juillet 2017 d'un accord de partenariat entre la mairie d'Argentat, la Communauté de Communes, le Département, la Fondation René Dumont et les Rencontres-Promenades "Histoires de Passages...". NUAGE VERT est installé dans l'ancienne mairie et bibliothèque désafectées au milieu du jardin public d'Argentat
G. Segard en fait le logo
Des collections considérables ont été rassemblées et tant d'événements ont marqué
BOTAziK
L'album BOTAziK.
2014-2017 Mata-Utu / Paris / Hautefage. Tout est dit : 3 ans pour arriver à force d'obstination à réaliser cet album. Sans argent et avec des connaissances des milieux musicaux nulles au départ, ce fut très difficile. On est vu comme pas crédible. Et pourtant Stan Refet, Catherine Le Forestier, Areski, Yann Molenat, Gaétan Neuville, Vincent Pateau m'ont fait confiance.
Et cet album est unique, fort, très bien reçu. Il est original, cohérent. Il joue sur des collages musicaux, ma voix faisant lien. Il porte des messages clairs tout en étant poétique et séduisant. C'est un OVNI et j'en suis très fier.
Il est le premier du studio installé à Hautefage : maronne Oceans muzik (mOm). Un partenariat a été établi localement avec Des lendemains qui chantent. Les musiciens et groupes qui sont venus enregistrer sont très très contents du résultat (grande qualité sonore dans un lieu magique). Cela fait plaisir. Tout cela va se développer avec mon installation sur place et nous jouerons sur l'ici et l'ailleurs avec des juxtapositions musicales qui ont du sens.
Rallumons les Lumières !
Troisième édition des Rencontres-Promenades. Déjà... C'est tout sauf une routine. Un rendez-vous précieux, étonnant et précaire. Plus de 50 événements en 4 jours : histoiresdepassages.com. Cette année Pétillon a fait une formidable affiche sur le thème Rallumons les Lumières !, tandis que la bêtise est érigée en modèle et le terrorisme accapare l'actualité.
Et tant de générosités se sont conjuguées malgré une météo très capricieuse. Speedy Graphito et Emilie ont fait une fresque dans l'échange avec le public qui marque les mémoires. Et tant de moments magiques, comme lorsque nous avons écouté Anna Pravdova venue de Prague nous parler aux cabanes de Krizek ou Edouard Launet évoquer "Sorbonne Plage" entre les gouttes au barrage du Chastang, près de Raphaël Minnesota qui venait de collaborer avec Agnès Varda. Et la monumentale mique et le petit salé pour démarrer la journée avec Prince Roro et Philippe Di Folco à la manoeuvre, avant de tenter de noyer Pierre Bergougnioux qui s'est merveilleusement prêté aux joutes poétiques sur gabareaux...
Naja Bendix nous protégeant sous la pluie et entretenant de plantes, vite mises en scène par Sinono, avant Bouvard et Pécuchet. Et, moment très touchant, Hélène d'Almeida évoquant pour la première fois en public son frère Roland Topor (mis à l'honneur par une avenue Roland Topor). Monceaux et le "Chemin de pensées" avec Jean-Michel Teulière, puis le spectacle autour de Marcelle Delpastre et Rollinde faisant kiosque au marché et Albéra, les frères Lumière et Claire Angelini. Ou Sallard père et fils et les accordéons Maugein après la physique quantique et la forêt... Bon, il faudrait répéter tout le programme pour sentir la magie de ces moments successifs, malgré les retards et l'annulation d'un spectacle à cause de la météo. La saveur ne vient pas juste d'un événement mais de la promenade de l'un à l'autre. Il faut goûter cela par demi-journées. En participants et non en consommateurs.
C'est unique. A vivre. Fatiguant mais fascinant.
Label "Earth-Village / Village-Terre"
Le 2 juin 2017, le Président des Etats-Unis Donald Trump décidait de quitter l'accord de Paris sur le climat. Le 3 juin 2017, je créais un label "Earth Village / Village-Terre" destiné à défendre la biodiversité et la culturodiversité. Il est temps enfin que les populations à la base se remettent en question et se mobilisent sur des objectifs clairs. J'ai écrit un article synthétique expliquant la chose. C'est par la base que nous arriverons à structurer les processus de décision globaux sur cette planète.
Décidément, cette année aura été mon année de la biodiversité et de la culturodiversité avec les expositions et le livre de juin et le colloque des 15 et 16 novembre.
J'espère qu'un grand mouvement va commencer et qu'on va enfin parler des questions qui sont centrales à la vie sur Terre.
JOSEP BAQUE ET LA BIODIVERSITE
Les choses se sont faites étrangement pour ce livre. Il est original parce qu'inattendu. D'abord on y parle de Josep Baqué et de son exceptionnelle biodiversité imaginaire dessinée. Ensuite un texte scientifique explique les origines de la classification de la flore par les scientifiques Européens. Enfin un ensemble d'images évoquent les enjeux de la biodiversité aujourd'hui. Trois façons d'envisager la question.
Aurélie (Utzeri) et Dominique (Cornille) sont à l'origine de l'idée de faire une exposition sur les murs de la rue Claude Bernard autour de Josep Baqué. Au château de Grignon, nous avons réalisé une grande exposition montrant les herbiers anciens et précieux, les planches de botanique et celles des naturalistes-voyageurs, les extraordinaires gouaches pédagogiques de botanique de Boisgontier de plus de 2 mètres de haut. Jean-Pierre Henry, prof à AgroParisTech a suivi la chose scientifiquement (un champion du retard des textes...).
Je suis très content de cette approche diversifiée. Elle aurait été complète si nous avions eu un témoignage de Wayana, par exemple, expliquant sa conception de la biodiversité. Mais tout cela s'est fait dans une telle contrainte de temps... Et puis j'évoque cet aspect dans ma préface et les tableaux d'Alika font des passerelles vers cette question ou les affiches de Guyane publiée à la fin de l'ouvrage.
C'est sur lulu.com et fait 218 pages avec de très belles et rares images en couleur !
La Maison John et Eugénie Bost
Je suis très heureux d'avoir pu mener ce projet de musée original. "Un musée pour comprendre la différence" est la carte d'un territoire, réalisé pour être nourri par la présence physique des résidents de la Fondation John Bost et leurs oeuvres qui occupent la position centrale du parcours dans toutes les salles.
Allez-y. Allez voir sinon le site maisonbost.com. Je préside le comité scientifique et ce musée va inventer des manifestations originales et pluridisciplinaires. Une belle aventure commence. Aventure collective, c'est une très belle réalisation. Elle a mobilisé une centaine de personnes qui n'ont pas ménagé leur peine. Je remercie particulièrement l'équipe scénographique (François Payet et Anne Bourdais), la conservatrice (Ariane Dahan) et le staff de direction de la Fondation avec Olivier Pigeaud, Christian Feuillette et Christian Galtier, ainsi qu'Arnaud Bigex pour le site Internet.
Topor, le dictionnaire
Je n'ai jamais imaginé que Roland ait pu disparaître il y a 20 ans. Sans faire tourner les tables, il me parle et je lui parle, comme Jean (Cabu) ou d'autres. Une partie de notre vie est faite de morts, parfois même de morts que nous n'avons pas connu, comme Asger Jorn par exemple dans mon cas.
A l'occasion de l'exposition de mars 2017 à la Bibliothèque nationale de France, une nouvelle édition complétée de Topor, le dictionnaire sort. J'en suis heureux. En juillet, il y aura une avenue Roland Topor à Argentat sur Dordogne pour les Rencontres-Promenades "Histoires de passages..."
Roland aurait été heureux de cela mais pourquoi faut-il que la France soit un pays aussi constipé et ingrat qui ne sait reconnaître et dire merci à ses créateurs qu'après leur disparition ou quand ils sont près de décaniller, c'est-à-dire TROP TARD ?
Je t'embrasse Roland.
La Saga Bost
Gros gros gros travail que cette somme sur une famille, codirigée avec Patrick Cabanel grand historien du protestantisme en France (je lui ai demandé tout de suite de participer, car je voulais un vrai point de vue historique et pas une commémoration subjective et partiale).
Nous nous sommes merveilleusement complétés avec Patrick. Et d'excellentes chercheuses et chercheurs ont bien voulu apporter des éclairages très neufs sur des personnalités fortes issues d'une famille réprimée pour ses convictions sous Louis XIV et qui dut fuir à Genève. La résistance intellectuelle, l'indépendance d'esprit et l'originalité de la démarche marqua des personnages comme Pierre Bost ou Jacques-Laurent ou le chanteur Renaud, mais aussi avant John Bost ou Théodore aux Etats-Unis avec Sophie Bonjour ou Augustin l'abolitionniste échangeant avec Victor Hugo.
J'ai donné à cette occasion toutes les archives familiales à la Maison John et Eugénie Bost. Elles sont reproduites (photos, oeuvres, objets...) en partie dans le livre, complétées par des pièces de la MJEB et les collections de Jérôme Bost, mon cousin, que je remercie chaleureusement.
Francis Masson, le Calger de La Force
J'ai connu Francis (Francis Masson mais on l'appelait Francis). Je lui ai rendu visite de nombreuses fois avec mon grand-père Gaston Bost au pavillon Bellevue dirigé par "Zébu". Mon grand-père avait beaucoup de tendresse pour l'un et l'autre, qui étaient des personnages mettant la "différence" en jeu tous les jours.
A notre époque de "mainstream", de normes, de bureaucratie cancérigène, de conformité et de commission de sécurité pour tout empêcher, ces "outsiders" qui n'en portaient pas du tout le nom faisaient du bien.
Voilà pourquoi en partie j'ai été très heureux de consacrer enfin une exposition à Francis Masson, qui depuis l'après-guerre très jeune a créé une oeuvre en fil de fer, jusqu'à son suicide avec des fils électriques. Jean-François Monnier a apporté un témoignage extrêmement précieux. Nicolas Surlapierre, directeur des musées de Besançon et ancien responsable de la collection d'art brut du musée d'art moderne de Villeneuve d'Ascq, m'a fait l'amitié d'écrire dans le livre un texte brillant.
François Payet a mis en scène ces pièces avec le même brio et le même respect qu'il avait porté à celles d'Alexandre Calder.
Le livre est une trace précieuse pour pérenniser une trajectoire humaine et des sculptures talentueuses et singulières. La partie droite de sa représentation du pavillon La Famille est devenue (sur ma demande) le dessin situé en permanence sur le logo de la Maison John et Eugénie Bost.
2016
MUSEE DU VIVANT
Le livre de référence sur le Musée du Vivant, son histoire, ses activités, ses publications et films, premier musée international sur l'écologie fondé en 2005
Fauteuil points de vue
Voilà le premier "meuble philosophique" que j'ai conçu, des meubles qui donnent à penser, des meubles à idées. A vrai dire, le précurseur fut la "Check Point Charlie Chair" imaginée le soir de l'ouverture du mur de Berlin en 1989, réalisée avec Louis Rollinde et exposée au Kubus à Hanovre.
Mais ce Fauteuil points de vue constitue le début d'un travail personnel sur le mobilier à côté des sculptures dans l'espace public. Il est en cuir blanc et peut être tiré. C'est utile ; cela a du sens ; la forme en est esthétique.
Il a fait forte impression avec le fauteuil inventé par Speedy Graphito aux Rencontres-Promenades d'Argentat sur Dordogne 2016 (première présentation publique devant 100 personnes).
Je tiens à ce qu'il circule et soit édité.
Le Progrès est une erreur
Ceci est mon dernier livre, au sens d'ultime. J'ai construit une oeuvre littéraire avec L'Homme planétaire. J'ai construit une oeuvre philosophique et politique, depuis Pour une philosophie de la relativité. Elle s'est développée comme une arborescence à partir d'une base solide, d'un tronc de pensée.
"Le progrès est une erreur" reprend beaucoup de mes concepts (le local-global, l'histoire stratifiée, le tri rétrofuturo...). Il innove en faisant comprendre la notion de "limites dynamiques". C'est peut-être en fin de vie que l'on saisit plus facilement cette aberration dangereuse du "toujours plus", assortie de la notion que tout ce qui est nouveau est un progrès.
J'ai eu beaucoup de mal à écrire ce livre un peu foutraque. On pourrait penser qu'il est jeté et ludique. Il fut repris et repris et repris. Pénible à composer : je savais trop ce que je voulais dire.
Il n'empêche qu'il clôt un ensemble de réflexions semées tout au long de mon existence avec un résumé : les 16 engagements des Multiterriennes et Multiterriens. Il fait ainsi face au terme de ma vie, de la vie. Comme Gilgamesh refusant de mourir pour devenir un dieu éternel, mais qui finit par se faire voler la plante d'éternité (par un serpent) et comprend alors la nécessité de la fin. Elle assurera d'ailleurs la pérennité de sa trace.
On se plaint souvent des difficultés que l'on a eues à vouloir innover. D'aucuns ont dû lutter contre la répression, la torture ou la mort. Personnellement, ce fut plus doux et insidieux : j'ai eu maille à partir avec la médiocrité, une médiocrité insondable de petits esprits technocratiques à courte vue se foutant complètement de l'intérêt collectif et chassant en bande. Mais, à regarder hier, ce n'est probablement pas original, quand Denis Diderot écrivait : "L'homme précoce vit, boit, mange avec les stupides qui l'environnent, mais converse avec l'avenir." Les femmes précoces aussi.
Plus ludiquement, je me tournerai vers webtv (multiterratv), musik botanik ou expressions courtes.
Vous aurez encore de quoi découvrir... Du moins, peut-on l'espérer, pour quelque temps.
LE GRAND TOURNANT DE L'ECOLOGIE (1969-1975)
LE GRAND TOURNANT DE L'ECOLOGIE
1969-1975
Voilà une période passionnante et peu connue : le basculement de l'écologie scientifique à l'écologie politique. Toutes les grandes problématiques de notre planète actuelle apparaissent à ce moment-là. Voilà donc un livre très important qui rassemble les travaux neufs des meilleurs spécialistes. J'ai oeuvré sympathiquement avec Cécile Blatrix et nous avons su rassembler en effet des personnes travaillant souvent chacune dans son cercle respectif.
Vu l'aspect crucial de ces questions, cet ouvrage pionnier amorce une relecture de l'Histoire.
Vous pouvez vous procurer le livre sur museeduvivant.fr ou lulu.com (vous payez en ligne par carte bancaire et le livre est envoyé à votre domicile). Il est cher mais il a été impossible de baisser le prix malgré nos multiples efforts...
L'HISTOIRE MONDIALE DES IMAGES
Il n'est rien de plus difficile que de résumer. Je viens de le faire avec radicalité : trouver 10 étapes dans l'histoire de la production visuelle humaine. J'avais commencé par le Dictionnaire mondial des images, puis par la synthèse : "Images, une histoire mondiale". Là, la tâche était impossible.
Pourtant, plus que jamais au temps de l'accumulaton/circulation généralisées, il devient essentiel de donner des bases, des repères dans le temps, dans l'espace et par support d'images. De plus, ayant commencé par oeuvrer très large, j'avais légitimité à réaliser pareil résumé. Il faudrait maintenant une diffusion planétaire et que beaucoup imaginent autant de développements à partir de ces synthèses permettant d'apprendre à voir comme on apprend à lire.
Là encore, j'ai pris date. Merci à Eric Mouton pour sa superbe maquette. Le site decryptimages.net a reçu beaucoup de demandes d'expositions. Ces impératifs se répandent comme des évidences. J'étais si seul au début des années 1990... Les mutations incroyables du numérique m'ont donné raison. Cela fait plaisir. Il ne reste plus qu'aux décideurs à se réveiller, en retard comme toujours d'une génération...
Une série d'expositions Espace ECART
L'espace ECART au 18 rue Jacob à Paris a été ouvert par Andrée Putman. C'est un espace de meubles qui appartient désormais aux Sièges d'Argentat. Le Directeur m'a demandé en 2015 d'y organiser des expositions. J'ai accepté à condition de mettre en relation la programmation avec celle des Rencontres-Promenades "Histoires de Passages...".
En novembre 2015, au moment de la COP21 à Paris, j'ai donc commencé avec Michel Granger, artiste et graphiste écologiste. Puis ce fut en janvier 2016 la photographe Marie-Hélène Le Ny et ses "petites madeleines" (avec une autre série ambitieuse, plastique et critique autour des vues aériennes de Google). L'artiste franco-togolais Yao Metsoko a joué en peintures et sculptures fortes sur les liens humains-animaux. Puis ce fut la bédéaste et illustratrice Chantal Montellier avec un ensemble sur Kafka, ses "mots sans mâles" et les stations de métro au féminin : un univers plein d'imagination et au scalpel sur notre monde orwellien. La saison se termine en beauté (juin-juillet 2016) : Speedy Graphito crée son premier fauteuil --splendide, sobre, géométrique, avec un tissu exceptionnel d'originalité, de couleurs et de dynamisme : le fauteuil "bouge" grâce à son décor-- tout en proposant un ensemble passionnant de peintures aux formes multiples avec précision et rigueur, montrant combien cet artiste important sait explorer des voies diverses au lieu de se figer comme beaucoup sur ce qui devient un gimmick, une image de marque facile.
Je suis donc très heureux d'avoir assuré cette programmation et ces accrochages variés. Ce n'était pas évident en fait car il ne fallait pas que les oeuvres au mur ou posées sur les meubles apparaissent comme des faire-valoir --genre peintures de restaurant. A l'inverse, il aurait été contre-productif que l'occupation des murs écrase le mobilier. Car, bizarrement, il n'est pas fréquent de confronter du mobilier avec des dessins, peintures, sculptures ou photographies dans des galeries. Mais ça marche. Je suis très fier de ces ensembles qui ont beaucoup de force par confrontation et complémentarité.
2015
BE MULTI !
Ce livre résume beaucoup de choses fin 2015. Il est le premier qui montre le logo "multiterra", tandis qu'apparaît la page MULTI sur Facebook. Il insiste sur cette notion assez provocatrice de "nécessaire dépérissement des nations", alors que le Front national est à son plus haut et tous les médias obnubilés par lui et les penseurs "nationaux" (des vieux gauchistes racornis comme Regis Debray qui se recyclent ou des libertaires comme Michel Onfray en mal de "scoop" médiatique)... Bref, une vision du monde locale-globale me semblant essentielle avec un retour au local prioritaire. Elle s'accompagne de considérations indispensables en 2015 sur le média-terrorisme et la pratique du leurre médiatique. Elle insiste enfin sur la rupture fondamentale entre tolérance contre intolérance, pluralisme et dogme, science critique ou croyance figée.
Comme d'hab, cela aurait dû faire les "unes" pour être approuvé ou critiqué, mais il faudra attendre du temps avant que ces évidences ne deviennent évidentes. J'aurai dit, écrit, d'autres auront sûrement récupéré (vous savez ces ramasse-miettes de la pensée pondant des livres qu'ils n'écrivent pas pour tourner sans cesse en boucle dans les médias...)
La trace est là. Place aux archéologues de la pensée !
Rencontres-Promenades
Il ne s'agit pas d'un festival, vous savez ces lieux prétextes où quelques snobinards viennent goûter l'été à la couleur locale. Il s'agit de Rencontres-Promenades. Rencontres entre des personnes du pays d'Argentat sur Dordogne et d'ailleurs (tous les invités logent chez des particuliers), rencontres entres les âges et les goûts, rencontres de curiosités bien placées réciproques. Et des promenades où on découvre ce pays magnifique de sud-Corrèze avec ses forêts et ses rivières, ses barrages, son architecture et surtout ses habitants à l'esprit vif, à l'humour décapant, qui aiment là où ils habitent.
Respect mutuel et sens de la découverte irriguent cette manifestation. Je suis infiniment heureux d'avoir pu organiser cela en moins d'un an. C'est grâce à France Chastaingt et Muriel Paucard qui, sur place, ont su remuer les montagnes avec ténacité. C'est grâce à l'appui des élus (avec Jean-Claude Leygnac en tête, le maire d'Argentat) et des acteurs de terrain (les Sièges d'Argentat, les Jardins Sothys, les Ruchers de la Maronne, la scierie Duclaux, la pâtisserie de Saint Privat ou la ferme bio de Merle...). et puis bien sûr tous les invités venant de France et de l'étranger, qui m'ont fait confiance, Diadji Diop en premier. Il nous construit un Coulobre (serpent-monstre mythique de la Dordogne) géant sur le vieux pont d'Argentat et a pensé un meuble élaboré et présenté aux Sièges d'Argentat. Mon complice de longue date, Eric Mouton, a une fois de plus assuré bénévolement la qualité graphique pour le site Internet et les affiches. Sylvain Golvet assure la couverture vidéo.
Une conjugaison de générosités donc pour cette manifestation où tout est gratuit et tout le monde bénévole. Cabu a donné le ton, lui qui avait généreusement créé l'image (sa dernière affiche) de ces Rencontres-Promenades pour aider l'association et lancer la manifestation. Il n'y a pas de jour où je ne pense à lui.
A n'en pas douter, voilà un moment collectif qui restera dans nos mémoires, avec des échanges et des complicités actives, là, sur le terrain, où chacune et chacun peut transformer la vie pour que le quotidien soit inventif, novateur, tout en défendant des points forts locaux (le rétrofuturo).
Le Conseil général fait un affichage dans tout le département. L'aventure commence et la convivialité sera la récompense de toutes et de tous.
Pour tout savoir : www.histoiresdepassages.com
L'étrange multiplication des MULTI
Je vais vous raconter une histoire bizarre qui ne cesse de m'amuser.
Au début du XXIe siècle, j'ai fait l'erreur stratégique de rester dans le pays qui m'a vu naître : la France. Par attachement et paresse sûrement. J'ai eu tort. En effet, ce pays a connu alors un temps de forte constipation, de vieillissement généralisé, comme si tout ne devait être que nostalgie tandis que les actifs sont déconnectés : la "rétro attitude". Symptôme : ce pays oligarchique à ascenseur social bloqué sacralise de vieux penseurs sclérosés qui ne veulent pas dételer, laissant le terrain libre aux râleurs réactionnaires rances. Bref, pas étonnant mais pas brillant.Comme d'autres, j'ai dû entrer dans la résistance et la clandestinité, défendant toujours ce que j'estime être la qualité scientifique et de création ("Résistance des savoirs" avec notamment l'émission [decryptcult]). Un principe : ne jamais rien céder à la médiocrité ambiante et à la veulerie --qui salissent ; ne jamais se résoudre à l'absurde et à l'inacceptable.
Cela se fait avec des réseaux souterrains. J'ai poussé l'exercice jusqu'à l'aspect le plus minimal. En inventant, depuis mon atelier en sud-Corrèze à Hautefage, les Rencontres-Promenades "Histoires de passages..." J'y ai développé quelques principes qui me sont chers et ce fut très sympathique, sans chercher à communiquer hors du niveau local.
Mais ne vlati pas que le 7 août le magazine national Marianne fait un dossier en "une" sur le réveil des villages de France. Et qu'Argentat sur Dordogne est l'exemple de base avec 6 pages (et la repro de l'affiche de Cabu pour les Rencontres-Promenades). Le microscopique devient le signifiant car la qualité est là, la liberté, la mobilité. Chacune et chacun, partout, devient le centre du monde, le centre du "faire" possible dans les sociétés des spectateurs-acteurs. Inversion : les campagnes perdues innovantes inspirent les micro-quartiers des villes à totalement repenser.
C'est ce qu'exprime ce petit logo des multiterriennes et des multiterriens (les "MULTI"), qui défendent biodiversité et culturodiversité, le local-global et le rétrofuturo sur une planète occupée depuis l'origine de mutations et de migrations. Bref, plein de notions que je promeus depuis des années et qui émergent aujourd'hui. Un singulier-pluriel, du micro-macro montrant que nulle part est partout. Cela fait plaisir. Il a fallu que j'aille dans mon Guernesey pour que se confirment mes pressentiments... J'y suis bien.
BE MULTI !
PARTI DE RIEN, JE SUIS ARRIVE NULLE PART
Voilà un livre qui pourrait être maudit et que je protège et chérit.
En effet, mes proches le détestent, attristés devant ce qu'ils ressentent comme un dernier râle ou une justification qui n'a pas lieu d'être. Les autres s'en foutent ou le trouvent digne d'un personnage-baudruche infatué. Bref, il n'y en a pas beaucoup pour le défendre.
Si : moi, donc. Je crois que chacune ou chacun a besoin, à certaines étapes de vie, de tirer des bilans. Ce livre est une façon pour moi d'agir face à des événements sur lesquels je ne peux rien. Donc, ce livre, contrairement à celles et ceux qui y voient la longue plainte morbide d'un créateur, respire la volonté de faire, l'espoir de celui qui est heureux de ce qu'il a réalisé, qui pense ne pas avoir à en rougir et peut ainsi regarder avec une certaine confiance les choses à venir comme du "bonus". D'ailleurs le "pays de nulle part" est l'étymologie de l'utopie, mais j'aime les utopies réalisées, concrètes, et m'ennuie avec les utopies-songes, qui tourneraient vite au cauchemar ou à la calembredaine irréalisable.
Pas de masochisme donc, pas de flagellation, pas de déprime. Un essai de lucidité et l'affirmation d'une pensée qui se développe, se continue, s'épanouit au-delà de tous les obstacles et d'un certain déni public (on est immanquablement banalisé par celles et ceux qui vous connaissent, sous-évalué ou évalué pour d'autres choses, et inexistant ou adulé par celles et ceux qui sont à distance : jamais un rapport sain et clair). Il est toujours difficile de résister aux clairons de l'époque et tenir sa route en tâchant de garder lucidité et audace, malgré le silence ou la sale tendance à rabaisser ceux qui pourraient vous faire de l'ombre, attitude typique des coteries parisianistes très provinciales désormais au temps des échanges planétaires. Et il n'y a ainsi aucun respect à avoir pour des politiques, des hauts fonctionnaires parasites ou des journalistes qui ne vous respectent pas, qui ne cherchent même pas à savoir qui vous êtes.
Infatuation ? Allons-y dans le plaidoyer pro domo : mes intuitions ayant été fortement corroborées par les événements, je crois que je suis moins infatué que tous ces guignols des plateaux télé passant leur temps à se tromper, à proférer du vide de café du commerce en éructant des colères feintes, à mentir ou à récupérer les idées des autres sans vergogne, dans la célébration perpétuelle de leur misère intellectuelle. Des boites de sardines sans sardine : tout dans le marketing.
Oui, ce livre est personnel. Oui, c'est une forme de testament provisoire. Oui, j'y mets à nu mon parcours et mes idées sans jamais d'anecdotes croustillantes sur ma vie intime --c'est-à-dire la matière même de la quasi totalité déprimante de ce qu'il y a à lire aujourd'hui (le récit personnel et ses banalités de base : le degré zéro de la pensée). Oui, je suis heureux de l'avoir écrit et qu'il soit publié. Oui, je prend date.
Un grand artiste, un être humain d'exception : René Moreu
René Moreu est un artiste quasi inconnu. Pourtant, ce fut un illustrateur pionnier avec son ami André François (que j'ai si bien connu : il a fait notamment l'image de mon premier livre sur l'affiche politique). René a participé à l'invention de Vaillant et de Pif gadget. Il est aussi un grand créateur autour des thèmes de nature, avec des périodes différentes et des oeuvres puissantes. Cela en luttant depuis 1943 contre la cécité.
C'est un personnage modeste, délicieux et subtil. Résistant, il s'est caché toute sa vie, alors que tant braillent leur absence de talent à tue-tête... Je suis heureux d'avoir réalisé une expo et un livre de référence sur son travail. Cela risque encore de passer à l'as du dégorgement d'opérations culturelles tous azimuts... Eh oui, ce n'est pas marketé. On n'a pas mis en avant son handicap pour faire pleurer dans les chaumières...
Mais, REGARDEZ, REGARDEZ sans à priori ses peintures, et vous comprendrez l'importance de cet artiste. Bientôt, le public verra enfin cet invisible, alors que les ténèbres l'ont gagné.
Vagabondages à Wallis et Futuna et Alofi
Au cours d'une mission dans ces îles, j'ai pris 2300 photographies sur tous leurs aspects, malgré une santé difficile où je souffrais beaucoup de la chaleur --ce qui était la première fois sous ces latitudes. Peut-être d'ailleurs un signe annonciateur de mes futurs déboires cardiaques.
Il en résulte une exposition que j'ai écrite en grande partie sur place. Cela s'est fait grâce à l'accueil d'une population ouverte et généreuse. Le Musée du Vivant a reçu de plus une donation importante de l'artiste Rebecca Kulimoetoke (RBK).
Voilà donc une synthèse rare et précieuse. Je pense que c'est une de mes expositions les plus intéressantes, pour laquelle j'ai une tendresse particulière. Car j'y fais une vraie démonstration d'écologie culturelle appliquée à ce territoire, en combinant tous les types d'interrogations, historiques, géographiques, économiques, institutionnelles...
Montrée lors des Rendez-Vous aux jardins 2015 rue Claude Bernard, elle sera diffusée par le Musée du Vivant et la Ligue de l'Enseignement et j'ai l'intention de la présenter lors des Rencontres-Promenades 2016 à Argentat.
TU ES PLUROFUTURO ? / ARE YOU PLUROFUTURO ?
PAYSANS
Un événement. Voici la première exposition sur l’histoire longue de l’agriculture et de l’élevage depuis la Préhistoire. Elle a été permise grâce aux riches collections internationales du Musée du Vivant et à la collaboration d’une équipe d’enseignants-chercheurs pluridisciplinaires d’AgroParisTech. Il en résulte deux présentations : une réduite en grands formats et en images rue Claude Bernard à Paris et une autre qui peut être téléchargée massivement soit sur le site du Musée du Vivant, soit auprès de la Ligue de l’Enseignement.
Alors que ces questions forment l’axe central de l’Exposition Universelle de Milan ("Nourrir la planète, Energie pour la vie"), voilà une synthèse historique mondiale donnant du recul et des repères, tout en permettant de comprendre les enjeux contemporains. Elle pourra être déclinée et accompagnée par les institutions d’accueil.
L'image générique est le résultat d'un concours organisé dans la classe de Michel Bouvet à l'ESAG (merci Michel, dont j'avais préfacé la fête du graphisme en janvier 2015 !).
MON JARDIN EST UNE PLANETE !
Voilà la première exposition réalisée en partenariat avec le Musée du Vivant à la Médiathèque d'Argentat. Elle vient en avant-première des Rencontres-Promenades "Histoires de passages...". Muriel Paucard fut décisive pour la création des Rencontres-Promenades. Sans son aide au tout début, je n'aurais pas persévéré. Sans l'aide spontanée de France Chastaingt, rien ne se serait construit. Deux personnes exceptionnelles.
Travailler avec Muriel pour cette expo fut évidemment un plaisir. Mais si Dominique (une complicité de 25 ans nous lie) n'avait pas aidé et Raoul, on n'y serait pas arrivé. L'expo n'est pas immense (une salle), complexe néanmoins.Tout cela forme une aventure culturelle, humaine aussi.
L'expo est ouverte par une maquette de potager utopique aux Etats-Unis, son coeur raconte l'histoire des jardins dans les villes avec une scénographie un peu agreste. Autour, viennent des oeuvres qui apportent des regards particuliers sur le sujet. Je pense que cette dichotomie complémentaire est la bonne solution dans ce lieu. Mon rêve réside dans le fait un jour de faire dégorger une exposition vers la rue, de créer un appel, de n'avoir pas une scénographie fermée.
Marinette Cueco, native d'Argentat et qui y a toujours sa maison de famille, viendra aux Rencontres-Promenades. Ses herbiers artistiques m'enchantent. Quel plaisir de la revoir. Je pense également très fort à Henri (qui va mal). Nous montrons ses merveilleuses pomme de terre germées. Je connais Henri depuis le Salon de la Jeune peinture du début des années 1970. Il était du côté des communistes, moi des libertaires. Nous nous sommes revus à de multiples reprises. J'apprécie beaucoup toute la famille.
Et puis j'ai ajouté le pataphysicien argentin Ricardo Mosner avec une très grande toile, René Moreu qui est là en voisin de Vayrac, le merveilleux photographe Guy Hersant et son image subtile qui fait l'affiche. Ivanne Gribé, originaire d'Argentat (elle finit ses études à l'Ecole du paysage) a monté une installation passionnante sur la mondialisation dans les jardins d'Argentat. Cela vient compléter l'ensemble de façon idoine.
Exposition modeste mais qui a beaucoup de charme. Oui, les jardins sont toujours des planètes. Au même moment, je démarrais mon potager à étages à Hautefage. Gare à la tomate cet été !
2014
UNIK : 45 years of paintings, sculptures, videos
Voilà un livre qui est en ligne gratuitement sur ce site et achetable en version papier. Très illustré, il s'adresse aussi à un public anglophone. Il fut le résultat d'un an de travail de toute une équipe pour retrouver et rassembler physiquement les oeuvres, les photographier, organiser et maquetter. Le résultat est là : toutes mes oeuvres plastiques UNIK, ces objets visuels que j'ai voulu continuer à faire au temps de la multiplication industrielle des images et de leur circulation planétaire : comment et pourquoi continuer à interpréter plastiquement notre monde des images ?
Il s'agit évidemment d'un bilan important. Chacune ou chacun peut désormais juger sur pièces des productions de "Mister Local-Global" ! Avec la version quadrilingue de la nouvelle version complétée de Tu es plurofuturo ? dans le domaine des idées (qui va paraître bientôt) et mes 8 films longs-métrages ou le roman L'Homme planétaire ou Images, une histoire mondiale dans le domaine scientifico-pédagogique (ou d'ailleurs Une histoire générale de l'écologie en images et Les Images mentent ? Manipuler les images ou manipuler le public ?), je dispose désormais d'émanations diffusées de ma vision du monde. A près de 60 ans, je ne me serai pas agité pour rien. La balle est dans le camp des autres...
SPECTATEUR
Le plus long zapping de l’histoire du cinéma
Mon 8e film long-métrage fut une longue aventure pour du "cinéma espresso". Dans mon esprit, il clôt un cycle. Résultat d'un tournage de 3 jours chez moi enfermé devant la télévision, c'est un film historique qui consacre le décès de la télévision.
Je l'avais annoncé depuis longtemps. Ce décès transparaissait dans la longue enquête du film L'info est-elle comestible ?, dont il est le complément évident : le premier était un road movie sur les vecteurs télévisuels, celui-ci est un enfermement pour décrypter la nature des contenus.
Je souffle, je suffoque. Mon état de fatigue correspond parfaitement au sujet et il n'est pas joué... Ce film a été coréalisé avec Raphaël Girault, qui a fait un travail subtil dans un dispositif sombre et glauque, minimal, avec un capharnaüm de livres. Minimal mais avec une vraie qualité d'image et de son. Merci à lui pour ces beaux noirs.
Belle conclusion pour les 8 essais documentaires du "cinéma espresso" (désormais les petites vidéos artistiques ou des films de fiction m'occuperont), grâce à un film-métaphore sur la mort de la télévision et son histoire : pavane pour une Infante défunte.
durée : 1h25
Cabu : 60 ans de dessins !
Je connais Cabu depuis les années 1980 et l'apprécie artistiquement et personnellement. A tel point que nous avons travaillé pendant un an ensemble sur le livre Le Monde des images, livre dont je suis très fier --et si heureux de cette année de rapports complices (ils n'ont pas cessé). L'aventure s'est continuée, après avoir exposé ses dessins au Musée d'histoire contemporaine (même pour des périodes délicates comme la guerre d'Algérie), quand j'ai pris la direction du Musée du Vivant. Cabu, défenseur de la nature depuis toujours et écologiste pionnier, s'imposait comme contributeur à ce musée. Il fut d'une formidable générosité. Et le temps vint alors de lui rendre honneur. Ce fut fait en 2014, pour ses 60 ans de dessins, avec une magnifique exposition mise en scène par Francis Guerrier (des dessins flottant dans l'espace) dans la bibliothèque historique d'AgroParisTech rue Claude Bernard. Voici aussi le livre que j'ai commis, accompagnant de façon pérenne cet anniversaire, maquetté avec l’amitié si fidèle de Serge Jouanny.
Cabu est en effet un dessinateur
exceptionnel --comme l'était Jean Giraud/Moebius dans la bande dessinée--,
capable d'adapter son style à tous les propos, du croquis sur le vif, du
reportage à la caricature. Il s'agit d'ailleurs peut-être du plus grand
portraitiste contemporain, ayant un talent unique pour saisir les visages et
les expressions en pouvant passer de la description fine des caractères à la
déformation la plus violente mais souvent aussi la plus vraie. Bref, c'est un
artiste complet, majeur, chroniqueur en images de son temps, ayant porté très
haut l'art du dessin (et amoureux des grands anciens de Dürer à Gus Bofa ou
Dubout).
Il a heureusement été honoré récemment avec son
exposition à la Mairie de Paris (très grand succès) ou de magnifiques albums
reflétant vraiment son talent comme Cabu swing.
Voici enfin un hommage en 102 pages couleur pour 28
euros qui fête (depuis 1954) les 60 ans de dessins de l'artiste : Cabu à la
ville, Cabu aux champs. Il s'agit d'une sélection de l'exceptionnelle donation
de plus de 500 originaux offerts aux collections du Musée du
Vivant-AgroParisTech. Ce faisant, nous nous promenons dans les grandes
mutations de la planète depuis les années 1950 à travers des situations drôles
et la jouissance d'un trait unique.
On t'embrasse Cabu !
Pour se procurer cet album exceptionnel sur 60 ans de
dessins, achat en ligne (avec album livré à domicile) sur : http://www.lulu.com/shop/laurent-gervereau-ss-dir/cabu-à-la-ville-cabu-aux-champs/paperback/product-21629274.html
HUMAIN-ANIMAL
2013
PATRIMOINE DE L'ECOLOGIE & ECOLOGIE DU PATRIMOINE
Ce livre est tiré d'un colloque fondateur réalisé entre le Musée du Vivant - AgroParisTech et l'université Versailles-Saint-Quentin avec Christian Delporte (11 et 12 octobre 2012). Vous le croirez ou non, les institutions patrimoniales ne s'intéressaient pas à ces questions. J'ai pu néanmoins associer le président de l'ICOM de l'époque (Hans-Martin Hinz) qui était un ami. Ce fut un vrai rassemblement international (jusqu'à notre collègue des museums en Inde)
Directeur du Musée du Vivant (premier musée international sur l'écologie à AgroParisTech), j'avais fondé l'Ecology and Sustainable Development Network en décembre 2005 à Wellington en Nouvelle-Zélande, au sein du Te Papa Tongarewa Museum dans le cadre du congrès des musées de sciences naturelles de l'ICOM (Conseil international des musées) à l'UNESCO. Le but : fédérer à l'échelle internationale l'ensemble des institutions de conservation du patrimoine et les professionnels des musées impliqués dans les problématiques environnementales et éco-sociétales
Les muséums de sciences naturelles s'étaient déjà soucié bien sûr après 1945 de la préservation de la biodiversité (voir Roger Heim en France). L'originalité du Musée du Vivant était de prendre ce thème de l'écologie par tous les aspects et sur la longue durée. Désormais, ces problématiques ont largement et heureusement essaimé mais, même avec une subvention, aucun éditeur extérieur n'avait voulu publier ce livre considérant que cela n'intéressait personne. Le Musée du Vivant l'a fait et c'est tout à son honneur
Artkronik localglobal
J'ai décidé fin 2013 d'installer un micro-atelier chez moi à Paris pour reprendre des activités plastiques traditionnelles. Je veux les mêler à de la vidéo avec des paroles ou des chansons, petites chroniques balancées sur Dailymotion : artkronik localglobal. Elles mêlent humeurs, humour, gratouillis visuels sur papier, résidus d'images, musiques parfois, ready-made chantés... Ces produits hybrides sont volontairement minimaux, maladroits. Ils luttent contre la surabondance de l'expression spectaculaire, le déversement tous azimuts, l'écoeurement et la perte du sens.
C'est aussi ma manière personnelle de préparer
cette "Cité des points de vue" --associant d'autres et avec une fondation sur les images-- que je voudrais bâtir dans le sud avec un
PPLG (Phalanstère de Productions Locales-Globales) entre autres, où je
poursuivrai des travaux plastiques grand format dans l'esprit de ceux-ci
en liaison avec la vidéo. Je prépare ainsi, pour le temps qui me reste,
des allers-retours et une expression hybride, pièces uniques et images
de diffusion massive. Un travail solitaire, un travail en lien avec les autres, comme toujours.
Accessoirement, ces travaux circonstanciels pourront être exposés dans le monde dans deux caissons carrés métal accolés, vidéo à gauche et résidu papier à droite. Plus tard, ce sera l'équivalent en très grand format.
En clin d'oeil, une image de l'ami Kiki Picasso.
Tu es plurofuturo ?
A l'époque du news market, de l'obsolescence généralisée des infos spectaculaires qui se succèdent, de l'asservissement d'individus robotisés, décervelés, surveillés, rendus addictifs aux médicaments et à la consommation, normés et dont les statistiques sont devenues la seule liberté d'expression dans le monde de l'apparence, il est temps de faire circuler des antidotes. Partout sur notre planète, dans l'unité nécessaire et dans la diversité à défendre, nous avons besoin de repères. Le livre Tu es plurofuturo ? est destiné à décrire nos grands enjeux actuels pour que chacune et chacun puisse construire sa vision du monde. Il résume 40 ans de réflexions, d'ouvrages et de créations. Dans sa version française, il est complété par un court texte : "L'écologie culturelle contre les peurs et les populismes".
C'est un plaidoyer pour le savoir et la réflexion individuelle. C'est un appel pour fédérer en réseau au niveau planétaire toute cette immense "base" des énergies locales écrasées par le pouvoir financier de quelques-uns. Tout cela s'opère avec un large sentiment d'impuissance qui n'est pourtant qu'un consentement au pire, comme l'aurait décrit La Boétie : fonctionnement absurde et délétère autour d'une accumulation d'argent sans aucun sens au détriment de l'épanouissement individuel et du devenir environnemental de notre planète commune. Il ne suffit plus de le dire mais il importe de multiplier les signes, les initiatives dans des portails intermédiaires qui aident à structurer la multitude (des milliards sans organisation pèsent moins que des milliers organisés). Nous appartenons en effet à la périphérie, aux invisibles, mais la périphérie est le centre : nous sommes l'immense majorité et --nous le proclamons-- "nous sommes le réel".
[DECRYPTCULT] VIDEOMAG MENSUEL CULTUREL INDEPENDANT !
[DECRYPTCULT] VIDEOMAG MENSUEL CULTUREL INDEPENDANT !
Allez,
voilà un nouvel espace de liberté, de défense du savoir et de la
création, et d'exigence avec des invités et des collaboratrices et
collaborateurs de qualité ! Work in progress ! Le numéro deux de ce
mensuel (Une Renaissance retrofuturo ?) est en ligne avec toujours un éloge de la diversité et du
mouvement : les toiles de Mayenne et l'écologie, ORLAN et Jean-Hubert
Martin, le cinéma par François Albera, la bd avec Alter Comics et les
monnaies alternatives, Anne van der Linden et ses tableaux et revues,
Michel Dintrich à la guitare à 10 cordes ou la musique chauve de Jean
Dubuffet...
Bref, un festin de l'esprit dans un cadre
volontairement antispectaculaire (une bibliothèque historique) mais pour
des pratiques nouvelles : l'internaute picore les séquences suivant ses
envies et tout reste en ligne longtemps. Oui, "Knowledge is Beautiful
!" et nous commençons notre K-Pride (K pour Knowledge), notre Résistance
des savoirs, avec cet éloge régulier de ce qui bouge partout ! Faites
connaître, soutenez, proposez, diffusez !
Allez sur www.decryptimages.net
!
De Buckminster Fuller et Pink Floyd ou Soft Machine à Blue Green : Graham Stevens
Oui, Graham Stevens boit de l'eau ! Vous ne le connaissez pas et vous avez tort. Architecte de formation à Sheffield, il est assistant de Buckminster Fuller en 1964 à Paris pour le Congrès International d'Architecture. En 1965, s'apprêtant à traverser une rue de Londres, il a l'idée qui orientera tout son travail : grâce à des structures gonflables, faire décoller des architectures dans l'espace à significations multiples. Ainsi, dès 1965, il conçoit "Spacefield", environnement gonflable et multimedia. Dans la foulée, il participe en 1966 au "Destruction in Art Symposium".
Cet élégant et subtil personnage pourrait se la jouer... En effet, il est alors totalement associé au bouillonnant Swinging London, participant à des scénographies expérimentales et sensorielles à la Roundhouse pour le Pink Floyd de Syd Barrett et ses amis de Soft Machine avec les light shows de Mark Boyle ou lors de l'intervention de Bob Dylan à l'ïle de Wight. Tout cela dans une atmosphère d'imagination complice transdisciplinaire où les arts se croisent pour submerger la société dominante. Et chacun connaît chacun : il est présent naturellement chez son copain galeriste pour l'inauguration de l'exposition de Yoko Ono --qu'il connaît déjà-- lorsque vient John Lennon sévère d'abord puis, étant monté sur un escalier pour lire une petite inscription, séduit par un humour proche du sien et commençant une nouvelle phase de sa vie affective --et de sa vie tout court.
Mais cessons de faire les groupies avec quelqu'un qui ne se la pète pas. Il y eut un moment magique à Londres à ce moment-là, dont j'ai pu rendre compte en 1996 dans l'exposition sur les Sixties. Graham Stevens a eu le mérite de poursuivre sa route poétique, installant un nuage solaire dans le désert en 1972 et désormais travaillant pour le mouvement Blue Green (www.bluegreenuk.com), écologistes voulant transformer les villes en intervenant notamment sur les questions d'eau.
Tout cela pour dire qu'il est venu à la maison avec Jacqueline Stanic (que je fréquente depuis les grandes expositions Paris-Berlin et Paris-Moscou au Centre Pompidou de Pontus Hulten) et que nous avons passé un moment sobre mais délicieux, la conversation roulant de l'un à l'autre dans le plaisir d'évoquer des amis communs et des événements, sans nostalgie, comme une force pour continuer à faire. Blue Green est d'ailleurs sur www.see-socioecolo.com. J'irai bientôt à Londres et Graham passe dans le mag vidéo sur www.decryptimages.net en janvier.
Mag vidéo culturel : [decryptcult]
C'est une date. En juillet 2013 (tournage le 19 juin), est apparu sur le site decryptimages.net le premier magazine culturel indépendant. Nous serons sûrement copiés. C'est brut de décoffrage, en apparence artisanal et volontairement ringard (décor de vieille bibliothèque, succession d'interventions autour d'une table comme la Sainte Scène...), mais nous explorons de nouveaux espaces de mise en valeur avec des participants de grande qualité. La structure est chapitrée, ce qui permet une approche tout à fait différente de la télévision traditionnelle : plus d'obligation de rythme forcené pour maintenir l'attention et éviter le zapping, au contraire, du temps pour chacune et chacun avec des sujets forts.
Voilà le moyen de mettre en valeur les savants et les créateurs. Voilà une façon de maintenir des pratiques exigeantes, de cesser de se désespérer mais de louer l'énergie et la qualité d'initiatives foisonnantes intergénérationnelles et trans-spécialités (de la culture au sens traditionnel à l'économie écologique, du don, sociale et solidaire). Voilà une résistance décidée à la bêtise, à la vulgarité commerciale, à la déqualification et à l'ignorance fière telle qu'elle ose s'exposer partout.
Tout cela va évoluer mois après mois. Nul doute que nous ne devenions un refuge de paroles libres et de créations diverses au temps des initiatives de terrain en réseau et de l'effondrement des superstructures qui ne font pas ou plus modèle.
Portraits d'arbres
Cette exposition vise à faire connaître un photographe et professeur d'agronomie (Pierre Mouillefert) ainsi que les collections d'échantillons de bois de la planète avec leurs archives photographiques du centre AgroParisTech de Nancy. Rassemblées pour des raisons d'inventaire scientifique vers 1880, ces pièces nous racontent à la fois l'histoire des arbres, des lieux, des migrations végétales, et constituent désormais des traces précieuses et poétiques.
Quand se multipliaient les portraits d'humains, ces portraits d'arbres (à côté desquels pose un petit individu-étalon) inversent en effet les priorités. L'arbre n'est plus un décor de fond, parfois peint, pour montrer la famille ou la célébrité locale, mais le centre des préoccupations avec un personnage alibi, relégué à jouer les unités de grandeur. Ecrite avec des scientifiques qui nous racontent les pérégrinations de ces végétaux issus de tous les continents, cette exposition, largement diffusée avec le Musée du Vivant et la Ligue de l'Enseignement, nous plonge dans des vues oniriques bistres, grises et sépia. Science et art se rencontrent ainsi comme chez Marey ou Blossfeldt, avec ces passages entre les genres que j'affectionne.
C'est réalisé pour la manifestation Arbres, Artistes, Jardins des Rendez-vous aux Jardins 2013 (31 mai-1er juin-2 juin). Jean-Luc Moulène et Marc Touitou y participent avec une installation autour de Fénautrigues, ainsi que George Orrimbe de l'OuPeinPo et sa Forêt de mots. Succès populaire garanti par la visite guidée avec les chercheurs du potager-verger-ruches sur le toit d'AgroParisTech, rue Claude Bernard. Vous avez dit mélange des publics ? Oui, c'est exemplaire et j'en suis fier.
La Coopcultu
Politically InKorect !
Après un premier tournage en 1997 et une présentation dans l'exposition sur Noël Arnaud Prises de Terre au musée d'art moderne de Toulouse (dans une version beaucoup plus réduite et sous un autre titre), voilà enfin cette dette de mémoire personnelle. Elle met en lumière un personnage, Noël Arnaud, toujours secret, en racontant l'histoire des avant-gardes artistiques de Dada aux situationnistes cherchant à faire de nos vies des oeuvres d'art totales. Vaste programme dans nos temps de médiocrité pesante. Mais plus que jamais d'actualité. Résistons !
Première projection le mercredi 17 avril à 18h30 à la Bibliothèque nationale de France
Politically InKorect !
Noël Arnaud
et Dada, Jarry, Picasso, Jorn, Duchamp, Debord, Vian, l'Oulipo...
Un film (1h10) de Laurent Gervereau avec la complicité de Jean-Hugues Berrou et Emmanuel Chirache
Histoire d'un invisible : voilà le chaînon manquant --et longtemps caché-- entre Dada et les situationnistes ou Fluxus, en passant par le surréalisme clandestin pendant la guerre et Cobra. Il s'agit du seul film où cet homme secret parle de son parcours incroyable, à la fois acteur et passeur des avant-gardes, ayant côtoyé tous les personnages essentiels cherchant à changer la vie, à sortir des frontières de la peinture de chevalet, bousculant la littérature. Entre jazz, dérives, toiles provocations, fêtes-happenings, rires et absurde, une existence-oeuvre d'art totale.
Y sont notamment insérés : le manuscrit original de Liberté de Paul Eluard; un entretien inédit de Constant sur Cobra et les débuts de l'Internationale situationniste avec New Babylon; des extraits sonores de la conférence de Guy Debord et Noël Arnaud en 1957.
Histoires et déboires d'eau
Cette exposition est présentée à partir du 12 avril 2013 à Montpellier. Elle a l'originalité --sur un sujet maintenant battu et rebattu-- de parler avec des images très variées des rapports des humains avec l'eau depuis la préhistoire jusqu'à aujourd'hui. Je tiens à cette profondeur de champ. Elle modifie notre perception des choses et incite à réfléchir. Pour autant, les textes écrits sous la houlette de la chercheuse Sophie Richard apportent le dernier état des connaissances et des débats.
L'expo est téléchargeable en ligne gratuitement, diffusée massivement avec la Ligue de l'Enseignement. Merci pour l'aide icono et la maquette à Aurélie Utzeri et Dominique Cornille. La belle photo de une sur Paris inondé (à la suite du réchauffement climatique ?) est de Hervé Bernard.
ECOLUDO
2012
MOVING SIGNS
This artistic action ("Knowledge is Beautiful") began in Hong Kong with Annie Wang (2012 / 11 / 03). Just in the central part of Hong Kong (Bank Street) with : "economy is a belief". Historical event. That is the new Poetry of the Twenty-first Century !
Ces Moving Signs, "Résistance des Savoirs / Knowledge is Beautiful" commencés en 2010 (vous pouvez les voir sur ce site), ont été placés pour la première fois ainsi à Hong Kong en 2012. Ils affichent la nécessité de parler la langue commune des sciences et de leurs démarches critiques et expérimentales
J'en ai fait différentes déclinaisons montrées sur plusieurs continents. Ils jalonnent les Chemins de pensées, comme celui inauguré en 2024 à Hautefage en Corrèze
LE LOCAL-GLOBAL. Changer soi pour changer la planète
Depuis les années 1970, j'ai toujours eu le souci du comparatisme, des multi-points de vue, marqué par les séjours que j'ai fait très tôt dans des pays étrangers. Mes groupes de création furent internationaux, les revues bilingues (plus tard les sites Internet multilingues). Voilà d'où est née ma conviction de la nécessité d'une histoire stratifiée (Laminated History), prenant en compte les niveaux locaux, régionaux, nationaux, continentaux et planétaires. Voilà l'origine du fait que mes amis m'appellent "Mister Local-Global".
La philosophie de la relativité ou le "crossmedialisme" littéraire sont nés grâce à cette conscience d'une ubiquité nouvelle pour nos identités imbriquées. La sortie de l'ouvrage LE LOCAL-GLOBAL --simultanée avec l'action artistique planétaire "Résistance des savoirs/Knowledge is beautiful" (voir la rubrique de ce site où clignote un petit signe)-- est donc l'aboutissement d'un long processus. Il rassemble des textes anciens et récents en proposant une vision philosophique et politique. A traduire.
MANGER
Jardins dans la ville
Quand je viens de tailler l'eucalyptus dans ma cour et de feuilleter le dictionnaire Botanica, tapi au creux de ma cabane, tandis qu'embaume le jasmin blanc épanoui grimpant le long des tuyaux, se prépare une opération Jardins dans la ville. Le sous-titre en est : Vagabondages entre cités-jardins, potagers urbains et jardins ouvriers. Il s'agit d'une exposition (que j'ai conçue) du Musée du Vivant avec la Ligue de l'Enseignement, diffusée gratuitement et lancée le 1er juin à l'occasion des Rendez-vous aux jardins. Gilbert Shelton a amicalement accepté qu'une de ses images en soit l'affiche, comme Luc Schuiten permet de la conclure, mais il y a tant de vues formidables et anciennes. Elle s'accompagne du dévoilement au public de la banque de données "Images de jardins" avec l'Ecole nationale supérieure de paysage/Potager du Roi, première banque de données de ce genre historique et internationale. Une animation à cette occasion : la visite rue Claude Bernard à Paris du potager expérimental d'AgroParisTech de 1000m2 sur une terrasse dominant tout le quartier Mouffetard. Les jardins, c'est à la mode, bon, mais quel plaisir. Même les paresseux font du Guerilla Gardening. Partons à la reconquête végétale des villes ! Allez, il faut tailler le rosier et foutre la paix à l'olivier, si heureux.
LE LOCAL-GLOBAL. Changer soi pour changer la planète
En fait, ce livre a été réalisé pour les Québécois en 2011. Il a rassemblé un ensemble d'écrits théoriques dispersés et repris cette idée du local-global que j'avais mise en place il y a plusieurs années. J'ai fini par l'offrir en ligne début 2012 en le complétant ensuite par deux textes qui avaient eu un certain succès, publiés sur le site du journal Le Monde (concernant la question des "civilisations", où d'ailleurs je m'oppose à Edgar Morin qui continue à ne pas accepter un point de vue relatif et pense une "politique de civilisation" sans accepter des civilisations plurielles ; et relatif à l'échec du nationalisme face à l'idéal républicain). Voilà un petit opuscule politique --au sens propre, permettant de s'occuper des affaires de la cité-- qui furète entre les aspects culturels et économiques, qui prend des exemples français en pleine campagne électorale et élargit le propos au mondial. Il est théorique et pratique. Il est généraliste et spécialisé. A diffuser massivement, tant les doutes sont grands et les gourous avides pour fournir de fausses solutions liberticides.
En couverture, du très local baigné de beaucoup de vent global (mon nez en plein hiver sur l'île de Molène).
2011
Images de René Dumont
Ce livre a été réalisé grâce à la donation réalisée par Charlotte Paquet-Dumont au Musée du Vivant (AgroParisTech). je suis allé chez elle pendant une semaine au Québec et nous avons sélectionné objets, correspondances, livres annotés... jusqu'à son urne funéraire. Cette donation René Dumont est considérable sur un personnage central dans l'histoire de l'écologie. Je suis vice-président de la Fondation René Dumont, dont Marc Dufumier est président. Surtout, je n'oublierai jamais ces moments vécus avec Charlotte Paquet-Dumont, son intelligence si vive, sa fantaisie, notre complicité
J'ai beaucoup appris alors
Cela complète de façon décisive les archives du CIRE (Centre Interdisciplinaire de Recherches sur l'Ecologie) à AgroParisTech, que j'ai constituées en sauvant, outre celles de René Dumont, les archives des Verts et en les complétant avec celles de Jean Carlier ou de Dominique Voynet
Pour une philosophie de la relativité
Ce livre rassemble des textes décrivant cette philosophie de la relativité (pas du relativisme), celle des choix éclairés, celle de la recherche de la liberté et des remises en question qui m'animent depuis les années 1970. Bref, à lire !
GOUVERNER. Les invisibles prennent la parole
Voilà le deuxième petit livre de SEE, les socio-écologistes nés au Brésil et au Canada. Il est lisible intégralement sur le site SEE, téléchargeable dans "idées, philo, politique" sur ce site. Diffusez au maximum: les politiques n'ont plus d'idées, ils se font enfumer par les crises, secouons-les ! Les nouveaux rapports locaux-globaux, les consommateurs-acteurs, les spectateurs-acteurs, peuvent changer radicalement l'organisation du monde. Pour cela, il importe d'avoir une vision claire : GOUVERNER incite à réfléchir à l'organisation de la planète ; GOUVERNER définit des objectifs ; GOUVERNER décrit une stratégie pouvant s'appliquer dès maintenant.
Notre planète relative a besoin d'une confrontation d'expériences et d'un minimum de consensus pour sa perpétuation matérielle et pour les choix de ses valeurs morales.
Les images mentent ?
Depuis l'année 2000 où mon livre Un siècle de manipulations par l'image a été épuisé en 15 jours, le livre ou l'exposition (faite de pièces originales difficiles à déplacer) ou des conférences sur le sujet me sont demandés partout.
Plus de 10 ans après, je me suis décidé à tout reprendre, réécrire, réactualiser: Les images mentent ? Manipuler les images ou manipuler le public. A l'aide d'images du Musée du Vivant et de collections particulières, en partenariat avec la Ligue de l'Enseignement et l'Institut des images, une exposition est proposée gratuitement sur le site www.decryptimages.net. Elle est une entreprise citoyenne destinée à une diffusion massive, car chaque organisme, même sans argent, peut la présenter. Un livre l'accompagne, achetable sur ce site (rubrique "livres"). Je suis très heureux que cette réflexion sur une question centrale de notre époque puisse ainsi toucher largement.
Il faudra s'occuper des traductions.
Une histoire mondiale de l'écologie en images
Ce fut un travail de plusieurs années pour le Musée du Vivant (premier musée international sur l'écologie et le développement durable), que j'ai fondé en 2005. L'histoire de l'écologie est très mal connue, généralement de façon nationale et sur un plan politique. Il s'agit donc d'un plaidoyer pionnier pour une prise en compte large de l'écologie dans l'histoire des idées.
Mon propos fut d'inscrire cette histoire dans une réflexion générale sur les rapports des humains avec leur environnement, donc sur la longue durée. J'ai voulu aussi que ce soit une histoire globale, internationale. Enfin, le fait de la réaliser en images, avec de courts textes, vise à la rendre vivante, accessible, et à faire découvrir des aspects et documents insoupçonnés.
L'exposition virtuelle qui en résulte est d'accès gratuit sur le site du Musée du Vivant (signalez, faites circuler). Le livre est vendu ici (rubrique "livres").
Des traductions se préparent.
Sauver la forêt laotienne
Voilà. C'est un partenariat de la Mairie de Paris et du Musée du Vivant. C'est aussi une sélection que j'ai réalisée dans le travail photographique de Jean-Hugues Berrou lorsque nous sommes allés ensemble dans la forêt laotienne avec Marc Dufumier. A l'extrême-Nord, avec des autorisations spéciales, dans le Triangle d'Or, près de la frontière chinoise. En territoire yao. C'est la première exposition de ce partenariat dans l'ancien parc tropical devenu parc René Dumont, au sein du pavillon de l'Indochine rénové, en lisière du bois de Vincennes. Un bel endroit.
Amazonies
AMAZONIES. La forêt guyanaise entre mythes et réalités est la première exposition sur bannières présentée rue Claude Bernard, au siège d'AgroParisTech. Ce fut compliqué à monter mais j'ai eu l'aide vraiment très amicale et sympathique de l'association des anciens (avec René Dussautois et Henri Fernandez), Marie-Pierre Quessette à la communication, Sophie Ravailhe pour l'aspect technique et Dominique Cornille avec Aurélie Utzeri pour la réalisation. Voilà le générique : je ne le fais pas toujours mais c'est vraiment cette conjugaison de bonnes volontés qui nous a permis de finaliser l'opération.
L'idée générale est de ne pas faire de la propagande institutionnelle bébête que les gens ne regardent plus, mais de poser des questions, de mettre en valeur le patrimoine, même en quelques panneaux. Bref, d'être exigeant pour ces expositions publiques (qu'on aperçoit en voiture ou à pied), autant que pour des expos payantes.
Le Goût du monde
L'exposition "Le Goût du monde" a ouvert. C'est la grande manifestation annuelle de la Saline d'Arc et Senans construite par Claude Nicolas Ledoux au XVIIIe siècle, lieu vraiment exceptionnel. L'exposition montre la collection des gouaches originales botaniques du Musée du Vivant (2,50 m de haut...) peintes en 1890 par Henri Boisgontier, artiste de l'école de Barbizon. Impressionnant : des plantes surréelles et surdimensionnées aux sexes béants...
Quelle étrangeté. Il y a aussi un charmant festival de jardins sur la circulation des espèces dans le monde. Vous apprendrez beaucoup. "Que du bonheur!", comme disent les crétins à la télévision. En vérité : des moments d'exception.
L'exposition dure jusqu'en octobre 2011. Elle fut le résultat d'un travail en collaboration avec le très élégant et très délicieux Michel Pierre (et Isabelle Sallé et toutes les équipes). Un bel esprit indépendant. Un livre est publié qui restera, dans lequel les origines et migrations des plantes sont racontées. J'y ai travaillé à une étude sur l'histoire des représentations de la flore. Les curieux trouveront de plus la brochure SEE (socio-écolo-évolutionnistes) à la librairie.
En attendant l'hiver...
Voilà mon 6e long-métrage fini (1h17). Il a été tourné au Nunavik. J'ai beaucoup de tendresse pour cette méditation critique sur la forme documentaire et la vie quotidienne chez les Inuit : de l'écologie culturelle. Emmanuel Chirache (montage) et son ami musicien ont fait un travail très respectueux sur cette attente antonionienne de l'hiver au temps des dérèglements climatiques.
C'est une lente dérive immobile. Partir loin pour se comprendre. Je suis toujours en contact avec mes hôtes si chaleureux et solidaires. Ils secouent nos idées reçues. Nous habitons partout dans des villages Inuit.
Je m'occupe de sa sortie en salles et de sa distribution.
Mixplanet
Ca y est, elle est superbe et elle est en vente en ligne. Ce fut une longue histoire. J'avais écrit tout un découpage classique et étais même en contact avec Moebius. Xin Ye, artiste chinois ayant étudié aux Beaux-Arts de Pékin, professeur de calligraphie en France et ayant publié des critiques de BD pour une revue spécialisée chinoise, a interprété. Nous avons fait plusieurs versions pendant deux ans, dans un échange constant.
Le résultat est ce bel album en couleur. Il joue sur le rapport texte-image, comme Töpffer, créateur de la BD. C'est une projection dans le futur dont l'humour et le drame ne sont pas absents. Avec des images dans les images, les pluralistes s'opposent aux "klons" (des monorétros figés et intolérants).
Nous changeons de monde.
Expo Inuit
Après mon voyage au Nunavik fin 2010, j'ai rapporté la matière d'un film sur le climat et la vie quotidienne chez les Inuit. J'ai également réalisé un important reportage photographique déposé au Musée du Vivant-AgroParisTech (premier musée international sur l'écologie et le développement durable). Cela permet à ce musée de proposer aujourd'hui deux expositions temporaires itinérantes sur cette question. L'une, plus courte, est en 27 images et peut se décliner sous forme de bannières de différents formats (même juste quelques très grandes images choisies dans la ville ou des villages). La seconde, en 70 images, est destinée à être présentée en installation artistique avec différents tirages et formats conçus en fonction des lieux. Merci à Dominique Cornille pour la maquette (et Emmanuel Chirache planche sur le montage film...).
L'image générique correspond à une vision incroyable lors d'une expédition dans le parc des Pingualuit : le cratère rond avec de l'eau non gelé formé par une météorite, surplombé par un nuage foncé exactement du format du cratère...
Tout cela nous apprend beaucoup sur l'ailleurs et ses mutations mais nous fait réfléchir aussi sur nous-mêmes.
Halte aux voleurs d'avenir !
Cela fait des années que je dénonce un phénomène très français et qui explique la morosité de ce pays : le renonciation à toute perspective pour le futur. Déjà, interviewé par France Inter en 2005 au moment de l'émission de Jacques Chirac avec les jeunes, je parlais de "fracture générationnelle". Dans la foulée, j'écrivais un petit texte d'humeur Bas les pattes sur l'avenir ! publié chez Sens & Tonka (2005). J'y stigmatisais cette France vieillissante, grand hôpital geignard, où en plus les mêmes s'accrochent pathétiquement à leur pouvoir et à leur fric (planqué). Au pays de la combine généralisée et du mensonge, "ascenseur" social est devenu un gros mot incongru.
Je décrivais également un phénomène totalement inédit dans l'histoire : la privation de perspectives. Les gestionnaires de droite nous expliquent que le système marche mal, est très inégalitaire, mais que c'est le moins mauvais et qu'il n'y a pas d'autre mode de vie que cette consommation passive. Et les gens de gauche, convertis au pouvoir, nous disent qu'ils ont tenté toutes les révolutions, que cela s'est toujours mal terminé et donc qu'il faut se satisfaire du système en place avec un peu de saupoudrage social pour amortir.
Le rêve, c'est fini. Il s'agit pour ma génération --qui n'a entendu que le mot "crise" pendant que certains ne cessaient de se goberger en petits cercles-- d'un déni d'avenir scandaleux. Seuls les écologistes incitaient à repenser les fonctionnements personnels et collectifs à cause des périls globaux. C'est juste. Mais a-t-on besoin de périls pour bouger ? Le retour au local, à notre univers "visible" directement, montre le pouvoir que nous avons en fait sur notre quoridien et nos organisations sociales. Il est temps de forger des consommateurs-acteurs, comme des spectateurs-acteurs.
Après le mot "crise" agité depuis 1973 (donc depuis plus de 30 ans), c'est celui de "mondialisation" qui devient le nouveau hochet pour faire peur à nos consommateurs passifs et décervelés en "insécurité". Le livre Halte aux voleurs d'avenir ! (écrit à l'été 2010 pour le site jeune participatif www.fauteuiltronik.com) rompt heureusement (très téléchargé) avec ces pièges mentaux. Il remet en route la machine à imaginer. Il affirme que la mondialisation n'est un danger que si elle est subie, parce que chacun ne s'occupe pas de son univers proche et, dans un dialogue en réseau, ne demande pas des règles minimales réciproques internationales. La solution est le retour au local et les échanges locaux-globaux.
A "insécurité, crise, peur", répondons donc résolument "justice, proximité, durabilité". Nous attendons que les candidats de la prochaine élection sortent le pays de sa frilosité et de ses illusions perverses d'une protection nationale (la théorie du bunker) pour remettre en marche la responsabilité individuelle, les solidarités collectives de base (acheter c'est décider : j'achète pour défendre les produits de proximité, je boycotte les entreprises non-éthiques), et la machine à imaginer soi, sa vie, son quotidien, son espace social. Une citoyenneté dynamique et pas l'assistanat généralisé.
Fauteuiltronik a contacté des éditeurs pour diffuser aussi sur papier pas cher ce livre roboratif. Faites savoir et circuler. Ne nous laissons pas voler une fois de plus la parole par les ratiocineurs patentés, qui rabâchent à longueur de médias, alors qu'ils se sont trompés depuis 30 ans. Assez des baveux aigris, des "c'est pas la peine". La crise c'est eux et leur incapacité à penser, leur gâtisme profond, leur perpétuel torticolis rétro. Faites circuler les films, achetez ou envoyez le livre. Bougeons.
Halte aux voleurs d'avenir !
(ce livre est désormais en lecture gratuite ici. Cliquez sur le titre dans "lire plurofuturo (SEE)". Cela permet d'éviter les vicissitudes éventuelles du site fauteuiltronik.com)
Planète juste et durable (SEE)
La question de la politique revient à trouver la bonne distance : réfléchir trop loin risque de n'avoir aucune incidence pratique ; être trop près, incite à se broyer dans le picrocholin, à ne plus décider que l'anecdote emporté par le torrent des pressions quotidiennes.
Sollicité par les Brésiliens et les Canadiens, j'ai laissé reproduire un de mes textes sur l'écologie culturelle. Politiquement, face à la déliquescence française, au foutoir d'un orchestre sans public au chef criant des ordres dans tous les sens sans aucune lisibilité, il est temps de s'occuper des deux questions centrales : la justice et la durabilité.
Un site s'est ouvert aussi : www.see-socioecolo.com. Il faut peser sur notre monde actuel et préparer le futur dans une dimension locale-globale, rétro-futuro et évolutionniste.
cinéma espresso en salle
12 janvier 2011 : le premier film du "cinéma espresso" (voir la rubrique "films") L'Info est-elle comestible ? est sorti au Reflet Médicis (rue Champollion, Paris 5e). 4 des 5 films vont être projetés les 21 et 22 janvier en ouverture du FIPA à Biarritz. Bref, ils vont bouger (me contacter par le biais de ce site).
Réalisés avec 5 collaborateurs différents, ils ont été possibles grâce à la Métropole Rhin-Rhône et à l'année Utopies & Innovations. Chaque film traite un grand thème et ils sont volontairement très différents. Le but est d'éviter le formatage.
Qu'ils vivent désormais !
2010
Dictionnaire mondial des images
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"Réflexion sur un nouvel objet de la culture humaine, le visuel",
selon l'expression de Jacques Le Goff, cette somme rassemblant 275
spécialistes du monde entier sort en libraire version poche (diffusé par
SODIS-Gallimard). Elle coûte 35 euros. J'aurais préféré moins cher
encore. Mais c'est une référence sur le long terme qui devient largement
accessible. Cela fait plaisir et d'autres prendraient leur retraite... Voilà en effet une ouverture concernant un aspect fondamental des connaissances
aujourd'hui : l'univers visuel. Dans un temps où civilisations, supports
et époques se catapultent avec la même actualité sur écran pour tous,
des repères larges sont indispensables. Il s'agit d'un enjeu essentiel
du futur. Mais quand cessera l'aveuglement sur ce terrain ? Là encore, allons de l'avant et exportons nos savoirs. |
cinema espresso et fauteuiltronik
Voilà une photo prise par Jean-Hugues Berrou lors de ma conférence de presse au cinéma Reflet Médicis. J'avais mis mon bonnet dogon pour bien montrer l'ubiquité qui est désormais la nôtre. Malgré la grève, il y avait du monde. J'y lançais beaucoup de choses. D'abord, le cinéma espresso et les 5 films de cette "nouvelle Nouvelle vague", réalisés pour l'année Utopies & Innovations organisée par la Métropole Rhin-Rhône. Ensuite, les 5 livres mis en vente sur le site gervereau.com. Enfin, le lancement du site jeune participatif www.fauteuiltronik.com avec mon livre gratuit en ligne Halte aux voleurs d'avenir ?Il ne pouvait pas venir plus à point nommé quand le pays gronde, qu'une oligarchie se crispe sur pouvoir et argent et qu'aucune perspective n'est offerte à la jeunesse.
Le buzz va faire de vous aussi des pragmatiques idéalistes, des pessimistes dynamiques, prêts à réimaginer des futurs, depuis notre univers visible en alertant partout ! ATTENTION, sortie en salles des 5 films le 12 janvier 2011 (distribution Baba Yaga Films).
cinema espresso
Dans le cadre de l'année Utopies & Innovations de la Métropole Rhin-Rhône, est lancé pour les médias et quelques privilégiés un coffret élégant (rare) des 5 longs-métrages que j'ai réalisés. Ce sont des documentaires titrés "cinema espresso". Utilisant les techniques numériques maintenant à notre disposition, ce cinema espresso est une sorte de nouvelle Nouvelle vague, permettant de tourner pratiquement sans producteur, à équipe minimale (2 personnes) et dans des temps très courts (deux semaines) des films ambitieux (avec un long travail de montage et de préparation).
C'est un moyen d'échapper aux formatages imposés partout et de laisser s'exprimer des réalisateurs du monde entier, même dans des pays à très petits moyens. Nous avons en effet besoin de cette bouffée d'air pour régénérer le cinéma dans toutes ses formes et pour tous ses supports, de la projection sur grand écran (qui reste une part essentielle et constitutive) aux diffusions sur le Net.
Chacun des films traite d'un sujet important de notre monde contemporain (voir la rubrique "films"). Il le traite volontairement dans des styles variés et inhabituels. Par exemple, L'info est-elle comestible ? (souvent demandé) se refuse à être une lourde thèse avec commentaires insistants, musique et scandales (pour se vendre). Il donne en fait les éléments d'une vaste enquête à un public qui se fait son opinion comme il veut. En même, temps je ne cache ni les anomalies (les géo-caricatures, les copinages des médiateurs "multi-cartes" ou l'invisibilité, par exemple), ni la crise générale des supports, ni le basculement de la société du spectacle aux sociétés des spectateurs-acteurs. La transition est rude quand il faut à la fois encourager plus d'initiatives individuelles et collectives venant de partout et refuser le réflexe simpliste et poujadiste dangereux du "tous pourris", parce que les citoyens ont besoin de médiateurs concurrents qui trient et enquêtent.
Ce film forme un pendant avec la grande enquête --de Hiroshima à aujourd'hui-- sur le statut des images au Japon, du particularisme à la globalisation. Autre couple, le film sur l'Inde, volontairement très visuel, fondé uniquement sur images et sons, et celui sur le Mali, bâti à partir des paroles de Maliennes et de Maliens avec une critique de tous les néo-colonialismes de l'image (enfermer l'Afrique entre pittoresque et horreur).
A travers les utopies, qui fut le premier réalisé, est, lui, une réflexion à la fois personnelle, intime, philosophique et politique. Elle rejoint mes 5 ouvrages en ligne.
Voilà. Après ces exercices de confrontation avec le "réel" (du moins ses reflets), j'aimerais expérimenter les voies de la fiction. Continuons donc ainsi à découvrir, à prendre des risques, à être curieux, à apprendre, avant d'être ratatiné...
(si vous êtes intéressés par ces films, me joindre par la rubrique "contact")
L'info est-elle comestible ?
Voilà un film à voir et revoir. Etude critique du fonctionnement des médias, il se refuse aux mécanismes habituels : thèse accusatrice martelée avec force commentaires, musique et images destinées à "vendre" du scandale.
Il se présente comme une grande enquête sur la crise des médias. Il décrit le difficile passage d'une société du spectacle (à l'ère télévisuelle) à des sociétés des spectateurs-acteurs (à l'ère d'Internet). Ce faisant, il pointe discrètement nombre d'anomalies en refusant un poujadisme facile et dangereux ("tous pourris") quand les citoyens ont besoin de professionnels concurrents pour trier et enquêter --ce qu'ils ne peuvent souvent pas faire-- et que la précarisation des médiateurs constitue un danger patent pour la qualité de leur travail et leur indépendance.
Conçu et tourné en 10 jours à cause d'une interdiction subite de partir en Iran pour faire un autre film longuement préparé ("Planète verte ?"), ce fut une performance. Merci d'abord à Cyril Stern, délicieux et efficace compagnon d'aventure. Merci aussi à celles et ceux qui se sont immédiatement rendus disponibles pour cette introspection délicate (tandis que d'autres fuyaient, très paranoïaques...)
Constat avant évolutions : le marasme touchait en 2010 principalement en France la presse quotidienne et la télévision, alors que les possibilités d'Internet étaient totalement sous-utilisées.
l'homme planétaire
Le grand roman de nos mutations planétaires !
Ce livre épais (dans sa version papier) a été écrit des années 1970 aux années 2000. Il défend une littérature-monde exigeante en réseau : «l’univers est mon territoire, mon jardin une aventure». Dans nos temps d’ego-histoires, de littérature-marketing, d’écriture-confessionnal, il pousse à refuser la résignation, inventer, sourire dans un tissu spatial, une « Net-écriture » exigeante, pour inciter les êtres hybrides que nous sommes à choisir –et à évoluer.
Parlant bien sûr de « l’homme » au sens générique « d’ être humain », il décrit nos identités imbriquées en trois temps : la jeunesse et le passé à travers « Défaut d’identité » ; la construction toujours évolutive d’un «soi» pluriel à l’âge dit adulte dans « Où suis-je ? » (édité en 2001 sous le titre Ce livre n’est pas à lire chez Sens & Tonka et choisi dans les sept romans de la rentrée littéraire par Les Inrockuptibles et France-Culture); le futur à travers « mixplanet », qui fait actuellement l’objet d’adaptations sous forme de bande dessinée et de films (traductions).
Vous pouvez lire l’ensemble classiquement du début à la fin. Vous pouvez aussi cheminer, picorer suivant les humeurs, musarder, pratiquer une lecture discursive, erratique. Bref, ce roman vous appartient désormais. Notre monde a basculé. Nous sommes des mutants. Promenons-nous à la frontière du visible.
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pour une philosophie de la relativité
Traité philosophique en plusieurs étapes de nos temps mutants !
Les habitants de notre planète commencent enfin à prendre conscience de l’interactivité, d’un devenir commun et de la relativité, dans le temps et dans l’espace. Finie la croyance prométhéenne d’uniformisation autour d’un personnage, d’une croyance ou d’une technique. Certains en déduisent alors la nécessité de construire des bastions radicalisés. D’autres se perdent au jour le jour dans la confusion, le marasme, la consommation addictive, les gourous et les poudres de perlimpinpin.
Voilà pourtant l’ère possible du choix individuel et collectif, et des évolutions : nous sommes des projets toujours à revoir. Voilà le temps aussi des savoirs pour analyser son univers visible –ce qui est autour de soi—et son univers projeté, ces reflets envoyés de partout, orientant notre compréhension du monde, donc nos actes.
Toutes ces questions sont abordées à travers des textes volontairement diversifiés : finis les corps de doctrine ou les tables uniques de la loi. A chacune et à chacun de s’en emparer pour avancer. Tentons les livres et les pensées durables au temps de l’obsolescence, de l’hystérie compulsive des modes éphémères, du jetable.
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ici et partout
Trois essais d'écologie culturelle !
Voici une réflexion en trois livres : Vers une écologie culturelle ; Un monde micro-macro ; Renverser le monde. Cette trilogie correspond à trois étapes de pensées sur les questions d’écologie. Outre le fait que l’auteur a fondé le premier musée international sur l’écologie et le développement durable (Musée du Vivant-AgroParisTech) et est vice-président de la Fondation René Dumont, elle s’est enrichie de déplacements successifs en Guyane, au Laos, en Mongolie, au Japon, au Mali ou en Inde.
Elle est basée sur la conviction profonde que l’écologie doit garder sa base scientifique, c’est-à-dire être un terrain expérimental, critique, objet de débats et évolutif. Ainsi, la dimension humaine et culturelle ne sera pas ignorée –pour les villes et les campagnes–, en bannissant toute normalisation de la planète. Elle illustre aussi la nécessité de sortir enfin d’une conception scandaleusement directive de quelques sources d’Europe et d’Amérique du Nord, pour s’ouvrir à la confrontation des points de vue décentrés planétaires.
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je suis pluriel
Chroniques intempestives du monde mutant !
Face aux moutons de la production consumériste aveugle, aux néo-marxistes racornis, aux post-modernistes dépressifs, aux passifs vaguement réformistes et aux conservateurs de tous acabits et toutes croyances en passant par les communautaristes bunkerisés, les pluriels pensent l’exception comme nécessaire, la marge comme génératrice et même l’opposition comme inévitable et salutaire. Fin de l’uniforme, des blocs totalitaires, des mondes parfaits. Fin de la croyance : joies et souffrances de l’expérimentation. Je, tu, elle, il, nous, vous, ils...
Ce livre est né de petites chroniques en ligne : des micro-éclairs de quotidiens, basculant du détail aux principes, sujets aux humeurs et aux scories du temps, instinctifs plus que démonstratifs, répétitifs parfois, dans des styles alternant les genres, grumeleux, évolutifs. Ils tiennent fondamentalement à la certitude que chacune et chacun choisit à chaque moment, décide des petites et des grandes choses, se meut dans la masse tout en étant une singularité sans cesse recommencée.
Les pluros-futuros, les pluralistes, les pluriels, sont en effet des moteurs. Désespérés, fragiles, pessimistes, le réalisme sert à les passionner par amour de l’éphémère. Ce livre s’adresse à celles et ceux qui ont basculé, constaté leurs identités imbriquées, explorateurs du visible. A l’ère d’Internet, ils ont l’illusion heureuse que le cri d’une seule peut déchirer le silence lourd de milliards, que rien n’est acquis, que les pré-jugés nous engluent, que seule la multitude de regards secoue les réels. Voir dans un monde multipolaire, c’est comparer, avoir le sens de la relativité.
Voilà des chroniques pour pragmatiques visionnaires.
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rien à voir
Un polar philosophique, c'est pas dla tarte !
Voilà une balade comique dans le New York du troisième millénaire. Les Twin Towers ne demandent qu’à être détruites et des histoires de jumelles hantent une population bigarrée. Il s’en passe des choses : crime, sexe et photos… Un couple improbable s’aide pour enquêter. Mais qui donc a trucidé la Salmonara quand ces saloperies de tours ont été crashées ? Pourquoi ?
Une histoire de gratteurs d’images, quand tout est déjà à reconstruire avant même d’être détruit. Bouquin jauni et corné d'avoir été trop lu, qui sent la pisse de chatte et le hanneton écrasé. Oui, je sais, un polar peut être aussi un film, une bande dessinée, du théâtre... Bon, le paquet de pages lui convient bien, comme la boyard-maïs le bourbon, l'oeil dilaté le bas résille. C'est un genre sur tous supports, parfois un support trans-genre, et là quelque peu métaphysique, à s'en coincer la mandibule et gicler l'embolie, bref pas dla tarte...
L'envie m'a pris, genre bouée de glouglou panique, alors que je gardais un sale gosse censé être mon fils dans une localité de bord de mer qui a oublié avoir été hantée par Manchette. Le sable craquait sous la dent et le papier rêche poissait de sel (ou d’autre chose). J’y dévorais sur la plage –quand ce sucré et malin petit diablotin me laissait 4 secondes de liberté– des passages de l’Anthologie de la subversion carabinée où l’entarteur patenté a la gentillesse de me citer. Pareille activité me permettait de regarder autrement les gros ventres et les veines filasses, tout en formant antipoison à ce sale «politically correct» qui nous chloroforme jour après jour.
Neuf parties composent l’ouvrage et une certaine déraison l’habite, si ce n’est une rage. L’image arrive à la fin.
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Erro et la circulation planétaire des images
Christian Briend du Centre Pompidou a fait du bon boulot. Cette exposition superbe présentait une donation majeure de collages d'Erro. J'ai déjà dit l'importance que j'accorde à cet homme généreux et à cet artiste essentiel. Voilà pourquoi j'ai accepté d'écrire pour le catalogue. L'exposition est allée à Dole en version augmentée (avec des toiles), inscrite dans l'année Utopies & Innovations.
C'est vraiment avec elle que s'est révélé le coeur quasi automatique du travail de découpages et d'accumulations d'Erro. Très intelligent et très indépendant à la fois (il ne se résume pas à la figuration narrative), il a exprimé des hantises (peur de la guerre, terreur des bombardements aériens...) et des dégoûts (surabondance de la marchandise et de ses représentations). Erro est un visionnaire de la circulation planétaire des images, de leur déqualification, de leur obscénité. Il est un moraliste.
Dans le même temps, son "méca-art" forme une contestation violente du statut de l'artiste, par l'acte radical de la récupération-création et une peinture qui se veut juste exécution anonyme faite par n'importe qui.
J'ai commencé à défendre son travail dans les années 1970 et acheté une oeuvre (à prix ridicule) dans les années 1980 pour le Musée d'histoire contemporaine, avant de parler de lui avec mon ami Neyer à Hanovre. Son travail restera comme un des plus importants de notre époque.
Je t'embrasse Erro...
La pauvreté, c'est quoi ?
Samedi 25 septembre, au Creusot a eu lieu la première mondiale du film "La pauvreté, c'est quoi ?". Tourné au Mali, ce film est pour moi l'inverse de ce que j'ai fait en Inde : film fondé sur images et sons d'un côté, film de paroles de l'autre. Seuls les Maliennes et les Maliens s'expriment.
C'est un film très doux, anodin en apparence. Il est fondé sur la pauvreté des images en refusant les clichés, le pittoresque ou le drame. Il contient d'ailleurs en son centre une partie contestant cette forme de caricature, ce néo-colonialisme par l'image (accompagnant un néo-colonialisme par les actes avec ces panneaux d'ONG tous les 3 mètres...). Et sa valeur vient alors des propos autochtones remettant en cause beaucoup de choses et notamment la dictature d'un "modèle" de développement à appliquer partout, alors qu'il échoue gravement chez ses promoteurs en termes d'environnement et de justice.
Mal signalé, il y eut très peu de monde mais des réactions très positives et passionnées de personnes connaissant de surcroît l'Afrique.
Où sont les déchets ?
Titre cru pour film poétique. Dans la série de ces cinq longs-métrages documentaires atypiques, celui-ci est volontairement le plus esthétique et allusif. Je me suis merveilleusement entendu avec Othello Vilgard, délicieux compagnon de voyage, cultivé, qui a une curiosité et un "oeil" --sens du cadrage et du son, sans avoir besoin de rien dire. Cela a permis de tenir la bride d'un parcours long, dense, parfois éprouvant, en Inde.
Pas de commentaire lourd, de leçon néo-colonialiste prétentieuse sur un pays aussi complexe, du genre tu viens 3 semaines, tu lis 2 guides et interviewes 10 spécialistes et tu expliques pendant 52 minutes aux habitants ce qu'il faut faire. Non, du temps, de la respiration, une construction en images et en sons, de la modestie. Tout est montré, du matériel au spirituel, pour inviter à réfléchir par soi-même, pour analyser et sentir par soi-même. L'inverse de ce que j'ai choisi au Mali : recueil de paroles croisées. Mais même volonté de respecter un territoire, la variété de ses peuplements, de ses situations : des films ouverts
Ce film est ainsi extrême, choix serré parmi des centaines d'heures fascinantes, décoction d'Inde. Je l'aime. Je l'assume.
La fabrique des images hybrides
Voir la rubrique "Films". Entre Hiroshima et les créateurs récents, ce fut une difficile préparation, ne pouvant donner qu'un film complexe. Film sur les images d'un pays insulaire, volcanique, très tourné vers ses traditions protectrices et ouvert à toutes les technologies et aux mythes planétaires.
Ce premier film (parmi 5 pour l'année Utopies & Innovations) lance officiellement le cinéma espresso le 7 mars 2010 à 16h au musée international des utopies et de la science-fiction à Yverdon en Suisse. Le sujet est : images, censure, culture globale. Entre la préparation, le tournage difficile et le montage, quel travail...
Utopies & Innovations
16 villes, trois pays (France, Suisse et Allemagne) et plus de 100 manifestations sur un an autour de notre capacité à réinventer des parcours individuels et collectifs en temps de crise, voilà de fait le plus important événement culturel en 2010. Allant du local au mondial, prenant les transformations dans toutes leurs dimensions, sortant du mythe sanglant du progrès unique, ouvert à l'inversion des regards et au rétro-futuro, c'est-à-dire à la possibilité de tri et de choix aussi bien dans les objets que dans les conceptions de vie, c'est un remue-méninges exceptionnel et festif.
J'avoue être très heureux de l'avoir conçu en tant que commissaire général. J'y ai retrouvé des personnes et des lieux formidables et découvert d'autres. J'ai pu oeuvrer librement grâce aux promoteurs de cette belle aventure qu'est la Métropole Rhin-Rhône, travail original de développement durable en réseau : Jean-Louis Fousseret, Jo Spiegel, Eric Anguenot, aidés de Carole Servin. Alors que je reviens de l'inauguration générale du 28 janvier à Besançon, souhaitons que cela relance la machine à imaginer et que les médias comprennent la richesse de ces propositions pluros-futuros...
2009
A travers les utopies
Le 22 novembre 2009 passe en avant-première de l'année Utopies & Innovations organisée par la Métropole Rhin-Rhône, le film long-métrage que j'ai réalisé avec la collaboration de Basile Remaury : A travers les utopies. A travers, c'est-à-dire, comment les traverser pour repenser notre vivre-en-commun basique, local, et l'organisation planétaire.
Il a été sélectionné à Paris pour clôturer le festival international du film d'écologie et fera l'objet d'un débat (avec notamment Thierry Paquot). Il irriguera l'opération de l'année prochaine. C'est un parcours subjectif. Il est écologiste au sens où je défends une remise en cause de nos comportements planétaires dans un esprit critique, d'évolution constante, typique de l'exigence de la démarche scientifique : une conception expérimentale.
Pour moi, c'est la continuité de 30 ans de réflexions singulières. Espérons qu'il sera vu largement et permettra de susciter des débats.
La guerre sans dentelles
Ouf
Je suis très heureux de ce film infaisable. Il dure 12 minutes, est complètement atypique, volontairement hors normes. C'est une réflexion sur le thème de la folie en images. J'y prolonge avec plus de radicalité ce qui était présent dans La peur des images et entremêle textes, images fixes, mobiles, paroles (avec la compicité amicale de Thomas Coiffier).
Ce film n'est pas à voir, il est à revoir. En effet, beaucoup d'allusions sont disséminées qui ne se goûtent, à mon sens, qu'après être passé au-dessus de l'effet de surprise.
Projeté le 1er avril 2009 en ouverture de la journée sur les fous littéraires et artistiques à la Bibliothèque nationale de France, il est destiné à mettre en appétit. C'est en tout cas un baromètre. Quand ce genre de film ne sera plus possible, le cinéma sera bien mal en point
www.decryptimages.net
Ouvert en mars 2009 : enfin un portail d'éducation aux images. Résultat d'une coopération entre la Ligue de l'Enseignement et l'Institut des Images, ce site rassemble 10 ans de travaux numériques qui avaient disparu par suite de cauchemars administrativo-financiers divers. Monté en trois mois d'efforts (bénévoles) intensifs, c'est vraiment un outil multimédia avec contenus lourds en ligne et multiples possibilités d'évolution.
Alors, qu'on ne vienne plus pleurnicher qu'il n'existe rien sur l'éducation aux images ! Entre les livres successifs réalisés et ces développements numériques (images, textes, animations, vidéos...), chacun a accès à des outils indispensables : repères dans le temps, histoire des supports et des civilisations, techniques d'analyse, témoignages de créateurs, corpus d'images libres de droits. Tout cela est conçu dans une perspective internationale, qui sera renforcée par nos correspondants et les apports des internautes dans leur langue d'origine.
Il me reste à tenter de vivre encore un peu.
posters écologie
Voilà une série de 6 posters et de 8 cartes postales tirés des collections du Musée du Vivant, premier musée international sur l'écologie et le développement durable (à AgroParisTech). Cela permet de valoriser ces collections exceptionnelles. Surtout, à une époque où tout le monde utilise des notions sans en connaître l'histoire, c'est un moyen d'apporter des repères. L'héritage scientifique de l'écologie --mot inventé par Ernst Haeckel en 1866, un disciple de Darwin-- reste fondamental. Il faut refuser toute religion ou toute idéologie écologiste, toute normalisation écologiste. Voilà, ce que je défends en parlant d'écologie culturelle : diversifier la diversité. Ces notions nécessitent de garder une approche pragmatique, expérimentale, évolutionniste, critique.
Merci, au passage, à Cabu qui nous a donné tous ses dessins originaux sur la nature et l'écologie (mais aussi à Plossu, Gilbert Shelton, Nicoulaud, Soulas, Nefzger, Chabot, Metsoko, Ye Xin, Cueco (Henri et Marinette), Speedy Graphito, Pedrosa, Sinono, André Stas... et tant d'autres).
ECO UNESCO et Fondation Dumont
oJe rassemble ici plusieurs traces de création d'organismes autour de l'écologie. C'est en 2004 que j'ai commencé à travailler à la mise en place du Musée du Vivant, premier musée international sur l'écologie et le développement durable. Mes amis, plutôt libertaires et paillards riaient en pensant que je m'étais converti aux sectes de bouffeurs de graines et de buveurs de jus de pissenlit. Je ramais pour leur expliquer que l'écologie était née comme science, qu'elle supposait l'exercice critique et que les aspects environnementaux dépassaient philosophiquement et pratiquement petites querelles et comportements caricaturaux.
Bref, il fut ouvert en 2005 grâce au soutien éclairé de Remi Toussain, patron de l'Agro. Vite, m'apercevant de l'incroyable cécité dans les milieux patrimoniaux, j'ai créé deux réseaux : un français, le Réseau patrimoine du Vivant et écologie ; l'autre mondial au sein de l'UNESCO-ICOM, fondé au Te Papa Museum en Nouvelle-Zélande : Ecology and Sustainable Development Network.
En décembre 2008, je passais une semaine inoubliable au Québec avec Charlotte Paquet-Dumont pour trier toutes les archives et objets personnels de René Dumont (jusqu'à son urne funéraire). Avec la donation des Verts, cela forme la base du CIRE (Centre international de recherches sur l'écologie), dont le logo a été imaginé amicalement par Cabu. Charlotte --pour qui j'ai une grande admiration et tendresse-- est venue à Paris lors d'une après-midi historique qui permit la mise en place d'une association pour la Fondation René Dumont. Sous l'impulsion enthousiaste de Mireille Ferri, Marc Dufumier accepta d'en prendre la présidence et je me décidais alors à en devenir vice-président.
Croyez-le bien, tout cela se fait dans une grande liberté d'esprit, bien loin de toute religion écologiste ou de l'intéressement à courte-vue des convertis au green-business. Je n'ai aucune carte et conçois la relation à l'environnement comme toujours évolutive et expérimentale. Mais, à voyager dans le monde, il est indéniable que deux périls nous guettent : l'uniformisation dans un modèle de consommation passive de masse et son corrolaire, déjà visible partout sur et sous terre, dans les airs et les eaux : les pollutions gigantesques. Pratiquement et philosophiquement, nous ne pouvons alors qu'inciter à bousculer les points de vue dans des voies plurielles. Voilà pourquoi j'ai consacré un tryptique de trois essais à l'écologie critique, publiés symboliquement directement en ligne sur ce site (voir "livres on-line"). Voilà pourquoi cinq longs métrages sont lancés en 2010 autour de questions centrales de notre époque (voir www.utopinov.net / bonus en ligne / grand large).
2008
Bilan images et histoire
Ouf, enfin publié. Ce ne fut pas sans mal (merci Christian Delporte). Superbe couverture grâce à l'amitié d'Erro (et son tableau de 1974). Ce bilan est important (malheureusement vendu au prix du caviar ossiète). Il marque une date en affirmant les images comme source banalisée de recherche en histoire et en affirmant aussi la nécessité de travailler à des histoires du visuel qui englobent toutes les productions humaines, au-delà des seuls "arts". Nous espérons que cela va bousculer les habitudes, secouer les consciences et les corporatismes. Il n'est plus possible en effet de rester avec tant de distance entre des lieux de conservation au patrimoine iconographique exponentiel, une production et une circulation planétaires totalement nouvelles et massives, des habitudes et des demandes des étudiants débordantes, et un ronron des filières et des enseignements. En tout cas, nous avançons et, après l'histoire mondiale des images et les développements en ligne sur le site du CNDP, l'Institut des Images va travailler avec la Ligue de l'Enseignement pour remettre en ligne des décryptages d'images et inventer de l'e-learning. Bientôt tout le monde découvrira cette "évidence" (quand la revue Sciences humaines ignore encore, dans sa dernière livraison, tout de l'histoire du visuel et qu'on en reste juste à gloser sur histoire culturelle/cultural studies) : il existe des corpus immenses, des méthodes, des chercheuses/rs, des repères, une nécessité sociale pressante (nos enfants --et nous souvent-- vivent dans un bain iconographique indifférencié). En avant.
histoire des images
rencontres de genève
Photos d'Europe
Je suis entré dans cette opération au débotté, avec des pieds de plomb. Pour moi, l'Europe est un continent-monde dans le monde et je me méfie beaucoup des démarches identitaires à postériori. Là, il a fallu tenter de donner un peu de sens à des sélections effectuées par les représentations diplomatiques de tous les pays de l'Union européenne. Heureusement, la Fondation Alinari est sympathique. Big catalogue et expo ouverte le 4 février dans le gros gâteau à la crème Chantilly de Rome (monument à Victor-Emmanuel). Elle va tourner en Europe et hors d'Europe. Je vais essayer de la parfaire en cours de route.
Voilà. Le 2 juillet, elle ouvre dans l'Orangerie du Sénat à Paris, inaugurée par le Président. C'est une version complète que j'ai élargie (thématique, sélection par pays, histoire chronologique en une image de chaque membre, vintages). J'avais peur. Pas de langue de bois, tout y est, les conflits et les haines, comme les échanges sous les aspects les plus quotidiens. Gros catalogue (288 pages). Réactions excellentes et lieu de rêve, irréel en plein Paris. Grande gentillesse des personnes en charge du dossier au Sénat et compétence de l'équipe d'Alinari. Réception le soir à l'ambassade d'Italie où mon bambin Victor rampe sur les parquets face au parc, tandis que nous devisons avec l'ambassadeur et son épouse, d'une grande culture et réelle humanité. Temps moite et douce lumière sur pelouse incurvée devant petit théâtre sicilien du XVIIIe siècle. Ce fut un plaisir.
Fous littéraires et artistiques
Pour être honnête, ce premier numéro de revue (quelle idée préhistorique...) doit tout à nos deux Marc (Ways et Décimo), aidés d'André Stas et de Tanka G. Tremblay. Mais je préside --et figure parmi les co-fondateurs-- le conseil scientifique de cet Institut, qui tient à l'initiative et à la volonté première de Marc Ways. Voilà, dans nos temps de normalisation accélérée, une entreprise coopérative heureuse et salutaire (contactez-moi dans "vos réactions", sans forcément mettre d'image, si vous voulez acheter le numéro ou suivre nos activités). Elle aura des suites. Nous projetons des journées, expositions, films... La folie, la déviance et l'excentricité littéraires au sens de Queneau et Blavier nous occupe. Mais dans des perspectives élargies, tant du point de vue de l'acception "folie littéraire" que de l'ouverture vers toutes les expressions plastiques (dépassant juste la notion d'"art brut"), peinture, photo, cinéma, bande dessinée, musique... Il faut en effet ouvrir le prisme alors que les impératifs de rentabilité abrasent les différences. Nous sommes les fromages au lait cru, face à l'industrie alimentaire ! Rejoignez-nous !
Pas de guerre de civilisation, une guerre de modèles
La peur des images
C'est le seul film que j'assume pour l'instant (en dehors de tous les reportages vidéos). Finalisé aujourd'hui, il date de 2005 et correspond à mon état d'esprit de cette année terrible. Totalement auto-produit, il bénéficie de beaucoup d'apports amicaux, volontaires (Othello Vilgard, Laurent Leveneur, Raphaël Girault...) et involontaires (Alain Resnais, Robert Wyatt, Lao Tseu ou Syd Barrett). Ce film est inclassable : poème philosophique et documentaire. Il dure 50 minutes. C'est une enquête sur les images, intérieures et extérieures, en descendant une rue de Paris, du chic Montmartre à la populaire et métissée Goutte d'Or. Il a été présenté en 2006, dans une première version, au centre d'art contemporain (Casino) du Luxembourg et à Liège, pour une expo d'art moderne (avec un entretien et un extrait pour la télévision belge). Nîmes a voulu le montrer dans ses animations d'art contemporain. J'en ai fait un tirage de 20 exemplaires pour les musées, car c'est une réflexion sur les images qui permet de développer à mon sens le concept d'installation vidéo sérielle. Je n'ai rien contre le fait, pour d'autres publics, de le projeter dans une soirée ou un festival, ou même ponctuellement sur une chaîne télévisée. Né, qu'il vive !
A la fin, Alain Resnais dit : "Bonjour, c'est Alain Resnais. J'ai entendu votre message..."
Un monde multipolaire
2007
Pas de Sainte Ecologie !
D'après nature. Science et fantasmes depuis le XVIe siècle, Paris, Alternatives, 2007, 144 p.
Ce livre est constitué de très nombreuses illustrations inédites couleur venant du Musée du Vivant à l'AgroParisTech, premier musée international sur l'écologie et le développement durable. Sorti en plein Grenelle de l'environnement en France, il développe une étude critique pionnière sur les représentations de la nature et de l'écologie. Alors que les médias virent leur cutie sur la question, c'est en Suisse (Le Temps) qu'il est salué comme une contribution importante de l'ère post-Al Gore. En effet, il importe que nous n'entrions pas dans une nouvelle croyance totalitaire appuyée par des visées commerciales, mais que le souci de la préservation et du développement (diversifié) de la planète reste objet de débats et de recherches scientifiques. Il s'agit aussi de la mise en valeur des apports généreux de peintres (Cueco ou Speedy Graphito), de graphistes (Le Quernec ou Bouvet), de sérigraphes (Granger ou Van Malderen), de photographes (Plossu), architectes (l'éco-tourisme de Feher), sculpteurs-auteurs d'installations (Chabot ou Metsoko), de plasticiens (Stas ou Paella), dessinateurs (Cabu, Siné, Nicoulaud, Soulas)...
Fous
Présidentielles
Victor
La GMM
Traduction Portugal / Brésil
2006
F. J. Ossang
Images et histoire
Montrer la guerre ?
Musées
Dictionnaire mondial des images
2005
Etaix et Dubois
Beaubourg Images
Peintures château de Versailles
Topor encore
Piquez les vieux !
HALTE AUX VOLEURS D'AVENIR !
Voilà une longue histoire. Ca mijotait depuis un bout de temps. Je me rendais bien compte que je faisais partie de la génération sacrifiée. Juste avant moi, il y avait eu les baby boomers triomphants des années 1960, qui avaient eu le fric, l'emploi, la croissance économique, la contestation, 68, puis les postes et le fric sous Mitterrand, qui tenaient la politique, les médias et l'économie, qui la ramenaient sans arrêt et qui n'en finissaient pas de finir, s'accrochant à tous leurs leviers de pouvoir, chassant en meute, écrasant tous les autres et ayant le culot d'imposer leur regard rétro, de nous bassiner de nostalgie, d'interdire tout futur en inventant cette notion pourrie de "post-modernisme" (du genre, on a tout fait, on a échoué, c'est pas la peine d'essayer autre chose, nous sommes nuls mais indépassables...).
Je ne me suis pas trompé. J'ai vécu L'ERE DE LA MEDIOCRITE, des incapables qui se perpétuent en ne comprenant rien, qui ne font rien (pas de vagues...) pour perpétuer les injustices et les mensonges qui les arrangent, qui déculturent les populations pour mieux les abreuver de publicités et de propagande massives appelées communication, qui brandissent les mots "crise" ou "guerre" pour terroriser, qui vendent du gore et du sexe en jouant les déontologues effarouchés. Bref, on a beaucoup subi la concentration de l'argent, du pouvoir et des médias au détriment des habitants impuissants et décérébrés.
Mon mérite fut d'analyser très tôt ce vol du futur, de comprendre l'entourloupe en cours. Cela m'a conduit à parler publiquement de "fracture générationnelle" à la suite de l'incapable Jacques Chirac s'exprimant devant les "jeunes" à la télévision le 14 avril 2005. Cela m'a conduit à écrire le texte revigorant Bas les pattes sur l'avenir ! dans le livre-objet célébrant l'anniversaire des éditions Sens & Tonka, toujours en 2005.
Et puis, cette même année, j'ai poursuivi la réflexion à travers le livre Halte aux voleurs d'avenir ! J'y ai développé deux aspects : d'une part, suivant mon habitude constructive, quoi faire devant cette médiocrité injuste ; d'autre part, j'y ai étoffé une vision moins manichéenne d'un troisième âge uniformément égoïste et privilégié (il existe des précaires chez les retraités et aussi des solidaires intergénérationnels). Ce livre, qui avait circulé, a ensuite été publié gratuitement en 2010 sur le site www.fauteuiltronik.com de jeunes m'ayant contacté pour faire de l'édition en ligne (le site a fermé depuis). En 2015 enfin, sa dernière version est éditée sur papier et disponible sur gervereau.com. Le "signe" RARE est explicité et lancé dans ce livre. Il sert pour annoncer le 19 janvier 2016 mes 60 ans sur Facebook. Livre d'humeurs mais symbolique de mon parcours de résistance et de visions prémonitoires.
A partir donc de ce constat bouché de 2005, j'ai en effet décidé de contourner l'obstacle en développant des organisations à la base, de l'édition sans argent de livres ou de films, des solidarités qui agissent et se moquent des puissants, un respect nécessaire pour les créateurs et les savants comme modèles sociaux : la Résistance des savoirs et les Rencontres-Promenades "Histoires de Passages..." (elles apparaîtront 10 ans après, en 2015). Plutôt que de subir la marginalisation, je l'ai affirmée comme une force pour la liberté d'action. Et je n'ai cessé d'inventer, d'expérimenter.
2004
Erro et Lebel
Willem, Medi, Cabu, Bramsen
Le réel au cinéma
Photographier la guerre d'Algérie
Cabu / Le monde des images
Inventer l'actualité
premier site d'éducation aux images pour enfants
2003
Ce matin
Le matin, je discute des personnes à engager pour développer le musée avec de grands amis que je tutoie. Le soir, on m'apprend que je suis viré. Méthodes à l'américaine pour la Cinémathèque française. Devant tant d'injustice, je décide de mener un journal pendant un mois. J'y développe ce que je défends depuis toujours : une philosophie de la relativité (pas du relativisme). Plus tard, tout cela sera rassemblé dans Fin des croyances. Pour une philosophie de la relativité. Chez moi, l'abattement, le désespoir, précède toujours la révolte. Je ne me reconnais pas, depuis 30 ans, dans les idées communes. De moins en moins. Elles me semblent répétitives et inadaptées.
François Caradec
Musées de ville dans la ville
déménagement
Deuxième Guerre mondiale
décrypter un film
Picasso et la caricature
Comparare 3
La disparition des images
Ces images qui changent le monde
Matthew Barney
site medias et europe
Badges, pin's et Histoire Européenne !
2002
Musées, médias et attractions touristiques
Comparare 2
décrypter la photographie
2001
L'Image "Borders/Frontières"
Le Cap
Comparare 1
Directeur du Musée du Cinéma
décrypter un timbre
Jeux d'images, codes, jeux de mots
Ce livre n'est pas à lire
Une date. Mon premier ouvrage littéraire publié (par Sens & Tonka). Il s'agit d'un roman atypique, grand conte philosophique qui peut se prendre par des bouts et des tons divers (une écriture-réseau). Il a été choisi dans les 7 romans de la rentrée littéraire par France-Culture et Les Inrockuptibles (avec publication d'un extrait en encart spécial). C'est le résultat d'un travail de 20 ans. Il est le corps central d'une trilogie intitulée L'Homme planétaire, finie pendant 30 ans, expliquant nos nouvelles identités imbriquées, entre passé, présent et futur : Défaut d'identité / Où suis-je ? / transplanet. J'ai rédigé une introduction à ce gros roman philosophique et poétique, fustigeant l'écriture confession et le bouquin-kleenex : Pourquoi écrire aujourd'hui ?
Jorn
Voir/ne pas voir la guerre
2000
Une histoire sans limites ?
Chéops
décrypter les images
Histoire du visuel
Manipulations par l'image
décrypter les images en ligne
1999
Crepax
EUROCLIO
Palais de l'Image
1998
Musées et politique
Peut-on apprendre à voir ?
Yougoslavie et Moebius
Histoire de l'immigration
1997
Lettre Chirac
Histoire de la télévision
1996
Quel futur pour les musées d'histoire ?
J'ai accompagné Hermann Schäfer depuis les débuts de la Haus der Geschichte à Bonn, comme Christof Stölzl pour le Deutsches Historisches Museum à Berlin. Hermann a beaucoup oeuvré pour ce congrès où nous avons parlé tant virtuel que rôle social du musée, tant pluridisciplinarité que spectacles. Bref, à relire, car tous les bouleversements futurs y sont. Parallèlement, j'ai côtoyé Pontus Hulten et aimé l'indépendance d'esprit, je voyais Topor et Spoerri, écoutais du tango aux Trottoirs de Buenos Aires et Archie Shepp.
L'Image
L'Image "Le désir"
40 ans
Musée du XXe siècle
guide musées d'histoire
Ecrans
caricatures
Voilà ce que j'appelle une opération courageuse. Je savais que le succès ne serait pas au rendez-vous. Mais ces deux dessinateurs oubliés méritaient vraiment d'être mis en valeur. Le Canard Enchaîné fut partenaire. Philippe Séguin, alors Président de l'Assemblée nationale, préfaça le livre écrit avec Christian Delporte. Je suis passionné du surréalisme de Sennep et ai choisi avec Marie-Antoinette, sa fille, des merveilles de vivacité d'esprit. De droite, il fut fermement anti-allemand et anti-pétainiste pendant la guerre. Cabrol (je descendis à Pau organiser une donation avec sa fille) me paraît comme le caricaturiste le plus virtuose des années 1930. Hitler s'en fâcha. Je crois qu'avec Christian, nous avons vraiment fait oeuvre utile. Le livre devrait continuer à être diffusé. Il importe, dans les institutions, de construire une offre culturelle alternant les manifestations très grand public et des coups de projecteurs audacieux. Pour, parfois, avoir des surprises.
Vous connaissez Guernica ?
Face à l'histoire
Ost-West
Affiches politiques mondiales
Les Sixties
1995
Où va l'histoire de l'art contemporain ?
Toporanapoli
L'Image "Les foules"
plage anglaise
Déportation
1994
Rêver demain. Utopies, science-fiction, cités idéales
Affaire Dreyfus
analyses d'images
Téléphagie touristes à Pompéi
Peintres d'histoire Napoli
Peintres d'histoire Paris
Musées d'histoire en Europe
1993
Peintres d'histoire 13
Images et colonies
Peintres d'histoire 12
1992
La Course au moderne
Matériaux
Peintres d'histoire 11
Peintres d'histoire 10
History Museums and History in Museums
La France en guerre d'Algérie
L'Image fixe
1991
Peintres d'histoire 9
Association internationale des musées d'histoire
Russie-URSS 1914-1991
Peintres d'histoire 8
La Propagande par l'affiche
Conservateur
1990
Peintres d'histoire 7
Peintres d'histoire 6
La Propagande sous Vichy
Peintres d'histoire 5
Peintres d'histoire 4
Matériaux pour l'histoire
Enquête avec Goudard, Missika, Bongrand, Paris-Clavel, Sarfis, articles nombreux sur toutes les périodes. Réfléchir sur la course à l'avenir dans un temps de doute, "post-moderne", qui croyait à une "fin de l'histoire", de sampling, baguette-rétro, nostalgie... Ouf. Il fallait saisir l'illusion du but mais sa nécessité. Face à l'écroulement.
1989
Couteau
Check Point Charlie Chair
Peintres d'histoire 3
Peintres d'histoire 2
DE de Gaulle à Mitterrand, 30 ans de dessins d'actualité
1988
68
OULIPO
Les Peintres d'histoire
Voilà. Avec mon ami Louis Rollinde (Christian de Beaumont), nous voulions relancer une production artistique avec du SENS, sans pour autant retomber dans l'art militant. Clairement, dès le premier numéro de notre revue-affiche bilingue, nous avons affirmé la nécessité de traiter de l'histoire en général et de l'histoire intime, quotidienne. Nous avons ainsi anticipé, tant le retour des plasticiens vers l'événement après la chute du mur de Berlin, que l'intérêt des musées pour les rapports entre art et histoire. Je serai d'ailleurs en 1996 conseiller de l'exposition Face à l'histoire au Centre Pompidou à Paris, tandis que Londres faisait Art and Power, Berlin Berlin-Moscou, et Paris encore Les Années trente en Europe. Quand au retour de l'intime, avec la webcam, il est devenu partout proliférant, jusqu'au dégoût.
Téléphagies
1987
Première Guerre mondiale
Un tournant. Un an de travail avec Christophe Prochasson sur cette année charnière (1917) et cette période charnière dans une institution référence (qui s'était créée par et pour le conflit). J'ai fait parallèlement un mémoire sur toute la propagande par l'image en France (1914-1918), repris dans le livre. Ce fut la guerre également avec l'Historial de Péronne naissant qui voulait annexer tout le fonds du musée. J'ai dû passer ma vie à me battre... Des ressources très importantes ont été exhumées à cette occasion, à la grande jalousie des auteurs français et étranger postérieurs qui omettent toujours cette manifestation, maintenant que la Première Guerre mondiale est devenue très à la mode. C'est là que j'ai montré le basculement des images en 1916-1917. Nathalie, ma compagne enceinte de Pauline, tapait à la maison le mémoire sur notre seule petite table. Elle accouchait le 31 mai et je lui apportais le livre-catalogue. Pauline naissait ainsi l'année des révolutions russes et avait Aisha (morceau de John Coltrane, princesse du désert) comme troisième prénom.
1986
Histoire immédiate
1985
Matériaux affiches
1984
expo intégrale
1982
Intersigne
Russie
1980
Ma trombine
cadrage : danse métisse
cadrage : les restes, hommage à Spoerri
semainier
1979
Poubelles 13
Poubelles 11 et 12
Poubelles 10 (et fin)
1978
Spécial art (7)
Poub 5 et 6
Poubelles 8 et 9
1977
Aux poubelles de la Gloire 1
Poubelles 4
Poubelles 2 et 3
No future
1976
Toulouse-Lautrec (apparence)
'Pataphysicien
Exclure le Salon de la Jeune Peinture
» Considérant l'arbitraire séparation en collectifs du salon de la J.P. ;
» Considérant la surabondance des idéologies qui en découle et de
leur illusoire unification sous le sigle de la jeune Peinture (J.P.) ;
» Considérant l'extravagante prétention de ce conglomérat à
représenter un avant-gardisme révolutionnaire – ce qui au mieux,
ne constituerait qu'une nouvelle couche idéologique – ;
» Considérant les rapports claniques du comité et d'une fraction
au stalinisme dissimulé de la J.P., et l'illusoire opposition de celle-ci
à la misère néo-trotskyste-léniniste, – tous victimes de la fausse
conscience de leur opposition – ;
» Considérant le refus fondamental d'une libre esthétique individuelle
– au pire, la seule qui nous importe encore quelque peu,
les soussignés déclarent se désolidariser dorénavant à compter
de ce jour de toute activité placée sous le sigle “J.P.”
» Paris, le 1er juin 1976
» Pour le collectif 76 : Bodson, Gervereau, Hamon, Langlais. »
Et vlan.
1975
Psychodrame (apparence)
Incendie
Classe (apparence)
1974
Association d'artistes
1973
Identité
1972
sans
Encore des essais préhistoriques. Du vertige optique qui part en délire, car rien n'est vraiment droit.
En hommage à Stanley Kubrick, alors que j'allais souvent 4 fois par jour au cinéma et m'écrabouillais à la grille de la Cinémathèque à Chaillot pour me retrouver près de la petite Lotte Eisner en milieu de salle devant un film expressionniste : 2001, odyssée du malaise en 1972, où je marchais dans les rues, tête baissée en kabig crevant sur le trottoir.
ville végétale
Encore une trace préhistorique.
Une ville en feu, gagnée par la végétation menaçante, entre pollution et écologie. Toutes ces toiles ont été exposées dans ma première manifestation publique en 1972 à Versailles (où j'habitais, détestant profondément ce lieu mort, moi qui venais de Bobigny, banlieue ouvrière pavillonnaire à l'époque). Nom de l'expo : "Angoisses". La journaliste, terrorisée par ma violence, n'a jamais fait paraître son article.
1971
Cortalide trente-neuf
1967
BD de bébé
Des traces plus anciennes, il y en a, notamment des textes, des rédactions, des poêmes, des débuts de romans, des réflexions diverses... Et aussi des journaux d'infos dont j'écrivais tout le contenu ou des bouts de théâtre joués avec d'autres enfants (j'adorais me déguiser, entrer dans des rôles).
En image, voilà une des choses qui m'a beaucoup passionné après le stade des dessins d'enfant : la bande dessinée. J'étais abonné à Pilote et passionné de bulles et cases. Ce qui est drôle dans cette planche, c'est que le héros s'appelle Laurent, est barbu et fume la pipe (j'ai commencé ensuite à fumer en fumant la pipe et suis devenu barbu).