Par définition, ces traces sont des restes laissés dans mon sillage. Elles font sens : j'ai construit tout cela. Mais souvent j'oublie de remplir cette rubrique. Donc à compléter !

2020

SAND, COLETTE, BAKER ET BEAUVOIR
Livre et exposition

SAND, COLETTE, BAKER ET BEAUVOIR

Je suis très heureux de ce livre et de cette exposition début 2020 et de l'amitié fidèle de Michelle Perrot, qui avait notamment participé à mon Dictionnaire mondial des images, et écrit ici l'article de référence. Nous avons parlé de ces 4 femmes passionnantes ayant un rapport avec le territoire --et ce avant la panthéonisation de Joséphine Baker ou l'expo Colette à la BNF. Avec des collections rassemblées, comme cette lettre originale de Joséphine Baker le 15 octobre 1968, qui refuse (elle est chassée alors des Milandes)  le château de Bity corrézien qu'achète en mars 1969 Jacques Chirac

PORCELAINES DE LA MORT
Livre et exposition

PORCELAINES DE LA MORT

Le sujet de ce livre est sans équivalent. En effet, il part d’une sélection très ciblée puisqu’il s’agit des cimetières (qui sont loin d’être les seules manières de s’occuper des morts) et, dans ces cimetières, des porcelaines. Mais il va vous ouvrir sur beaucoup de réflexions, puisque d’une part vous allez voyager sur la planète, d’autre part les porcelaines permettent de montrer les morts. Ainsi c’est une certaine vision de la vie des disparues célèbres ou plutôt souvent anonymes qui vous parle en direct. Vous verrez, toutes les traces de ces histoires sont poignantes – parfois hilarantes. Et ce recueil n’est qu’une sélection très limitée de l’oeuvre d’une vie : celle d’André Chabot. Vous aborderez ainsi, avec un texte inédit de lui, l’univers de cet artiste important qui a fait des objets et monuments de la mort le sujet de ses créations. Au temps où la mort est évacuée, où on veut faire croire que l’éternité est une perspective, où un virus cloître des milliards d’individus, ce livre importe. Pour penser aux trajectoires personnelles et pas seulement au « sens de la vie » – comme diraient les Monthy Pythons – mais au sens de la mort.

Ce livre est sorti en 2020 avec Anne et André Chabot, l'année de la clostration du COVID

Avec un texte inédit sur la mort du merveilleux André Stas --l'homme de tous les talents venu à plusieurs reprises à Argentat et notamment aux cabanes des Krizek-- et qui nous manque tant

BORIS VIAN, DE LA 'PATAPHYSIQUE A LA SCIENCE-FICTION
Expositions

BORIS VIAN, DE LA 'PATAPHYSIQUE A LA SCIENCE-FICTION

L'année du COVID, il a fallu résister. Nuage Vert est devenu librairie pour ouvrir (avec des expositions comme décor, car les librairies étaient autorisées à ouvrir et les musées fermés)

C'est à ce moment-là que nous avons pu sauver les sculptures de Gabriel Audebert

C'est à ce moment aussi qu'avec l'amitié de Muriel Paucard et les équipes de la médiathèque Xaintrie Val'Dordogne, nous avons organisé 2 expositions sur BORIS VIAN, DE LA 'PATAPHYSIQUE A LA SCIENCE-FICTION. Heureusement, j'ai pu filmer ces expositions fantômes à Nuage Vert et à la médiathèque

Vous savez que je suis membre du Collège de 'Pataphysique depuis 1976 et ami de Noël Arnaud (sur lequel j'ai réalisé le seul long-métrage biographique). Il fit découvrir Boris Vian dans les années 1960 après son décès brutal avec la merveilleuse Ursula Vian-Kubler à la cité Véron. Il présida l'Oulipo. Ursula continua à ouvrir les lieux au rez-de-chaussée pour de joyeuses manifestations pataphysiques.

Nicole Bertolt préserve l'appartement de Boris en face de celui de Prévert que défend Eugénie Bachelot-Prévert (elle a exposé à Argentat et réalisé la création d'un mur sur le bâtiment de Nuage Vert). Nicole a généreusement prêté les peintures de Boris

Ces expos étaient formidables. Alexandra Stewart avait accepté de venir parler lors de la projection d'un film tourné avec Boris. Ce fut brutalement arrêté par le confinement

Il reste des rencontres, des traces de ces 2 merveilleuses expos

VIVE BORIS si inventif, indépendant, attachant !

 

ESCAPADES LEGERES
Festival

ESCAPADES LEGERES

Nous avons défendu la RESISTANCE CULTURELLE en 2020 au temps des clostrations du COVID. Je l'ai fait alors que ma santé aurait dû m'inciter à vivre reclus

Voilà pourquoi notre festival a eu lieu en 2020 sous le titre ESCAPADES LEGERES

Et vous voyez la photo d'un petit nuage saisi au vol en face de ma maison

UN LIVRE HISTORIQUE : CA RESSEMBLE A QUOI UN VIRUS ?
Livre et exposition

UN LIVRE HISTORIQUE : CA RESSEMBLE A QUOI UN VIRUS ?

Voilà une exposition et un livre uniques. Alors que la planète était abasourdie par le virus du COVID et ses conséquences, NUAGE VERT a voulu réagir et, pendant même la clostration, j'ai lancé ce projet

C'est la seule exposition et le seul livre sortis juste après le confinement avec une partie historique sur les virus, des travaux d'artistes et la participation d'enfants d'Argentat et de Paris

Personne n'en a parlé dans des médias et réseaux sociaux dysfonctionnels. Mais cela reste précieux et historique

 

Je montre une des images de l'expo avec la grande toile que j'avais réalisée sur le portrait du virus (un article dans le livre interroge ses modes de représentations)

Arbres & Plantigrades
livre

Arbres & Plantigrades

janvier 2020

A vrai dire, je suis un peu dépassé par tout ce que je fais. La programmation de Nuage Vert - musée mobile Vallée de la Dordogne m'occupe beaucoup. C'est un bébé dont il faut prendre soin pour qu'il vive et se fortifie. C'est le cas. Il a belle allure et l'audience se démultiplie.

Dans cette rubrique, j'aurais donc dû intégrer les très nombreuses réalisations, événements et expositions. Je pense à janvier 2019 et l'exposition de Lorena Canottiere, prix Artemisia de la bande dessinée créée par des femmes, avec la partie guerres de propagande et fake news durant la guerre d'Espagne ou l'émouvante matinée sur les réfugiés espagnols en Limousin. Je pense à "Jardins du monde" avec l'exceptionnelle collection de maquettes de jardins de Jacques Hennequin. Je pense à "Lumière d'été, Prévert et le cinéma" qui a même été présentée au barrage de l'Aigle ou partagée avec l'association locale des travailleurs immigrés résistants présents durant le tournage du film. Je pense aux humains qui se végétalisent de Christelle Westphal et à ses cérémonies. Je pense à Jean Clottes ou Jean-Paul Demoule qui viennent échanger dans le cadre de "L'Art dans les villages". Je pense à la magnifique expo de Gg dans la chapelle Jeanne d'Arc. Je pense à janvier 2020 avec Claire Malary, grand prix Artemisia, et le loup. Je pense au soutien de l'Atlas de Biodiversité Communale, aux conférences et balades et projections de films (avec notamment Nathalie, la fille de Michel Serrault). Je pense aux incroyables 4 jours d'"Histoires de Passages..." sur le "Réveil des villages", avec parmi les moments extraordinaires, cette soirée de potlatch à Neuville menée tambour et coeur battants par Erro et Speedy Graphito !

Oui, je pense et puis j'oublie... Je suis un mauvais scribe de moi-même. Et j'ai la flemme de l'auto-célébration, quand cela reste surtout des moments de partage où je songe aux autres. Ceci dit, tout disparaît tellement vite et personne ne se souvient. Si l'on ne se fait pas un peu l'historien de son ego, on est gommé --sans avoir jamais existé publiquement d'ailleurs-- tandis que des matamores multiplient la pub incessante de leurs faits et gestes insignifiants...

Bon, mettons en valeur le premier livre de la collection "Les couleurs du Nuage". Il est consacré à "Arbres & Plantigrades. Les arbres poussent, les humains aussi". Vaste programme... C'est un délicat assemblage entre un très beau texte de Pierre Bergounioux et un autre du spécialiste des forêts Marc Deconchat, avec des photos de Jean-Claude Bouyat et des dessins de Gg. Il est achetable sur lulu.com pour 15 euros par carte bancaire (ou 5 euros pour récupérer la version électronique).

J'ai beaucoup de tendresse pour ce livre. Faites savoir, car dans le déséquilibre et la distorsion médiatique actuels, songez, par exemple, qu'en 15 ans aucune des expositions (avec livres conséquents) réalisées au Musée du Vivant à Paris à AgroParisTech, où je dirigeais ce premier musée international sur l'écologie, n'a fait l'objet d'un seul article ou reportage. L'écologie n'intéressait pas ou suscitait le rejet et l'ironie --quand tout le monde s'y précipite maintenant...-- et faire un musée dans une école d'ingénieurs n'était forcément pas sérieux.

Alors, il faut protéger ses petits bébés. Heureusement la presse régionale --moins noyée sous la surabondance d'informations qu'à Paris-- rend compte des événements locaux. Continuons donc à parler de ce livre quand d'autres se préparent, notamment avec Michelle Perrot ou Marc Dufumier.

Et ne nous faisons aucune illusion (est-ce utile et souhaitable d'ailleurs ?), d'ici à ce que des médias nationaux ouvrent les yeux... il faudrait qu'ils comprennent le "Réveil des villages"... Mais la conversion rurale ne s'est pas encore opérée. Il faudra l'exode urbain pour pareille prise de conscience.