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1993
revue-affiche
Peintres d'histoire 13
juillet 1993
Gilles Ghez nous avait rejoint avec son monde d'histoires en boîtes. Je travaillais sur la guerre en Irak. Le photographe des fentes de porte, Erich Salomon, était à l'honneur. Nous commencions à préparer une exposition à Naples.
livre d'expo
Images et colonies
octobre 1993
Je voulais travailler sur l'exorisme et la question coloniale historiquement, car je ne me sens aucune culpabilité. De jeunes historiens avaient vu mon expo sur la propagande sous Vichy. Ils avaient décidé alors de travailler sur la propagande coloniale. Tout le monde me dissuadait de les associer à l'exposition. Je déteste le mandarinat. Mais ce fut un calvaire avec des spécimens qui en voulaient toujours plus. Le travail dans les réserves du Musée des arts d'Afrique et d'Océanie avec Dominique Taffin fut passionnant et à Boulogne avec Emmanuel Bréon. Je m'eforçais de ne tomber dans aucune vision simplificatrice (ni la repentance, ni la célébration). Le colloque de l'ICOM au Sénégal fut passionnant et je montais une déclinaison de l'exposition avec mon ami Abdoulaye Camara au Musée historique du Sénégal dans l¨île de Gorée. Ce sont les historiens africains qui expliquaient que la période coloniale faisait partie de l'histoire. L'art colonial apparut aussi comme une hybridation échappant au racisme et au ridicule. Bref, un travail tout en nuance qui n'excluait pas pour autant cette extraordinaire incapacité --longtemps pour les Européens-- à reconnaitre aux Africains une histoire et même le fait d'être humains.
revue-affiche bilingue
Peintres d'histoire 12
janvier 1993
Nous considérions installations et arte povera comme un nouveau "pompiérisme" fin de siècle. Non par refus de l'art dans l'espace (Boltanski) mais par lassitude du nouveau décor de musée. Et je lançais des maquettes de sculptures monumentales, toujours dans mes obsessions de peintures-sculptures (Océanie ou Moyen-Age européen) où être saisi, de nouvel espace de transes. Je hurlais et jouais faux du saxophone. Je chantais des voix de femmes et de baryton. Je voyageais car se transplanter, c'est toujours se repenser à travers les autres.