17 · 06 · 2024

C'EST PAS LE MOMENT !

C’est pas le moment !

N’épiloguons pas sur les circonstances actuelles : bloc nationaliste mu par l’idéologie de l’exclusion, marais gestionnaire et bloc revival de la lutte des classes. L’écologie est une fois de plus le lapin disparu. Pourtant nos vies quotidiennes et les rapports internationaux subissent et subiront de facto les transformations environnementales.

Alors, il faut parler aux humains. Partir de la situation terrestre pour en déduire nos actes individuels et pas le contraire où tout le monde a raison individuellement et tord collectivement. Comprendre les transformations (et leurs effets) des dérèglements climatiques, des pollutions de l’air, de la terre, des eaux mais aussi des corps et des esprits dans une course technologique non pensée, non décidée qui risque en fait d’aboutir, face à la robotisation généralisée, à des morcellements communautaires (un sauve-qui-peut à la petite semaine).

Revenir au local en pensant terrestre

Ces pays auxquels beaucoup s’accrochent en pensant qu’ils les protègent, ne protègent en rien des catastrophes naturelles ou humaines. La France, agrippée à son centralisme inventé au temps des frondes, révèle la dangerosité d’un système qui fait perdre le pouvoir des communes –la strate du directement visible—, tout en subissant les transformations internationales. Pas de local-localisme, pas de guerres erratiques des hyper-puissances. Oui un fédéralisme planétaire doit organiser les agissements humains, stratifié du local au terrestre.

Et il faut commencer là, maintenant, concrètement, en comprenant ces réalités stratifiées partout : locales, régionales, continentales, planétaires. Pour ce faire, il importe d’abord de donner des pouvoirs au local pour avoir la capacité de s’organiser ici. Cela vaut pour les villages comme pour les micro-quartiers des mégalopoles (car les mégalopoles sont aussi des agrégats de réalités locales très différentes).

Ce pouvoir local doit être irrigué par des réflexions et des organisations à l’échelle des enjeux planétaires. C’est pas stratosphérique, c’est pragmatique. Toutes nos vies quotidiennes sont impactées par le climat, les pollutions, la virtualisation, les propagandes et publicités et les potentielles migrations massives consécutives aux changements des conditions de vie.

Depuis son origine, homo sapiens se balade. Les périls environnementaux comme politiques et économiques risquent de provoquer des migrations de proximité (avec, par exemple, des migrations urbaines ou géographiques sous la pression de la montée des eaux ou les désertifications) mais aussi des déplacements massifs qui ne seront pas arrêtables. Voilà pourquoi il faut repenser les pouvoirs locaux et l’organisation terrestre.

Ailleurs est en effet ici. Au temps de l’ubiquité permanente où tant d’humains vivent avec les représentations de là-bas qui en viennent à les marquer davantage que la vie de leur vision directe, au temps où la mise en scène de soi-même devient la seule manière de se faire connaître sous peine d’inexister, créer un Forum terriste, lieu de partages d’expériences, lieu de diffusion critique des travaux scientifiques, est urgent. Besoin d’idéal ? Oui, nous sommes Terriennes et Terriens mais il est temps de devenir terristes, défenseuses et défenseurs de notre planète unique : vivre nos singularités en pensant les intérêts communs humains dans l’environnement.

Penser la diversité des identités dans la diversité mutante des environnements

La dépossession est le grand enjeu aujourd’hui, sentiment de ne pas maîtriser son existence, de perdre ses repères. Alors se multiplient les raidissements : nationalistes, religieux, idéologiques, communautaires… L’état actuel de notre virtualisation en est le réceptacle. En 2000 j’écrivais Les Images qui mentent et en 2007 La Guerre mondiale médiatique. Tout cela est à l’œuvre entre les luttes d’influences, les volontés d’expansions culturelles et commerciales et tous ces points de fixation communautaires au nom d’un passé idéalisé.

C’est normal de ne plus s’y retrouver. Je crois qu’il faut instaurer une vraie philosophie de la relativité, c’est-à-dire la possibilité de choix éclairés conscients. Pas le relativisme, c’est-à-dire « tout vaut tout, donc faisons n’importe quoi ». Les humains oint le droit et l’envie de vivre différemment à Brooklyn, dans tel quartier de Bamako ou tel village creusois. Nous avons toutes et tous des parcours singuliers, et même si l’assignation identitaire galopante veut nous résumer, nos identités sont imbriquées. Alors, il faut arrêter de penser idéologiquement un Progrès uniforme dans le contrôle, dans l’uniformisation des modes pour défendre la biodiversité et la culturodiversité.

Voilà venu le temps du tri rétro-futuro. Partout, de façon évolutive, individuellement et collectivement, nous choisissons ce que nous voulons garder et ce que nous voulons changer. Permettre ici en sud-Corrèze de manger de la tête de veau, tout en vivant avec des personnes vegan, en accueillant des Sétois comme des Peuls. Pour ce faire, l’éducation doit partir d’ici pour comprendre l’histoire longue du territoire et les évolutions concrètes de son environnement. Une appropriation pas honteuse mais curieuse des sédimentations (et des spécificités de langues, gastronomies, habitats…).

Pour ce faire, il faut DEVIRT, penser la dévirtualisation, c’est-à-dire non pas la déconnexion totale (certaines et certains choisissent et choisiront l’autarcie, sans pour autant échapper aux périls globaux) mais les choix énergétiques, les connexions décidées, l’équilibre de la vision directe et indirecte... Pour ce faire, il faut accepter un langage commun : l’aspect expérimental et critique des recherches scientifiques. Pas du scientisme --une idéologie de la science--, mais comme pour les médias du local au terrestre, la confrontation des faits, de leur sélection et de leurs interprétations, seul moyen d’éviter les errements de l’intoxication des esprits.

Eh oui, c’est pas le moment ! Mais c’est essentiel !

02 · 05 · 2024

CA PUE !...

Ça pue !...

A force de n’être pas lu, on se répète. Cela interroge nos sociétés des spectateurs-acteurs / spectatrices-actrices, ces sociétés de l’ubiquité où chacune et chacun n’existe que par ses reflets médiatiques. Cela interroge sur ma propre responsabilité dans la non-vente de mes idées, dans le refus de mon auto-promotion.

Voilà pourquoi j’affirme à nouveau qu’une partie des humains agissent contre leurs propres conditions de vie dans l’environnement terrestre. Ils ne sont pas juste Terriennes et Terriens, ils sont Déterriennes et Déterriens, alors que je m’égosille à leur dire qu’ils devraient devenir Terristes, défenseuses et défenseurs d’une planète unique.

Je le fais encore à travers un texte alors que plus rien n’est lu largement au-delà d’un slogan. C’est pourtant le moyen d’expliquer, sans se laisser distraire par l’apparence.

Pourquoi je m’obstine ? Parce que cela fait 50 ans que je défends un point de vue libertaire et écologiste qui me semble adapté aux transformations rapides actuelles.

Eh oui ça pue !... Nous sommes ballotés sans perspectives, entre sociétés du contrôle de plus en plus liberticides où la vie privée n’a plus de sens et à l’inverse des enfermements dans des communautés concurrentes dans un émiettement concurrentiel, source de guerres des sexes, guerre des religions, guerres des pays… Obsédés de nous-mêmes, nous sommes hors-champ dans nos préoccupations et détruisons les lieux mêmes de nos existences --jusqu'à polluer aussi l'espace proche avec des déchets satellitaires et de multiples outils d'espionnage en direct.

Alors, peut-on enfin défendre un point de vue terriste ? Peut-on dire que les humains sont liés à la biosphère et que c’est cet impératif environnemental qui est de fait la racine d’une cause commune avec des solutions locales diverses.

Voilà pourquoi je rappelle encore ce qui fonde cet engagement terriste qui me semble le seul rationnel et le seul intérêt collectif et individuel. Oui nous sommes singuliers-pluriels / singulières-plurielles.

- Prenons conscience que nous vivons local-global et que les activités humaines devraient être structurées de façon locale-globale. Nous vivons dans les ici avec la conscience de l’ailleurs. Il est nécessaire de construire un fédéralisme planétaire chez les humains : décider à chaque strate géographique, locale, régionale, nationale, continentale, planétaire. Quand les pollutions, les médias, les changements climatiques ignorent toute frontière, les humains doivent se structurer en conséquence. Cela permet des attachements à toutes les strates entre intérêt commun terrestre et volonté de défendre la diversité des agissements individuels : des attachements cumulés.

- Prenons conscience que le Progrès est une erreur. C’est une croyance qui promet un état, Le Bonheur, alors que toute vie humaine est relative. J’aime les frigos et les escaliers mécaniques. Je crois aux vertus des vaccins. Désormais nous devons faire constamment des choix rétro-futuro évolutifs car la relativité est notre condition où aucune nouveauté technologique ou idéologie ne forme le Bien. Nous devons donc évaluer, changer, accepter, tester, revenir en arrière ou décider de se lancer dans des innovations.

- Mais au nom de quoi ? D’une harmonie individuelle et collective dans l’environnement. C’est-à-dire des solutions évolutives fondées sur la relativité et les interdépendances avec l’environnement. Prenons conscience de la nécessité d’une philosophie de la relativité, refus de la dichotomie du Bien et du Mal. Cessons de vouloir une vision du monde dogmatique ignorant l’altérité. C’est l’altérité et la diversité des solutions qui caractérise la biodiversité et devrait inspirer les humains.

- Prenons conscience que nous vivons toutes et tous des identités imbriquées (j’aime ma famille mais aussi avec des douleurs, j’aime le rugby mais aussi Tzara et le reggae, j’aime parler français mais aussi le faire bouger et y associer d’autres langues, j’aime le taoïsme mais aussi Elisée Reclus, j’aime l’aligot mais aussi le poisson dans une feuille de bananier à la thaï…). Humains issus d’une longue histoire d’évolutions et de migrations, nous vivons aujourd’hui l’injonction identitaire. Elle est erronée et insupportable. Non, nous ne pouvons être défini-e par notre sexe quand les passages sont nos réalités. Non, nous ne pouvons être défini-e par nos croyances quand nos existences dépendent des conditions environnementales qui ont des explications scientifiques n’ayant rien à faire avec les croyances. Non, nous ne pouvons être défini-e par notre appartenance sociale et nationale, quand la responsabilité des actes est individuelle et les sociétés traversées de l’ici et de l’ailleurs.

- La relativité n’est pas un relativisme. C’est la conscience éclairée des possibles. Beaucoup de fonctionnements humains ne tiennent que par la résistance des individus (contre l’accumulation exponentielle d’un argent irréel, les autoritarismes religieux ou non...). Prenons conscience que les humains sont soumis à des forces liberticides partout et sont à la porte d’éclatements majeurs, d’un émiettement dystopique. Prenons conscience de l’urgence d’un Pacte commun humain évolutif. A partir d’un fédéralisme planétaire local-global, la définition de valeurs communes basiques est nécessaire. L’acceptation de la démarche scientifique expérimentale et critique devrait former une base de dialogue entre les humains fédérant des personnes aux convictions et modes de vie très divers. Et la recherche de labels devrait en découler pour une éducation pluraliste (EDUCRITIC), permettant de fournie une boussole éducative à tout âge pour se situer dans l'espace et dans le temps, ou de médias du local au global cherchant l’échange des points de vue (PLURI).

- Prenons conscience que nous sommes des milliards d’humains qui peuvent changer soi pour changer la planète en ayant des attitudes pas juste humanistes ou empathiques mais globalement TERRIST. Il s’agit de penser et repenser nos rapports socio-écolo, ceux des humains dans l’environnement et des humains entre eux, obsédés de sociétés pyramidales alors qu’ils sont individus ensemble. C’est bien l’attitude individuelle dans le devenir collectif qui importe. Une mise à nu générale autour des responsabilités qui ignore le pré-pensé, le pré-déterminé, le pré-nommé. Voilà pourquoi il devient urgent de se dire TERRIST, de défendre à la base, sans parti, dans sa vie quotidienne, ce qui est rapidement exposé ici mais que j’ai pu illustrer dans plus de 100 livres ou films ou chansons. Pas de parti, mais un mouvement d’idées qui agit et mène une réflexion sur l’utilisation médiatique et l’INEXISTENCE médiatique et la DEVIRTUALISATION (n’étant pas la déconnexion mais des connexions sélectives).

Aujourd’hui, oui il faut refuser l’inacceptable, les guerres d’un autre âge, les pollutions mercantiles suicidaires, le bourrage de crânes sur le périphérique toxique matraqué qui ignore la vraie centralité des préoccupations.

Ce qui est inacceptable est inacceptable. Donc les humains doivent s’organiser autrement et regarder les vrais enjeux. A défaut, ils subiront les transformations terrestres.

Oui aujourd’hui, seul, je parle aux humains car le seul enjeu qui vaille est de penser le devenir de l’environnement terrestre.


Laurent Gervereau

24 · 01 · 2024

STOP NATIONS ET ASSIGNATIONS IDENTITAIRES

Les humains n’écoutent plus rien, hors hurlements. Il faut des catastrophes pour les mobiliser. Pourtant parler GENERAL aux humains pour qu’elles et ils en tirent des conséquences INDIVIDUELLES reste essentiel. Voyons large, voyons ici. Je ne pense pas être seul parmi les Terriennes et Terriens à me penser terriste.

Sortir des nations,

sortir de l’assignation identitaire

Il faut probablement désormais parler aux humains. Au temps où chacune et chacun est balloté dans le news market de la guerre mondiale médiatique et au temps où cette espèce (humaine) s’est organisée géographiquement et mentalement par pays, le changement d’échelle devient indispensable.

Partout, les conservatismes en effet sont à l’œuvre, comme si un idéal du repli rétro pouvait permettre d’affronter les périls. Faudra-t-il de grandes catastrophes pour balayer des manières de s’organiser et de penser absurdes ?

Arrêtons de se cramponner au niveau « moyen » : les nations

Cela fait des années que j’explique nos réalités stratifiées. Nous vivons l’ubiquité partout : ici avec un univers mental occupé de tout ce que nous recevons par écran interposé. Donc, sauf à de rares endroits, le localisme autarcique a cessé. De plus, ce localisme subit les dérèglements climatiques, les pollutions, le consumérisme ou les conflits qui bouleversent toutes les manières de vivre.

Je suis sidéré de pays comme la France s’agrippant à l’illusion d’un centralisme étatique alors que le local est vidé de ses pouvoirs et que le planétaire n’est pas structuré durablement. Un fait divers et il faut que le président de la République intervienne. C’est ridicule et inopérant.

J’ai écrit sur la nécessité de faire de l’histoire stratifiée. Quand comprendrons-nous qu’il faut décider de façon stratifiée : à chaque niveau (local, régional, étatique, continental, planétaire) ses compétences et ses mécanismes de représentation politique ? Plutôt que d’en appeler sans cesse aux nations, niveau « moyen » contraint, le retour au local et l’organisation du global (dans un local-globalisme indispensable) semble seul opérant.

Je vis ici (même arrivé depuis peu) et je m’intéresse à ce qui m’entoure, à mon directement visible sur lequel je puis agir. Je subis inévitablement l’ailleurs et nous pesons collectivement sur les différentes strates de décision.

Politiquement, il est temps de porter cette vision structurelle locale-globale en arrêtant de se bercer d’illusions à l’écart des réalités. Et ce n’est pas –souvenons-nous des accusations jadis contre les « apatrides »-- un défaut d’attachement, mais un cumul d’attachements (locaux, nationaux, communautaires, terrestres…) Oui, je me sens Français --mais pas seulement.

Arrêtons de considérer les individus dans un marquage identitaire

L’autre aberration des manières de se comporter aujourd’hui, au-delà de cette crispation nationale (fruit juste d’une petite partie de l’Histoire), réside dans l’assignation identitaire. Elle est insupportable. Mon premier roman dans les années 1970 s’intitulait Défaut d’identité (première partie de la trilogie Humain planétaire). Nous vivons partout cependant avec des identités imbriquées. Certes, des traditions locales et d’autres venues d’ailleurs, des religions ou des idéologies ou des goûts ou des orientations sexuelles nous marquent. Mais un des effets de l’ère industrielle des médias de masse apparus au milieu du XIXe siècle avec l’ère du papier et culminant aujourd’hui dans un tout-écran devenant tout-virtuel, réside dans le fait de morceler les goûts et les convictions évolutifs.

Donc pourquoi vouloir des raidissements claniques et communautaires ou genrés ? Pourquoi classer par prétendue couleur de peau (je ne suis pas blanc, comme les Africains ne sont pas noirs et les Asiatiques pas jaunes) ou aspect physique ou profession ? Pour l’illusion d’un repli dogmatique rassurant de groupe qui évite de choisir individuellement ?

Cela risque d’être balayé au rythme de nos bouleversements sociaux et environnementaux. Seule une philosophie de la relativité (et pas du relativisme) permet la conjonction évolutive des attachements : Homo Relativus. Songeons par exemple que --parce qu'il y a un retour fort des croyances-- toutes les religions sont des constructions humaines qui ont une naissance et une histoire et des évolutions.

Alors, de même que la démarche scientifique suppose l’aspect expérimental et critique dans le mouvement, la diversité d’attitudes et de modes de vie (la culturodiversité) est à défendre dans un choix rétro-futuro : ce qu’on veut conserver ou rétablir et là où on veut innover. Ce choix rétro-futuro devient essentiel pour préserver les façons de s’organiser et de s’exprimer dans une solidarité collective vitale, ici et partout. Les grands défis du technicisme et du commerce au nom du « progrès » (notion à interroger en tous points) relèvent de ce choix nécessaire : tester, accepter, refuser, rechercher autre chose, opter pour des « régrès » (selon l’expression d’Elisée Reclus) dans des solutions locales et globales.

Je suis un singulier-pluriel qui change et agit avec une pensée nécessairement généraliste-spécialiste. Bref, ne me définissez pas. Et vivons face aux défis d’ici et d’ailleurs.

Pour une pensée locale-globale terriste

Pour conclure, il est temps de modifier le regard des humains sur leurs comportements et leurs organisations. Vivons à la bonne échelle, celle du directement visible et de l’indirectement visible. Notre seul intérêt est le parti de l’environnement dans lequel nous vivons sur cette planète unique (notre « natrie »). Un exemple, j'écrivais dans le journal Le Monde du 14 mai 2023 : " Il serait temps de rassembler les initiatives en créant un Groupement international d’études des pollutions (GIEP), qui devrait s’inspirer de la structure collaborative mise en place avec succès par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC)." L'idée chemine (sans me citer d'ailleurs, comme toujours à notre époque de piratage généralisé).

Alors, plutôt que d’être juste des Terriennes et des Terriens, devenons terristes, défenseuses et défenseurs d’une biosphère exceptionnelle que la prolifération humaine avec des actions criminelles (des pollutions aux guerres, qui sont toujours des guerres civiles) détruit et modifie.

Cela m’engage moi dans mes choix. Cela nous engage collectivement, nous humains qui devons enfin nous occuper généralement du général, plutôt que de subir au jour-le-jour les conséquences directes et indirectes du n’importe quoi criminel de nos actes non décidés.