18 : 11 : 21

RURAL POWER

RURAL POWER


Il se passe des choses bizarres... Un exode urbain s'opère. Certes pas massif. Et qui laisse les plus pauvres dans des concentrations de populations agglutinées. Mais, COVID aidant et prise de conscience des pollutions, la campagne commence à avoir la cote, du moins certaines campagnes.

Il serait stupide d'envisager les choses dans le cadre d'un combat ville-campagne, quand les villes sont souvent des agrégats de micro-quartiers, de petits villages, d'ambiances psycho-géographiques très diverses et doivent refonder leur rapport au naturel. Dans le même temps, les campagnes se révèlent aussi extrêmement variées pour des raisons climatiques, géographiques, de pollutions ou d'exploitations industrielles des sols. Campagnes et villes sont alors de fait solidaires nécessairement face aux pollutions et aux dérèglements climatiques. C'est hors-frontières. C'est également la raison pour laquelle des relations de respect mutuel sont nécessaires face aux périls communs.

En revanche, l'idée du "progrès" et de l'activisme lié aux villes a vécu, quand la RENATURATION DE LA VIE QUOTIDIENNE devient partout un impératif vital et un lien environnemental central. Voici pourquoi avec amusement quelques-unes et uns parlent de RURAL POWER, de l'attirance pour le monde végétal et un air différent, dans une inversion des priorités.

Tâchons d'éviter que cette vogue se fasse de façon grotesque avec une sanctification de la flore et de la faune. Plus que jamais, partout, c'est un tri rétro-futuro qui doit s'opérer en choisissant ce qu'on veut garder et là où il faut innover, aussi bien dans l'environnement que dans les habitudes culturelles au sens large.

En tout cas, les priorités bougent et vont bouger. Cela va bien au-delà de toutes les péroraisons électorales actuelles.


(l'image est de Valérie Debure / Nous travaillons ensemble, qui a offert le dessin original à Nuage Vert)

Twitter Facebook MySpace Digg


19 : 10 : 21

SOCIETES DU CONTROLE ET RESEAUX ASOCIAUX

SOCIETES DU CONTROLE

ET RESEAUX ASOCIAUX



En 2018, les Rencontres-Promenades « Histoires de Passages… » étaient consacrées à : « CONNECTER / DECONNECTER ». 2021, Nuage Vert menait une réflexion (exposition et livre) sur l’histoire des dystopies : La Fin du monde ne date pas d’aujourd’hui. J’introduisais le propos en affirmant : « nous sommes entrés en dystopies ». La question n’est pas la disparition du vivant sur Terre ou celle des humains, elle est plutôt dans une inquiétude nouvelle née des sociétés de spectateurs-acteurs qui nous sont construites.

Nous observons alors un double mouvement. La « guerre mondiale médiatique » que je décrivais dans un livre de 2007 et cette « société du contrôle » au nom du Bien et du Progrès. Tout s’accélère quand Facebook réfléchit à nos doubles dans Metaverse et quand les transhumanistes tablent sur la sanitarisation obligatoire d’existences basées sur la seule durée. Cette convergence forcée du contrôle par écran interposé où tous nos gestes et pensées sont pistés rendent bien dérisoires les appels aux libertés individuelles : nous devenons des consommateurs addictifs, des supports publicitaires et des rabâcheurs de vérités alternatives dans une disparition de la vie privée. Convergence généralisée pour l’intérêt de quelques-uns.

De l’autre, l’émiettement est en cours à travers nos réseaux asociaux. Pourquoi « asociaux » ? Parce que, sauf à acheter de l’audience et construire une présence par marketing, les milliards d’expressions individuelles n’ont aucun impact. Avec les algorithmes, chacune et chacun émet pour vingt à trente personnes du premier cercle ou se conforte dans un groupe. C’est-à-dire qu’il est illusoire de penser qu’un tweet ou un post puisse convaincre qui que ce soit. Ce sont des milliards d’invisibilités qui s’expriment, au risque cependant de destructions médiatiques certainement plus radicales --parce qu’à distance—que ne l’étaient les rumeurs physiques antérieures. Et les réseaux asociaux, qui ne font pas lien, qui ne brassent pas les idées, qui ne sont pas des forums, entretiennent des solitudes à quelques-uns ou des existences par groupes ciblés.

Faut-il se déconnecter quand votre machine à laver connectée trahira vos habits et habitudes, que les drones surveilleront vos plates-bandes et vos déplacements, que votre dossier santé pistera vos moindres veines, vos excès et vos égarements mentaux ? L’obligation de connexion sera probablement le signe ultime. Sur l’autre face, la déculturation est à l’œuvre quand l’expression est sectorisée et limitée, quand la connaissance du monde est une connaissance confetti avec obsolescence programmée des savoirs ?

« Résistance des savoirs » proclamons-nous depuis 2010 dans une conscience terriste. Face au contrôle généralisé et à la destruction de notre être-au-monde explosé en attitudes-réflexes, atomisé dans une virtualité kidnapping, il importe de définir ses priorités et celles de la planète en mettant la boite à outils là où elle devrait être : dans le hangar, sortie ponctuellement quand elle est utile.


Twitter Facebook MySpace Digg


04 : 09 : 21

CONGRES TERRESTRE DE L'HUMANATURE

Voilà que s'ouvre le Congrès mondial de la nature à Marseille, après avoir été repoussé. De bonnes résolutions vont en sortir (qui est contre la protection de la nature ?) mais il faudrait apporter quelques réflexions sur le sujet lui-même.

D'abord, il ne s'agit pas d'un congrès "mondial" mais terrestre, ce qui est ambitieux (et partiellement vrai car toutes les situations sont loin d'être prises en compte). Ensuite, le terme "nature" est impropre car ce mot de "nature" --qui n'existe pas dans beaucoup de civilisations-- suppose une dichotomie entre les humains et la flore et la faune. Au regard de l'impact des actions humaines aujourd'hui (pollutions de l'eau, de l'air, de la terre, dérèglements climatiques...), penser qu'on pourrait isoler une "nature" préservée dans des ilots protégés n'a aucun sens. Parlons d'un environnement global qui comprend les humains. Insistons sur les interactions humains-nature avec un mot : "humanature".

Il faudrait donc un Congrès terrestre de l'humanature, un congrès sur les interactions.

Autre aspect. Le sujet est constitutif de ce qui fonde l'action de Nuage Vert. Nuage Vert est basé à Argentat-sur-Dordogne dans cette Corrèze qui est une terre d'entomologistes et de naturalistes. Latreille le Briviste, bien avant Fabre, fut surnommé le "prince des entomologistes". Vachal, maire d'Argentat, offrit au Muséum sa précieuse collection d'insectes. N'oublions pas Jeanne Villepreux-Power qui étudia de façon pionnière le monde aquatique au XIXe siècle et inventa l'aquarium. Enfin, Edmond Perrier le Tulliste dirigea le Muséum d'histoire naturelle, participa à la création de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) en 1912 et lança les bases (il meurt en 1921) du premier Congrès international pour la protection de la nature à Paris en 1923.

Nuage Vert occupe ainsi une place héritière d'une longue tradition locale pionnière très remarquable en se donnant pour but constitutif la défense de la biodiversité et de la culturodiversité. Nuage Vert a d'ailleurs publié un livre-manifeste à ce sujet en 2021 : Vivre avec la biodiversité. Il s'agit de réconcilier nature et culture pour vivre ensemble dans l'environnement. Outre la richesse des collections, des textes remarquables de Gilles Boeuf, Marc Dufumier, Jean-Michel Teulière et Laurent Chabrol en font un livre de référence (achetable sur lulu.com par carte bancaire).

Mais le but de ce petit texte (beaucoup trop long à l'ère des punchlines...) n'est pas de faire la pub de Nuage Vert. Il est, après avoir insisté sur les interactions, de souligner aussi que cet esprit global doit prendre en compte les aspects locaux et que la défense de la biodiversité doit se faire parallèlement à une défense de la culturodiversité.

Cessons de détruire les langues, les modes de vie. Certes, il faut appliquer un principe essentiel dans ce monde en évolutions constantes : le tri rétrofuturo. Partout, nous choisissons les traditions que nous voulons défendre et conserver et là où nous voulons innover. La défense de la culturodiversité apporte ainsi la dimension dynamique du travail à réaliser et l'appropriation locale indispensable : défendre la "nature", c'est défendre aussi les "cultures", c'est prendre conscience du mouvement perpétuel, des hybridations.

Voilà ce que le mot "humanature" veut dire : insister sur les interactions au temps des périls graves et comprendre partout le mouvement et les évolutions.

Oui, Nuage Vert vous dit tout cela de bon matin car il est des moments où il faut se secouer pour comprendre des enjeux auxquels de toute façon nous n'échapperons pas, nous humains au sein de notre environnement.

Twitter Facebook MySpace Digg


27 : 08 : 21

EXVIRUS

25 août 2021. Je pars pour un enterrement qui n'a rien à voir avec covid. J'ai échangé hier agréablement en terrasse avec Noël Herpe au sujet de René Clair, d'un film fracassé en 1939 par la guerre ("Air pur"), dont les extérieurs ont été tournés à Argentat, film écologiste, film pré-néoréaliste.

Bref de tout sauf de virus. Et chaque fois que j'ouvre ces sources d'images et de sons indirects, le pilonnage continue. J'écrivais déjà en mars 2020 sur la congestion médiatique, la polarisation absolue jour et nuit sur un sujet. J'espère que des étudiantes et étudiants quantifient et comparent avec d'autres périodes ce qui ne peut avoir d'équivalent au temps de l'info en continu.

ET SI ON PARLAIT D'AUTRE CHOSE. D'autant que dès que ce sujet est abordé, ce sont des montées en vrille concurrentes sans que l'on puisse supposer avant l'attitude des personnes. D'autant que nos sociétés de morcellements communautaristes et d'affrontements de vérités absolues sont dangereuses par l'absence de projets communs quand des périls communs nous guettent.

Alors devenons EXVIRUS, parlons d'autre chose, exfiltrons-nous de cette mélasse insupportable, ballottés entre des Diafoirus vendant leur soupe et des allumés du tocsin final. Parlons de nous ici, parlons de notre planète. Voyons ce que nous pouvons faire ENSEMBLE dans notre environnement. Agissons concrètement.

Twitter Facebook MySpace Digg


14 : 06 : 21

CENT MILLE MILLIARDS DE POEMES EN VADROUILLE A LA CAMPAGNE

Le 12 juin 2021, cent mille milliards de poèmes par Raymond Queneau remis en vie sous un if dans la campagne de Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle

Twitter Facebook MySpace Digg


30 : 05 : 21

amediatic

amediatic

je viens d'errer dans une bande dessinée qui enfin qualifie ce que je théorise et mets en pratique depuis des années. On peut dire qu'elle parle de tout ce champ "amediatic"

Elle s'intitule UNDERGROUND par Arnaud Le Gouëfflec - Nicolas Moog. UNDERGROUND n'est pas vraiment approprié car elle montre, raconte, parle de créatrices et créateurs qui sont majeurs et ne sont pas

"Underground" qualifiait durant les années 1960 et 1970 une culture "sous terre", qui est devenue l'expression majoritaire et même dévoyée quand des chansons de contestation deviennent ritournelles de pub

Mais là se pose de façon beaucoup plus intéressante le rapport à son double médiatique : ce qu'on est pour les autres. Et toutes celles et tous ceux qui se démènent là INEXISTENT. Pas banalement en restant dans l'immobilisme caché, l'auto-destruction narcotique ou alcoolique ou médicamenteuse ou dans l'abîme du rien répétitif

Elles et ils font, créent, frôlent une gloire immense pour toujours INEXISTER, déjouer le fait de se construire comme une marque. Elles et ils ne sont pas contre les médias, ils y apparaissent et ne se dissimulent pas pour teaser davantage. Ils passent en dehors, ils sont hors-médias, hors résumé visuel, hors slogan

Alors elles et ils INEXISTENT tout en faisant. Elles et ils sont AMEDIATIC, abyssale angoisse et délicieux pied-de-nez

Twitter Facebook MySpace Digg


27 : 04 : 21

RECONCILIER NATURE ET CULTURE

UN LIVRE IMPORTANT

Un tweet n’est pas un livre. Et pourtant aujourd’hui souvent tout se résume à une accroche provocatrice. Marc Dufumier et Laurent Gervereau ont voulu écrire un livre, pas un article, un livre qui fourmille d’idées sur Réconcilier nature et culture.  Voilà l’occasion de réfléchir aux points centraux de notre vie terrestre, rien moins. Lisez-le, parcourez-le, goûtez-le et parlez-en !

Ce livre est publié par Nuage Vert et vendu 18 euros en version papier (achetable sur lulu.com par carte bancaire) :

https://www.lulu.com/fr/shop/laurent-gervereau-and-marc-dufumier/réconcilier-nature-et-culture/paperback/product-q8my2y.html?page=1&pageSize=4

et 10 euros en version électronique

(226 pages)

—————————————————————————————————————————————————————————————————————————–

Ouvrir les yeux et la pensée

On tremble désormais à l’idée de prononcer certains mots comme « élevage », « vegan », « pesticide », « écologie »… Nous préparons-nous à des sociétés de guerre civile entre productivistes et apôtres de la préservation ?

Voici un livre qui ose aborder toutes ces thématiques en dessinant les pistes de sociétés de l’échange et du respect des différences. Il est plus que temps de travailler, non pas contre, mais ensemble pour s’adapter aux défis de l’époque en changeant l’échelle de nos pensées et de nos actes.

Ce livre très riche par deux auteurs à la compétence indiscutable vous offre des repères sur beaucoup de questions, dont une histoire longue de l’écologie. Il vous explique aussi en quoi, en temps de pandémie ou en temps « normal », nous devons devenir Terristes.

Une lecture indispensable !

Marc Dufumier est agronome, professeur honoraire à AgroParisTech, et président de la Fondation René Dumont. Il est membre du comité scientifique de la Fondation Nicolas Hulot

Laurent Gervereau est vice-président de la Fondation René Dumont et président de Nuage Vert – musée mobile Vallée de la Dordogne. Il a fondé en 2005 à AgroParisTech le Musée du Vivant (premier musée international sur l’écologie) et co-préside le CIRE (Centre Interdisciplinaire de Recherches sur l’Ecologie)

——————————————————————————————————————————————————————————————————————————-

Sommaire du livre :

Choc des égoïsmes ou complémentarité des points de vue ? La diversité, ça s’apprend

Agriculture et écologie

Chasse, pêche et biodiversité

Agriculture et alimentation

Agriculture et biodiversité

Elevage et véganisme

Naturel et culturel

Le défi éducatif : un enjeu de dialogue planétaire

Retour au local pour penser global : devenir« Terriste »

Pour une éducation environnementale

Références bibliographiques

Twitter Facebook MySpace Digg


15 : 02 : 21

Présentfutur ou passéprésent ?

Présentfutur ou passéprésent ?

Les humains ont souvent des problèmes de conjugaison des temps. Personne, pas même ceux qui sont appelés les "animaux", ne vivent au présent-présent. Nous débordons dans la mémoire expérimentale du passé ou la projection future de nos actions. Le vivant étant mouvement s'inscrit --oui-- décidément dans le temps.

Pour autant, notre conscience présente est souvent pervertie par trop d'incidences temporelles qui nous empêchent de nous déterminer par rapport à ce que nous vivons au présentprésent.

Actuellement, beaucoup sur la planète sont entrés en dystopie. Et, au lieu de chercher des solutions pour inventer un présentfutur désirable, nous nous maintenons dans un torticolis rétro que je dénonce en vain depuis longtemps. Il nous pourrit l'existence et empêche toute solution dans un concours victimaire dont le news market se repaît.

N'est-il pas temps de vivre un peu au présentfutur ? De regarder de façon pragmatique quelles en sont les solutions locales et globales ? De cesser de croire prétendre réparer le passé d'inégalités, de crimes, d'ostracismes pour inventer les conditions d'une existence harmonieuse avec notre environnement en paix ?

Les guerres des classes, des sexes, des communautés, des religions sont délétères pour tout le monde. Penser présentfutur n'est pas oublier les déséquilibres financiers abyssaux ou les précarisations ou les pollutions, c'est au contraire tenter de voir pratiquement et immédiatement comment se construire soi, sur quelles valeurs et dans quels rapports avec l'environnement. C'est repenser toutes nos attitudes individuelles et collectives. C'est être singulier-pluriel dans ce présentfutur.

Parler de projet plutôt que de rejet. Regarder la mort en face pour justement mieux vivre. Cesser de croire béatement à l'assurance-tout-risque, à la technologie-bonheur, au prêt-à-penser.

Nous vivons en dystopie, alors n'inventons pas des guerres contre l'environnement ou des utopies délétères (ces humains proliférants qui veulent ordonner la "nature" pour une vie "parfaite"). Mais défendons la vie avec sa relativité, ses précarités, ses interdépendances, ses plaisirs.

Oui, tournons-nous vers le présentfutur de façon locale-globale et terriste.

Twitter Facebook MySpace Digg


14 : 02 : 21

DECON

DECON

Déconfinons nos esprits : déconnectons pour choisir nos connexions

Quelques minutes pour avancer sur des principes simples :

Retournons au réel et occupons-nous de ce qu’on voit directement autour de nous

Pensons en réseau à notre planète commune en ayant une préoccupation environnementale solidaire

Choisissons les traditions et lieux que nous voulons garder et là ou nous voulons innover

Ayons des attitudes singulières-plurielles : personnes uniques dans un univers unique en mouvement, tout en jouant un rôle social partout

Devenons Terristes en défendant la biodiversité et la culturodiversité évolutives

Assumons nos risques et nos existences éphémères : nous sommes des morts-vivants, alors vivons

DECON C'EST FINI

la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=58lt-2kzm5E

Twitter Facebook MySpace Digg


18 : 01 : 21

UN EVENEMENT: LES HISTOIRES DU CINEMA

Un événement :

Les histoires du cinéma

Fake news, déversement d'images, de textes et de sons, tout est de plus en plus confus dans nos temps du tout-écran. Et c'est dangereux : de la confusion et de l'ignorance naissent toutes les manipulations possibles. Voilà pourquoi Nuage Vert, après un très long travail, lance une nouvelle exposition téléchargeable gratuitement en ligne : Les histoires du cinéma. Elle est née d'un partenariat avec le site decryptimages.net (et la Ligue de l'Enseignement) et l'Association Française de Recherche sur l'Histoire du Cinéma (AFRHC).


Il s'agit en effet d'offrir gratuitement au téléchargement une exposition en 55 panneaux qui fournit des repères concernant l'histoire longue du cinéma mondial depuis le XIXe siècle. L’initiative rassemble une iconographie très riche dans une maquette réalisée par Gérard Segard. Ces panneaux peuvent être utilisés sur écran ou tirés dans le format souhaité (du A3 à de grandes bannières pour des usages en extérieur). Ils peuvent bien-sûr être sélectionnés et le dernier suggère 10 moments-clé. Ils incitent à voir les films.

François Albera, qui fut professeur à l'université de Lausanne et dirige la revue de l'AFRHC, et Laurent Gervereau, président de l'Institut des Images et de Nuage Vert, ont écrit tous les textes et choisi l'iconographie avec l'aide d'Alexis Blanchet pour la partie sur cinéma et jeux vidéo. Cela constitue ainsi un ensemble très exceptionnel. Il offre des balises précises dans la chronologie et les thématiques sur tous les aspects du cinéma, création, commerce, rapport au public, technique, lien avec d'autres formes d'expression (peinture, bande dessinée, presse, télévision, Internet...). Bien sûr, les hyper-spécialistes de tel ou tel domaine trouveront toujours un manque. Mais le sérieux de cet important travail est une mine pour aller plus loin et sera très précieux pour les passionné-e-s et les pédagogues.

La période particulière des atteintes virales en 2020-21 a eu des incidences dans beaucoup de domaines. C'est particulièrement significatif pour le domaine du cinéma. Il est en pleine dématérialisation par ses accès distants et en phase d'hybridation (triomphe des jeux vidéo ou succès des séries). Le phénomène s’accélère. Plus que jamais alors, acquérir des repères historiques sur les formes visuelles devient un impératif civique pour évaluer, trier, choisir et éviter le matraquage indifférencié et les manipulations.


Les sites pour demander à télécharger gratuitement l'expo : decryptimages.net et nuage-vert.com



Dans le contexte actuel, soutenez les associations qui font de la résistance culturelle, adhérez à Nuage Vert et faites des dons (doc joint) !



L'INVERSE DU VIRUS EST LA SURVIE, DEFENDONS LA VIE !


Twitter Facebook MySpace Digg


1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30